L'Elan Historique...

Didier Gadou : Joueur de la décennie de l'Elan... 1991-2001 : 10 ans à Pau...
Il a été fêté comme il se doit lors de la soirée anniversaire au Zénith de Pau le 10/01/2001.

Didier
Gadou

Né le 28/09/1965 à Vieux Boucau
Père de deux enfants Anaïs et Alexandre.

Nationalité : France
Taille : 2m03
Poste :
Ailier
Saisons au club : 1
9ème
Sélection : Int.A
- 76 sélections

Titulaire du BE 1 depuis cette année. Il adore ses enfants et ses plages landaises. Amateur de cinéma et de tranquillité.

- Il arrive de Vieux-Boucau où il joue en promotion départementale à l'Elan Béarnais.
- Champion de France UNSS avec le lycée d'Orthez à Toulon.
- Dispute son premier match en Pro A le 20 février 83 contre Mulhouse.
- Il signe ses 2 premiers points en équipe pro. 84:

- Disputera contre Ostande le 8 février prochain son 800ème match officiel avec l'Elan. Ce sera son 207ème match européen. - Il est avec plus de 5900 points marqués le troisième top scoreur de l'histoire du club derrière Paul Henderson et Howard Carter qu'il devrait avoir dépassé en fin de saison.
- Ses records 29 points contre Le Mans le 23 novembre 91 (Championnat de France). 27 points le 1 octobre 91 à Cluj (Coupe d''Europe).
- 76 fois international A.
- Dispute sa 19 ème sasion professionnelle sous les couleurs de l'Elan.

- Joueur le plus à 3-pts en 2001.


PALMARES

Vainqueur de la coupe Korac à Coubertin 1984.
Champion de France espoir avec ses deux frères Thierry et Alain...
Champion de France Pro A : 1986, 1987, 1992, 1996, 1998, 1999, 2001.
Vainqueur du Tournoi des As : 1991, 1992, 1993.
Vainuqueur de la Coupe de France 2002.

Il est en 1987 élu meilleur espoir national.


BIO


L'Elan et le CSP...
Didier Gadou et Richard Dacoury...
Vous avez dit Duels...?


Didier Gadou et Conrad McRae...


Il a gagné tout ce que l'Elan a gagné disent avec élégance et respect les guide européens du basket les mieux équipés en archives. Ce qui n'est pas tout à fait exact, si l'on considère que le premier trophée national de l'Elan Béarnais (le titre de champion de France de nationale 2 en 75) appartient bel et bien au palmares du club, et l'on ne voit pas à quel titre il en serait exclu. Didier Gadou n'était pas à l'Elan en 1975. Du haut de ses 10 printemps tout juste, il taquinait davantage encore la petite balle de la pelote basque dans la cour de récré de l'école du Vieux Boucau que la grosse du basket. Même si M. Dariné, son instituteur, n'avait pas mis longtemps à initier l'aîné des trois frères aux subtilités d'un jeu dont on su très vite qu'il lui allait comme un gant.... Didier Gadou donc, ne possède pas le même palmarès que son club. Mais il ne lui manque que cette couronne. Pour le reste, ne cherchez pas, il était des 14 finales disputée par l'Elan, donc des 10 remportées, ce qui suffit bien sûr à coller l'image de l'actuel capitaine sur le palmares du club. Six titres nationaux, trois trophées des As, une coupe Korac, le parcours du landais est exceptionnel! Mais il n'est pourtant pas le parfait reflet de l'ensemble de son oeuvre. Non, c'est sans doute à travers les 19 ans de fidélité au même maillot, au même terroir, sa même passion pour son club et ses Landes natales qu'il faut mesurer l'impact de Didier Gadou. Car si un palmares dit assez l'étoffe du sportif , il ne décripte pas entièrement la dimension du personnage. Et celle de Didier Gadou est plus large que sa carte de visite. Reçoit-on à l'échelon national le trophée du fair play que l'académie des sports lui remit au siège du CIO sans avoir fait de la loyauté sa règle de vie? Est-on élu par les lecteurs et le grand jury de la République des Pyrénées second sportif du siècle béarnais (derrière l'autre monument local Gilbert Duclos-Lassalle) sans avoir marqué l'histoire de sa personnalité?

Peut-on prétendre au titre de joueur de la décennie, lorsque l'Elan fête ses 10 années de vie paloise, sans avoir conquis le coeur des supporters conviés à l'élection? Quand on sait ce que le Béarn a donné comme grands champions au sport national, quand on regarde le nombre de talents passés par l'Elan Béarnais durant cette même décennie, la conclusion s'impose: Le champion Didier Gadou, n'est qu'une partie du personnage, peut-être même la seule face visible de l'iceberg , quand l'autre face serait plus imposante encore, avec toute la dimension de l'homme. Et c'est en compilant son palmares de champion et son image auprès des foules que la grandeur d'âme de Didier Gadou apparaît, pleine de tranquillité, de sagesse, de lucidité, de fidélité et de loyauté. Dans cette conquête d'un bonheur total, un mot qu'il préfère cent fois à la gloire, le temps fut le plus sûr allié de Didier Gadou. Lui qui fit sienne très vite la devise selon laquelle il fallait sur le métier cent fois remettre l'ouvrage. Car notre landais n'était pas un surdoué du basket loin s'en faut. Il avait certes les qualités de taille qui très vite en firent un sélectionné landais puis aquitain pour toutes compétitions et stages régionaux des gens de son âge, mais l'apprentissage du haut niveau constituait bien entendu une autre affaire.


Le trio landais à Versailles

Elle se fit dans le giron de l'école Orthézienne, entendu que Pierre Seillant n'allait pas laisser filer à Tours un des fils de la région lui qui en faisait ses chevaux de de bataille. Très vite le jeune landais apprit à jouer la partition qui lui convenait le mieux, celle qui s'adaptait à merveille à sa froide lucidité, son sens de l'analyse. Alors plus vite que prévu il devint dans le système de Georges Fisher, l'homme qui venait au secours des situations difficiles. A défaut d'un basketteur dévastateur, sorte de showman qu'il ne saurait être, le coach l'appela dès sa première saison, à mettre en application les leçons de la semaine. Il devenait ainsi le relais de l'entraîneur, le mécano actif d'une équipe qu'il rappelait à l'ordre et à la méthode. Des qualités qu'il cultiva tant et si bien qu'il se fit vite le champion des choses que les stats ne notent jamais ou presque. L'Elan, au fil des ans, en fit son guide, son maître à jouer, son chien de garde attitré. Ce qu'il continue d'être tant il est vrai que son enthousiasme est resté intact et que, plus les ans passent et plus le respect subsiste. Il sut certes se hisser à la hauteur des joueurs de gros impact, et montra qu'il était aussi capable de marquer des points. Sans doute sa grave blessure au genou lors de l'hiver 93 le faucha t-elle en pleine ascension, mais il revint à force de sacrifices comme seuls savent en faire les durs au mal. Mais peu importe la destinée de Didier Gadou était ailleurs, dans la lignée de ses illustres prédécesseurs qui firent l'histoire de l'Elan. Homme de classe, champion toute catégorie, Didier Gadou est plus simplement un exemple.

Souvenirs souvenirs...

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Page créée le 22/02/2001 (Gérard Bouscarel, Jean Bernard Betbeder et Christian Gout).