Elan - SPO Rouen 75-52

Palais des Sports, 4400 spectateurs


Photos SUD OUEST


19 pts - 18 rbds - 3C - 3Pd - 1Int. - 0 BP ... 41 d'évaluation pour TJ Lux!




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Compte-rendu

Dire que ce fut une partie de plaisir n’est pas le mot… Dire que ce fut tiré par les cheveux non plus…
Non simplement l’Elan a-t-il eu besoin de 20 minutes pour se retrouver, collectivement , solidairement et pour tout dire défensivement. Non pas qu’il ait été moins généreux avec les Rouennais en seconde période qu’en première (26 points également concédés chaque fois), simplement ont-ils cessé de jouer au chat et à la souris avec leur rival après la pause, une fois qu’il eut été établi que Rouen était venu bien décidé a vendre chèrement sa peau. Et si pour l’Elan les choses démarraient en bon ordre avec un douzaine de points vite mis au chaud (27-15), c’était en raison de la terrible (déjà) activité de Lux (25 d’évaluation à la pause) et d’une adresse qui fasse à la zone faisait son office. Mais Rouen n’était pas décidé à se rendre au premier trou d’air et sa zone plus haute, voire sa press, compliquèrent un tantinet les choses à des béarnais soudain en panne de solutions et en manque de lucidité. Un 9-0 doucha même les béarnais dont l’attaque se contenta de 3 petits points en plus de 5 minutes. De 27-15 on en vint donc à 27-26 et presque tout heureux de rallier la pause en tête (30-26)…
Le passage au vestiaires eut des vertus dont on se rendit compte très vite, Artur Drozdov, y allant de 6 points de rang et Rupert donnait l’avantage maxi (38-26) tout de suite après avoir asséné l’un de ses 4 contres de la soirée (38-26).
Surtout la défense béarnaise était de nouveau inviolable, et elle procura de bons ballons pour autant de paniers faciles. Lux au rebond et à la finition se régala ainsi au point de s’en aller boucler le match avec un 41 d’évaluation record, avec 19 points, et 18 rebonds à la clé. Un 16-2 sanctionna cette montée en puissance d’une équipe qui n’avait concédé que 2 points en 7 minutes tandis que Cooper et Harrison étaient bien au chaud sur le banc…46-28, puis 50-32, l’Elan ne craignait plus grand-chose de son challenger qui revint s’appuyer sur une défense de zone pour limiter les dégâts… Mais l’Elan appuyait encore un petit coup sur la pédale d’accélérateur et la barre des 20 points était franchie très vite dans le quatrième quart (61-40)
Sales en profitait pour refaire un passage, mais il faut aussi bref que le premier tant son épaule était encore douloureuse… Lux revint terminer son festival, dans un match ou la question posée consistait à savoir à combien de points Rouen resterait scotché… La barre fut fixée à 52 unités, grâce à l’activité de Stevenson soit le record de la saison pour l’Elan au Palais, un palais dans lequel Didier Gadou venait de coacher son centième match à la tête de l’Elan, un centième couronné d’un première place, celle qui fera, officiellement lundi, de lui le coach des étoiles à l’occasion du prochain All Star Game…

 

Déclarations

Didier Gadou : « On a gagné, contre un bonne équipe de Rouen qui avait bien préparé son match et qui connaissait la difficulté de récupérer de jouer 48 heures après un match d’Euroligue. Donc on est content.
Nous on ne mésestimait pas l’adversaire mais dans nos plages actuelles de travail il nous paraissait important de pouvoir leur donner un jour où il n’ait pas à penser basket…
Notre manque de lucidité nous vaut une entame de match difficile mais on se retrouve ensuite sur nos valeurs défensives. Les garçons se battent, se donnent à fond, s’ils se trompent c’est par manque de lucidité et la fatigue peut l’expliquer. Les gens sont exigeants avec nous, mais on est premiers encore ce soir. Il nous reste un match au Havre avant de finir l’année, on donnera encore le maximum sachant la difficulté à enchaîner le championnat derrière l’Euroligue. »

Thierry Rupert : « C’est clair qu’on a eu du mal à s’y mettre. Mais le résultat est là et les victoires vont commencer à compter. Dès qu’on a tenu défensivement il n’y a pas eu de problèmes. »

Souarata Cissé : Il a été difficile de retrouver le rythme. A la mi-temps on a fait notre auto-critique et le coach a recadré les choses. On a relevé la tête et on a bien fini. »

Fred Fauthoux : « L’important c’est le planchot…Ce n’est sans doute pas notre meilleur match mais défensivement la baraque a tenu. 48 heures après un gros match être capable de se retrouver de la sorte, ce n’est pas mal. Et puis on est premier… »

TJ Lux : « On a pris 10 points d’avance très vite… Aprsè on s’est relâché pensant que ce serait facile. On peut trouver plein d’excuse, le match d’il y a deux jours, le voyage mais l’important c’était de se retrouver offensivement et défensivement . C’est ce qu’on a fait. C’est aussi la marque des bonnes équipes que de savoir jouer dur et c’est ce qu’il faut qu’on continue à faire. »



(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2004/2005)