Venu quelques heures à Pau afin de se soumettre à la traditionnelle visite médicale, Vitalis Chikoko, la 2ème recrue XXL de l'Elan Béarnais lors de ce mercato estival, a accepté de revenir sur ce transfert que personne n'imaginait possible il y a encore quelques semaines.

 

Quel regard portes-tu sur ton parcours avec les Metropolitans et comment ton arrivée s'est-elle dessinée ?

J'ai vécu deux saisons très différentes. D'abord en ce qui concerne le temps de jeu. J'ai pu m'exprimer la première saison, j'avais plus de responsabilités et le coach Fred Fauthoux a su exploiter mes qualités au service de l'équipe. C'était fantastique mais ensuite, cela ne s'est pas du tout passé comme cela la saison écoulée. Le nouveau coach, Jurij Zdovc, n'a pas cru autant en moi et je pense que pour jouer, il faut évoluer de manière libérée sur le terrain et ce n'était pas mon cas. J'était en permanence sous pression, à me demander si la décision prise était la bonne, bref, cela fut vraiment dur. J'ai beaucoup discuté tout au long de la saison avec ma femme. Elle n'était pas bien car elle voyait que je vivais plutôt mal cette situation. Quand Dominique (Loueilh) m'a appelé, je n'ai pas hésité longtemps car je savais que c'était la bonne décision. Pau, c'est le premier endroit que j'ai connu en arrivant en France et j'ai le sentiment de revenir à la maison. Tout le monde au club m'a toujours considéré ici comme un membre de la famille.

Que gardes-tu en mémoire de tes trois premières années paloises ?

J'ai énormément de bons souvenirs. D'abord avec de supers coéquipiers comme Yannick (Bokolo), Alain (Koffi), Jean-Michel (Mipoka), Taqwa (Pinero), JK (Edwards), Elie (Okobo) et DJ (Cooper). J'ai vécu trois belles saisons et puis comme on gagnait beaucoup de matches, tout était plus facile forcément. Tout le monde était heureux. J'aime aussi l'environnement. La ville est calme et je sais que pour ma famille (Vitalis est papa d'un petit garçon depuis 3 mois) c'est parfait. Comme j'aime aussi la cuisine du Sud-Ouest, tout va bien ! (rires). 

Lorsque tu es arrivé du Bayern de Munich en 2016, c'était déjà Eric Bartecheky aux commandes de l'équipe. Sa présence a-t-elle compté à l'heure de ton choix ?

Bien sûr que la présence de coach Eric a pesé dans ma décision finale. Il me connait et c'est très important. Je sais maintenant à quel point cela peut être difficile lorsqu'un entraîneur ne t'apprécie pas. Lui sait déjà comment m'utiliser pour servir le plus l'équipe, me rendre meilleur et rendre meilleur mes coéquipiers autour de moi.

 chikokoitw1Vitalis Chikoko retrouve le Béarn avec un immense plaisir ! 

Quels sont tes objectifs à l'heure de ce come-back ? 

J'espère gagner le plus possible, tout simplement. Je sais que les dirigeants, le staff auront leurs propres objectifs mais personnellement, je pense qu'avec l'équipe qu'on aura, on peut viser le top 3. Pour cela, il faut que tout le monde travaille dur, je vais personnellement travailler dur tous les jours, essayer de m'améliorer et rendre mes coéquipiers meilleurs. Je connais déjà Hamady (Ndiaye) et ce fut physique à chaque fois que nous nous sommes affrontés ! C'est parfait pour nos futurs entraînements, cela nous permettra de progresser. Je me sens prêt à prendre mes responsabilités, j'ai gagné en expérience avec ce que j'ai vécu à Levallois. Il faut avoir de l'ambition, toujours essayer d'être le meilleur. Je vise toujours le titre de MVP. C'est ma façon de voir les choses. Cela ne marche pas toujours mais si tu as fait tout ce que tu pouvais pour y arriver, tu n'as pas de regrets à avoir. 

chikokoitw2Les supporters palois vont retrouver leur Big Man dès le 02 octobre prochain à l'occasion du match d'ouverture de la saison face à la JL Bourg