L'Elan aura tenu une mi-temps ou presque. A la suite d'une entame pleine d'envie et d'audace, à l'image de ces deux tirs primés rapides signés Chris Dowe et Elie Okobo (8-0, 2e), les Palois s'installent en tête et jouent les yeux dans les yeux avec Strasbourg, en faisant fi de l'absence d'Alain Koffi, touché à l'épaule jeudi dernier. Le jeu intérieur, c'est justement l'un des nombreux points forts des Sigmen, qui s'appuient d'entrée sur Bilan et Labeyrie, auteurs de 12 des 15 premiers points des visiteurs, lesquels restent au contact (19-15, 6e). Randolph fait même passer devant la SIG en fin de quart (24-25, 10e) mais les hommes de Laurent Vila jouent crânement leurs chances. Le deuxième quart est enlevé avec deux équipes affichant une très belle adresse : de Kyan Anderson sur interception à Taqwa Pinero à 3 points en passant par Vitalis Chikoko dans la peinture, tous les V&B sont concernés. Le pivot zimbabwéen, forcément plus sollicité que d'habitude, est d'une efficacité redoutable  (16 pts pour lui à la pause). C'est lui qui égalise à 40 partout à la 18ème minute de jeu. Malheureusement, à l'aide des triplés de Logan puis au buzzer de Leloup, les visiteurs signent un 8-0 en conclusion de ce 1er acte (42-50).

resumsig1
13 pts et 8 pds pour Elie Okobo mais le jeune Palois a subi la pression intense de Zack Wright et des Sigmen tout le match ©Eric Traversié

La profondeur du banc des Alsaciens doublée de leur puissance vont rapidement user des Palois pourtant volontaires. Sous pression constante, les Palois sont étouffés et enchaînent les balles perdues. Irrémédiablement, implacablement, l'écart enfle à compter de la 25ème minute de jeu : de - 8 (49-57, 25e) à - 15 (49-64, 27e) puis - 22 (51-73, 29e). Intenses en défense, les Alsaciens sont dans le bon tempo en attaque à l'image d'Inglis qui y va de son shoot à 3 points en fin de période. Ce 16-2 infligé par les hommes de Vincent Collet n'est guère atténué par un ultime triplé de Ken Horton (54-73, 30e). Le dernier quart va s'avérer être une formalité pour les vainqueurs de la Coupe de France 2018 et ce malgré les deux missiles signés Chris Dowe et Taqwa Pinero pour un ultime rapproché des Palois (60-73, 31e). Dominés au rebond (18 prises à 30), les Palois ne parviendront plus à inquiéter des Strasbourgeois en balade (63-91, 36e), Vincent Collet préservant même son riche effectif avec pas un joueur à plus de 23 minutes de jeu. L'Elan s'incline lourdement au final (76-103) mais difficile d'avoir des regrets tant la marche était trop haute ce dimanche. Sur la semaine, le match à la portée des Palois était bien celui disputé à Cholet 5 jours plus tôt, malheureusement avec le résultat que l'on connaît.