Madame, Monsieur,

L’une des traditions, chez nous, est de clore l’année de la plus belle des façons, dans la joie et la gaieté, sous les flonflons et la bonne humeur, en oubliant, pour un soir, que ce qui a précédé ne fut peut-être pas tout à fait rose bonbon… Nous avons, nous Elan Béarnais, magnifiquement respecté cette tradition en achevant l’exercice 2018 non seulement par un succès probant contre Nanterre mais surtout dans un Palais des sports plein de ses presque 8000 spectateurs, un Palais des sports aux anges et chantant comme aux plus beaux jours…

Les plus anciens d’entre vous se seront très certainement projetés en arrière en retrouvant ce frisson, cette émotion qui nous étreignait alors,  les moins anciens auront eu l’opportunité de vérifier combien le tourbillon de la fête est un chemin vers le simple bonheur. Et vous tous réunis aurez trouvé une raison supplémentaire d’aimer l’Elan, cet Elan.

On ne pouvait rien espérer de mieux que ce somptueux baisser de rideau sur l’année. Et s’il est bien entendu beaucoup trop tôt pour tirer de quelconques enseignements, la trêve, dite des confiseurs, nous permettait tout de même de vous associer à notre fierté  du parcours réalisé jusque là, notre fierté de retrouver l’Elan haut perché dans la hiérarchie, là où il avait l’habitude de séjourner.

Il était donc tout naturel de partager avec vous ces doux moments puisque vous en êtes également d’actifs et indispensables architectes.

Nous sommes donc ravis de ce statut de dauphins dont nous nous sommes parés, ravis mais pas dupes. Il reste 19 matches de championnat à disputer et ce sera long, d’autant plus que nous aurons un rang à défendre, que nous serons guettés et attendus. Pas plus tard que contre Fos sur mer, le 12 janvier prochain, ce peut-être le match piège par excellence si jamais nous faisions preuve d’insolence ou de suffisance. Je l’ai dit aux joueurs, comme je leur ai dit que Limoges approchait à grand pas et que ce match là, n’était pas un match comme les autres, mais bien LE match à gagner. Ce faisant, l’équipe poserait sans doute les jalons d’une nouvelle grande soirée au Palais pour la venue de Strasbourg. Un autre Palais plein ? Pourquoi pas !  Elle serait aussi sur la route de Disneyland pour aller au pays de Mickey valider son excellent parcours. Et puis comme elle nous aurait mis l’eau à la bouche  on pourrait reparler de play-off et qui sait y figurer dignement.

Nous savons tous que le sport est tout sauf une science exacte, ce qui en fait son charme, qu’il n’accepte aucun relâchement, aucune fantaisie, aucun caprice. Que la blessure peut à tout moment venir rompre le plus bel équilibre collectif. Alors oui, nous sommes ravis, gonflés d’espoir mais avant tout nous sommes conscients que rien n’est gagné. Qu’il nous faudra rester imprégnés d’humilité, la première des sagesses, rester ancrés aux vertus du travail, la première des obligations ; qu’il nous faudra persévérer sans cesse, ne pas perdre de notre cohérence en un mot suivre le sillon qui nous a guidés jusque là.

Voilà au seuil de la nouvelle année ce que j’avais envie de venir vous dire au nom de toutes les structures du club. Que j’avais envie, surtout, de partager avec vous puisque je vous le redis  c’est aussi avec vous, grâce à vous, que tout cela est possible. C’est là un constat tout simplement.

Dans ce contexte, les vœux que je viens vous présenter au seuil de cette année seront les plus simples et les plus cordiaux possibles. Que 2019 soit pour nous tous supporters et amoureux de l’Elan, la confirmation des promesses entrevues fin 2018 et puis que les sourires sportifs glissent aussi largement sur votre univers familial et professionnel. C’est en vous souhaitant les plus belles réussites que nous sommes heureux de vous dire : excellente année.

Le Président

Didier Rey

voeuxdr1Didier Rey lors de la soirée des voeux des Peones le 07 janvier 2019