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BIO

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ORLANDO
PHILLIPPS: MAINS D'OR
Jusque
là , l'Elan promu en première division depuis 73 avait opéré
deux changements de joueurs étrangers : Knuckles (pour Carter)
et Scheffler (pour Rowson)
Un record de stabilité que la
saison 89-90 allait mettre à mal puisque cinq joueurs d'outre atlantique
allaient se succéder jusqu'à la veille du dernier match
de la saison régulière
C'est le dernier des cinq qui allait être le bon : Orlando Philipps,
au point qu'il resta les trois exercices suivants
Ce pivot là
avait des mains en or.
L'Elan n'a plus
qu'un match, contre Reims, pour accrocher le dernier carré du championnat
qui sera également celui du tournoi des As. Nous sommes le dernier
jour de mars 90, et il n'en finit toujours pas de raccomoder son effectif,
l'un des plus chamboulé de toute son histoire
.
La dernière des frasques américaines de cette "cruelle
saison" (dixit le président) est signée José
Waïtman, le pivot, porté déserteur une semaine, ce
qui lui vaut d'être, illico presto, renvoyé dans ses foyers.
Ce n'est qu'un épisode supplémentaire du long feuilleton
qui vaut à l'Elan de faire l'actualité plus souvent qu'à
son tour...
En fait, cette saison qui marque la fin du règne de Fisher et l'avènement
du tandem Bialé-Grant, cette saison que Pierre Seillant avait,
pourtant, souhaité sereine pour préparer l'arrivée
à Pau, un an plus tard, s'est mal engagée avec la rupture
à répétition d'Howard Carter. Son remplaçant,
Jamie Waller joue l'Arlésienne en différant à plusieurs
reprises son arrivée, sous pretexte d'un genou pas totalement remis
. C'est un vrai miracle que de pouvoir pêcher à Paris, le
soir même où il s'apprêtait à redécoller
pour les USA, Mickael Born, jeune meneur universitaire en tournée
avec son équipe corpo... Le blond yankee, désorienté,
effarouché, signera dans la nuit précedent la date limite
des qualifications un contrat de trois semaines... L'anecdote retient
qu'il se fit tant apprécier de la Moutète, qu'il la quitta
sous un tonnerre d'applaudissements et une foule de fans....
VALSE DES AMERICAINS
Le jour où,
l'Elan immortalise devant les photographes son effectif officiel sur le
site, où les travaux du palais des sports vont bientôt débuter,
Waller se fait toujours attendre. Quand, il arrive enfin, il souffle le
chaud et le froid. Tantôt brillantissime, tantôt transparent
et constamment fantasque. Pierre Seillant menace même de ne pas
faire jouer son tandem américian contre Limoges qui débarque
en Béarn auréolé de 23 succès en autant de
rencontres. La réponse du tandem US est cinglante le CSP est laminé
115-101, subissant son seul revers de la saison régulière
en Béarn... Mais le calme n'est qu'apparent et la tempête
menace: Waller est quand même coupé pour fautes à
répétition. Las, son successeur, Steve Lingenfelter , un
pivot maouss-costaud ne résiste que trois matches à la critique.
Il est complètement hors de forme et dépassé par
les évènements. Nouveau changement ! Après un arrière
puis un pivot c'est un ailier qui arrive, Léo Rautins, le premier
canadien du club. Shooteur très longue portée, il apporte
la stabilité nécessaire, enfin, mais c'est du côté
de Waïtman que les choses se gâtent. Il souffre dit-il. Il
n'a rien répond la médecine. Il a peur de "mourir loin
de chez lui" persiste-t-il.... Exit Waïtman
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PHILIPPS PAR
DEFAUT
Bref l'Elan tangue,
même s'il reste dans le coup mathématiquement... Encore lui
faut-il battre Reims pour la clôture...
Avec qui à la place de Waïtman? La dernière nouveauté
s'appelle Orlando Philipps, elle arrive de CBA, qui reste à l'époque
le réservoir privilégié de l'Europe.
Pierre Seillant a bien tenté un gros coup en appelant son ami Rubio,
le président de Saragosse, qui vient de mettre à l'essai,
sans le confirmer, Pat Cumings et ses onze ans de NBA, mais il est lui
aussi sur les rotules...
Ce sera donc Orlando Philipps presque par défaut... Et avec méfiance
compte tenu des antécédents...
Pourtant, s'il a mis le temps et plus encore, l'Elan vient de faire une
excellente pioche....
L'Elan ne fait que sauver les meubles sans doute, en arrachant l'Europe
face à St Quentin
en barrage après avoir subi les
affres d'une élimination en quart de finale du play-off (la seule
aujourd'hui encore), chez lui contre Mulhouse, mais il mesure combien
avec ce Phillipps là , les choses auraient sans doute changé
Le nième US de la collection brille en effet moins de 24 heures
après avoir posé ses valises chez Moulia, et signe 19 points
lors de son entrée lors du crucial Elan-Reims
19 points de
vrai pivot.
Suffisamment pour que l'Elan s'aligne sur les propositions qui lui reviennent
d'Espagne et prolonge d'une saison son court séjour au pays de
Gaston Phoebus
14 SUR 14
Orlando Philipps
n'est effectivement pas un nouveau sur le circuit européen. Il
y a fait ses déuts en 84 sous les couleurs de Caja Madrid, puis
il a passé deux saisons à Istanbul, avant de revenir outre
Pyrénées , à Valence. C'est à Rockford, en
CBA, là où comme beaucoup, il espèrait un strapontin
NBA que l'Elan le débauche.
En réalité s'il a échappé au " premier
marché " des grands, c'est qu'il s'agit d' un pivot court
sur pattes. 2m 01 le brave Orlando
Sans quoi, ses 22,6 points et 11,2 rebonds de moyenne à 57% de
réussite en CBA lui auraient valu d'autres convoitises
Déjà
au sortir de sa fac de Pepperdine (magnifique campus californien à
deux pas de Malibu), en 83, il avait fait hésiter le pros, puisque
les Lakers mirent une piecette sur son dossard : numéro 69 de la
draft, ce qui ne lui laissait pas grand espoir
mais qui soulignait
quelques qualités
Gros pectoraux, cou de taureau, bassin large , sens du placement malin
, et puissance garantie au ras du sol : voilà le pivot qui apparut
en Béarn. Ce qu'il restait à découvrir, c'était
ses mains, des mains en or capables de mettre plus deux tirs sur trois
! Un métronome quoi. Avec des séquences à affoler
les compteurs, puisque'il figure encore dans les anales de la ligue nationale
: 14 paniers pour 14 tirs le 10 mars 90 à Pau contre Roanne. Une
équipe de Roanne qui lui réussissait fort bien au demeurant
puisqu'à l'aller il avait déjà signé un 13
sur 14 du meilleur cru
. Et quand on évoquait avec lui cette
fiabilité, il rappelait modestement que son record restrait un
17 sur 17 avec Pepperdine , en NCAA, contre le Houston d'un certain Olajuwon,
peu facile à contourner pourtant
LE TITRE A
PAU
Mais Philipps
ou pas, l'Elan semblait marquer par la poisse en cette période
de grands changements stratégiques , puisque l'arrivée à
Pau approchait à grands pas. Sa luxation accromio-claviculaire
dès le premier match de la reprise 90-91, contre Dijon plaçait
l'Elan dans l'embarras à trois jours d'aller à Ostende pour
les préliminaires de la Korac. Scheffler revint à la hâte
en renfort, mais il n'était plus que l'ombre de lui-même
le grand Tom et c'est bien l'ombre de Philipps qui plana en Belgique où
l'Elan sombra corps et bien (-20) au point de disparaître dès
son entrée en lice ce qui n'était jamais jamais arrivé
depuis sa première qualification en 77 ! ! ! L'Elan arriverait
donc à Pau, en Janvier avec Philipps mais sans Europe
Qu'à
cela ne tienne l'Elan s'offrait son premier -des trois - tournoi des As
avec un Philipps impérial en finale (25 points), et une demi-finale
de coupe des coupes ratée pour 7 secondes à Gorizia face
à Ljubjlana.
Et l 'année d'après, la paire Jones-Philipps, que l'Elan
associa , termina la besogne avec ce premier titre national au palais
face à Limoges, un Limoges assassiné chez lui par un ultime
panier de
Philipps venu en embuscade sous le cercle quand toute
la défense s'était polarisée sur Jones. Le titre,
les As (deuxième), ce Philipps là avait contribué
à effacer les affres de l'exercice précédent
.
Toujours aussi régulier, toujours aussi précis.
Il prolongea naturellement son bail avec un Elan acceuillant Muresan (92-93)
mais son épaule ne résista point à la charge de Joe
Binion dans un combat européen de titan à Madrid face à
Estudiantes et elle ne le laissa plus jamais totalement en paix. Il ne
joua pas le moitié des matches de l'exercice, mais l'Elan s'offrait
un triplé aux As, une finale nationale et un quart de coupe des
champions face au PAOK de Cliff Levingston
. Quand Orlando Philipps,
très marqué aussi, cette année là, par l'accident
de voiture dont sa fille Ashley fut victime aux USA, quitta l'Elan pour
aller rejoindre son épouse qui venait de terminer son " académy
" pour intégrer la police New-Yorkaise, il laissait une feuille
de statsà 66% d'adresse. Orlando était bien un pivot aux
mains d'or
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