Papiers, stylos, appareils photos et caméras ont envahi les couloirs du Palais des Sports depuis lundi. Eternel baromètre de l'importance des évènements, la présence de nombreux journalistes témoigne de l'engouement que suscite cette finale Pro B 2010 entre deux des monstres sacrés du basket hexagonal.
Depuis jeudi soir, les hommes de Didier Dobbels sont tenus à l'écart de toute cette agitation et le dernier entraînement au Palais des Sports s'est déroulé à huis-clos en ce vendredi après-midi (15h30-17h30). Homme d'expérience, Didier Dobbels a démontré à maintes reprises cette saison qu'il savait maintenir son groupe concentré, particulièrement lorsque ses joueurs sont sollicités.
C'est un coach d'ailleurs visiblement détendu qui s'est présenté hier pour un dernier point avant Bercy, revenant sur la semaine de travail de son équipe : "Notre but était d'emmener tout le monde à Paris en pleine santé et nous avons travaillé sur un bon rythme depuis notre belle victorieuse face à Aix-Maurienne." A ce sujet, c'est un groupe fort de 14 joueurs qui s'envolera pour la capitale samedi à 11h depuis l'aéroport de Pau, Didier Dobbels ayant ainsi décidé de faire voyager tous ceux ayant foulé au moins une fois le parquet cette saison.
A la question de savoir s'il y aura opposition de style à Bercy, le coach n'est pas catégorique : "Certes notre jeu est peut-être plus axé sur la rapidité que nos adversaires, mais à l'image d'Alhaji Mohammed, ils savent aussi courir. Kevin Braswell peut pousser la balle quand il a envie. Cela reste quand même un joueur qui préfère shooter que driver." Pour le technicien palois, c'est surtout Fred Weiss qui a changé le visage du CSP : "Peut être plus par le mental d'ailleurs que par le jeu car il n'a pas passé énormément de temps sur le terrain. Cela reste un joueur à part qui sait maintenant très bien utiliser ses 220 centimètres. Selon moi, il a remis le jeu de Limoges en place." Pour Didier Dobbels, la finale sera avant tout un combat stratégique à gagner : "On ne va pas révolutionner notre jeu sur ce dernier match mais on s'est tout de même appliqué à caler des choses cette semaine. Ce qu'il faut, c'est s'adapter avant tout. S'adapter à la salle, à ces panneaux plus rigides qui engendrent des rebonds différents, au ballon ainsi qu' au public. Pour les deux équipes, l'environnement sera forcément un facteur clé."
La présence de Limoges en finale l'an passé semble donc représenter un certain avantage vis à vis de l'Elan. Si le coach ne le nie pas il rajoute aussitôt : " Un match, c'est quand même sur le terrain que ça se gagne et puis je dispose de joueurs d'expérience qui ont déjà vécu des moments forts. Il faudra être prêt mentalement."

Didier Dobbels donne ses consignes à son meneur US Teddy Gipson - © Colas Declercq
Concernant le cas Teddy Gipson (voir info précédente), l'entraîneur palois ne s'est pas montré inquiet, bien au contraire : "Loin de perturber le groupe, le problème de Teddy (qui sera bien au départ de Pau samedi) a resserré encore plus les joueurs. Il n'y a pas eu le moindre effet perturbant sur notre travail."
Concernant enfin l'affiche mythique que constitue chaque duel Elan - Limoges, le meilleur entraîneur de Pro B de la saison, qui connaît bien les deux clubs a tenu à préciser : "Voilà une opposition qui a fait vibrer les supporters pendant des années et qui les fera vibrer encore longtemps j'espère. Maintenant, on ne peut pas réduire le basket français à cela. Chaque club a son histoire. Le Mans en a une. Cholet peut aussi écrire une belle page de la sienne dimanche. Il faut respecter cela. Pau et Limoges vont retrouver la Pro A, quelle que soit l'issue de la finale mais l' élite du basket français a vécu sans Pau cette saison c'est pourquoi il est important de faire preuve d'humilité."

























