Elan - Paris 84-54
4100 spectateurs - Palais des Sports
Photos SUD OUEST
Comme quoi il ne faut jamais désespérer de rien
Cet Elan-Paris nétait effectivement pas destiné à
rentrer dans la légende et encore plus loin de nous valoir à la
sortie la 4ème évaluation collective de lElan cette saison
(120)
Les 20 premières minutes firent donc monter limpatience dans les
gradins. La faute aux deux équipes, celle de Paris, retranché
derrière une zone solide et jouant à un rythme quun escargot
aurait pu suivre
La stratégie marcha puisque et, cest ce
fut son mal, lElan piétina longtemps, souffrant même à
lintérieur où ni Wright, ni Mahinmi ne contenaient vraiment
Matheus et Joseph. Ce nétait donc pas la soirée dédiée
aux grandes envolées ,et le second quart fut même dramatique au
niveau de ladresse qui se solda par un 13-10, signe évident de
ce que lon défendait plus que lon attaquait, dun côté
comme de lautre. Si lElan avait retrouvé au repos un avantage
de 7 points (32-25) comparable à celui quil sétait
ménagé au départ (19-11), cest quun gamin de
18 ans, avait apporté à Gordon Herbert une première solution
a ses soucis
Ludovic Vaty, dont cétait le retour après
une blessure au pied, fut en effet lintérieur béarnais dont
la densité et la vertu au combat contrarièrent quelque peu les
intentions parisiennes dessous
Un 9-0 bâti sur deux balles volées,
avec chaque fois , le jeune intérieur dans le coup redonna donc quelques
couleurs aux béarnais qui en manquaient sacrément, la preuve Paris
sétait remis aux commandes à 21-24
Mais bon à 39% dadresse générale et 1 sur 9 pour
ce qui est des tentatives derrière larc, on ne pouvait pas demander
grand-chose de plus
Sinon un peu de spectacle supplémentaire, mais
cétait pour bientôt
A moins que les afficionados de
la défense en aient eu pour leur compte.
Car la mi-temps reprit par la première action de génie de cette
rencontre, sur une contre attaque, Miles envoyait Johnsen au halley-hoop
Sept points plus tard, lElan avait sérieusement douché les
ambitions parisiennes (45-28). On en était donc sur un 18-3 à
cheval sur les deux quarts temps
Et le meilleur nétait pas
encore servi, puisque lElan de passage aux vestiaires, y avait retrouvé
son adresse son allant sans y perdre une seul once de sa concentration défensive
Cest bien simple au terme du troisième quart les béarnais
avec un Aaron Miles, déchaîné, ou pour le moins sorti de
sa torpeur (14 points ), avaient inscrits autant de paniers que pour lensemble
des 20 premières minutes (12). Tout allait désormais bien trop
vite pour Paris qui laissait quelques plumes défensives aussi. LElan
se régala dès lors et sil laissa les parisiens dans les
zones de score du premier acte (13points), il était cette fois sur de
très belles bases offensives : 30 points, presquautant quauparavant,
encore.
Miles avait donc ouvert la voie, peut-être contrarié par la technique
que lui infligea M. Bissang. Tout le récital y passa, trois ponts, pénétrations
et même un dunk. Le palais avait retrouvé les siens et le score
nétait plus vraiment sa préoccupation puisquil enflait
régulièrement : 62-36 à la demi heure !
Restait à poser la cerise su le gâteau, ce que les gens venus du
banc sappliquèrent à faire avec un bonheur certain
Ferchaud et Fauthoux compilant un 6 sur 6 idéalement partagé avant
leur premier échec
Paris nexistait plus (73-40) dautant
moins que lElan restait défensivement concentré jusquà
la dernière seconde (84-54)
Si mal commencée, la soirée sachevait sur des bonheurs simples,
celui du palais fut de pouvoir applaudir lintégralité de
leffectif
Elan-Paris: réactions
Gordon Herbert : « Notre défense a été beaucoup
plus performante et nous a beaucoup aidé surtout lorsque nous avons été
en difficulté offensivement lors du second quart temps
Nous navons
jamais perdu notre concentration défensive et cest ce qui nous
a permis de retouver lattaque sans la forcer.
Cest toujours très agréable de voir 12 joueurs participer
au match et dapporter de bonnes choses, je pense à Ludovic Vaty
qui a tout de même joué deux matches ce soir, Fred Fauthoux, Thierry
Rupert. Tout le monde était prêt. »
Cédric Ferchaud : « Cest le genre de match qui doit nous servir On défend dur 40 minutes et si lattaque na pas toujours été à la hauteur, elle a fini par revenir. »
Fred Fauhoux : « Parsi était venu pour faire un match à la grec, en marchant et en gelant le ballon Il a donc fallu que lon réussisse à imposer notre rythme. Ce qui est bien cest que tout le monde sest investi et que ladresse a fini par faire exploser leur zone. Cest un succès mais le plus dur est encore devant nous. »
Thierry Rupert : « On ne défendait pas très bien ces temps ci Ce soir on a prouvé que lon avait la capacité pour le faire. En attaque il a eu du bon et du moins bon mais on saperçoit que le basket est tout de même plus facile quand on défend bien. »
Ludovic Vaty : « On a bien défendu et on a fini par empêcher
Paris de jouer comme il le souhaitait. On a souffert en première période
sur leur zone mais lattaque cest comme ça va ça vient
et dès que lon a retrouvé la flamme on na pas trop
fait de bêtises.. »