Elan - Besançon 81-71 (AP)

Palais des Sports 4100 spectateurs



Compte-rendu

Le meilleur est toujours pour la fin dit-on…L’Elan en a fait la parfaite démonstration en ce dimanche après midi, mais on doute qu’il est calculé son coup ! Car la fin…
Une grosse étourderie défensive, alors que Cédric Ferchaud semblait avoir enfin scellé le succès sur la ligne des lancers (61-58) et trois secondes et demi à jouer, envoya Béarnais et Bisontins en prolongations… En trois petites secondes, Besançon eut le temps de franchir sans encombres la ligne médiane et sitôt celle-ci passé, Bradford qui avait fait chauffer son poignet tout au long de ce dernier quart (13 de ses 18 points) arma le panier du bout du monde, la panier assassin qui lui valut l’hommage de tous les siens quand l’Elan revenait sur son banc la tête bien basse et le moral dans les chaussettes…
Ainsi ne se dénouait pas ce match qui n’avait jamais vraiment démarré et dont l’étroitesse du score au final (61-61) ne disait pas combien les deux formations avaient fait assaut de maladresse bien davantage que de rigueur défensive. Si l’on en était à 13-8 au bout de dix minutes c’est que l’heure des vendanges avait sonné sous le ciel du palais… Cinq sur 18 pour l’Elan , 3 sur 16 pour Besançon, la panne était générale et le courant ne revint pas pour autant après ce tour de chauffe puisque l’Elan repartait sur un bien pâle 1 sur 7… Besançon l’imitant, ce sont les béarnais qui, avec Wright, échappant à l’épidémie, se dégageaient (23-17) mais le tempo n’était pas vraiment folichon et si l’arrivée de Fred Fauthoux ravissait le Palais, Besançon ne cédait que 4 petits points au repos ( 25-21) et mieux valait ne pas se pencher sur les pourcentages de réussite des uns et des autres… Ils étaient strictement les mêmes : 27% pour un même nombre de gâchis 9 sur 33 ! A ce stade du match, seuls Wright et Jonhsen présentaient une évaluation supérieur à 10… Surtout pour leur activité et leur présence…
Cédric Ferchaud d’un trois point d’entrée rompit avec la monotonie de l’échec offensif et le garçon sembla même contaminer les siens dont la reprise fut sensiblement plus enlevée. Besançon accusa d’ailleurs le coup, Wright et Ferchaud poursuivant la série pour dégager les leurs (34-23, 37-25) et même 40-27 sur un triplé de Greer. Le temps des doutes n’était pas dissipé pour autant puisque Besançon retrouvait lui aussi la mire et deux triplés annulait les efforts de l’Elan (40-33) !
Si l’Elan virait avec une grosse dizaine d’avance (50-39), il le devait à un bon passage de Mahinmi (5 points) mais le feu couvait toujours à l’entame du dernier quart (56-50, 56-52) et l’incendie se déclarait même lorsque Bradford, bien discret jusque là (0 point au repos) retrouvait toute son ardeur pour une réussite qui rapprochait les siens à 57-55 et un peu plus de 4 minutes à courir…
Le final serait à l’image du match : crispant, surtout quand à 1 minute de la fin, Ford signait la première égalisation (58-58)… L’Elan eut alors une belle force de caractère, 59-58 sur un lancer de Miles mais surtout avec un gros rebond de Johnsen suite à l’échec de Forehan Kelly. Ce rebond au bout duquel Ferchaud signait les deux lancers de ce que l’on pensait être la délivrance…
Bradford ne l’entendait pas ainsi on le sait…
L’Elan avait donc gardé le meilleur pour la toute fin… En équipe avertie et secouée, elle réagit de la meilleure des façon pour retrouver une attaque ne même temps qu’une défense.
Derrière le panier de Forehan Kelly (61-63), les béarnais cinglèrent un 12-0 (73-63) du meilleur effet… C’est simple l’Elan devait scorer dans cette prolongation 20 points, soit presqu’autant qu’en première période… Pour n’en concéder que la moitié. Enfin l’attaque s’était mis au diapason de la défense…



Réactions...

Gordon Herbert : « Nous avons été très mauvais offensivement, heureusement que défensivement on s’est repris. On commence à vraiment sentir les effets de la fatigue mais en aucun cas ce ne peut-être une excuse, c’est notre chemin qui est tracé comme ça et on doit l’assumer. On ne peut pas dire qu’on n’ait pas combattu mais on a mal combattu dès lors qu’on ne rentre pas les shoots. Heureusement des garçons comme Cédric Ferchaud, en l’absence de CC Harrison, Ricardo Greer nous ont apporté des choses. Et puis on a retrouvé une très bonne défense durant la prolongation. »

Frédéric Fauthoux : « Comme on dit dans ces cas là l’important c’est la victoire mais nous sommes bien conscients qu’il manquait la manière, sauf dans la prolongation.. On connaît le problème lié à l’enchaînement des matches et des adversaires qui viennent en n’ayant strictement rien à perdre…Nous n’étions pas dedans et on loupe beaucoup de paniers…
Je préfère gagner en jouant mal que perdre en jouant bien mais je sais que les gesn qui viennet nous voir veulent les deux… »

Cédric Ferchaud : « On ne retiendra que le succès… On a pratiqué du beau jeu sur des séquences très courtes, trop courtes. Nous sommes en panne d’adresse heureusement qu’eux n’ont pas été plus adroits. Mais bon on a tout de même défendu suffisamment fort pour ne pas s’exposer durant la prolongation. »

Ricardo Greer : « Ce fut dur… Heureusement on s’est retrouvé dans la prolongation après avoir pris un coup sur la tête sur le trois points du buzzer. Ce n’est pas facile ce championnat, ils ont une bonne équipe et nous on est trop maladroit. C’est une victoire de plus c’est ce qu’il faut retenir. »



(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2006/2007)