Elan - Orléans 84-69

Palais des Sports, 4600 spectateurs


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Compte-rendu
L'Elan en deux temps

Il a donc fallu s’y reprendre à deux fois pour mater une fière équipe d’Orléans, une équipe version début de saison bien davantage que celle qui débarquait flanquée de trois échecs…
L’Elan s’était mis très vite dans les meilleures dispositions avec un rebond offensif très efficace et une « press » sur panier marqué encore plus, témoin ces deux ballons gagnés dans la moitié de terrain des visiteurs qui dégageaient les locaux à 15-6. Et puis sur une action de Michael Wright, venu au relais d’un Mahinmi encore prisonnier de deux fautes très vite, les arbitres ne sifflèrent pas une faute que 4000 paires d’yeux lui réclamaient avec force, 4000 paires d’yeux plus la colère de Gordon Herbert qui sur le coup écopa derechef d’une technique. Orléans la convertit de 4 points et se recala dans la roue (17-12), s’enhardissant même forte de ce que sa zone mette en lumière la difficulté des béarnais à trouver la cible…
Une zone qui empêcha encore l’Elan de courir et on comprit rapidement que les jambes n’avaient pas le même ressort que mercredi soir…
Non content de recoller à 17-20 puis 23-26, le visiteur désormais maître de sa raquette et prompt à la contre attaque prenait un premier avantage à 27-26, avantage qui lui donna des ailes puisque l’Elan encaissa un 0-13 qui le relégua à 10 longueurs (26-36), un retard suffisant à faire passer un soupçon d’inquiétude dans les travées. Il fallut que Xane d’Almeida trouve enfin le chemin du panier pour que trois points stoppent l’envolée adverse et comme l’Elan terminait tout de même mieux ce second acte il avait en partie réparé le vase au repos (36-38) même si Miles avait attendu la 18ème minute pour ouvrir son compteur personnel après 5 échecs…
A 41-41 puis 42-45, les Orléanais pouvaient encore croire en leur étoile mais c’est le moment que choisit l’Elan pour sérieusement hausser son niveau défensif. Ce qui lui offrit bien évidemment plus de solutions offensives, un 11-0 permit de rassurer tout le monde (53-45) et si Orléans jetait encore ses derniers feux (62-57), sa reddition approchait. Elle eut lieu lors du dernier quart où l’Elan ne fit pas traîner les choses.
Il y eut même trois minutes où l’Elan fut le roi du terrain, enclenchant une série qui fit voler l’adversaire et le score en éclat.
Une première réussite lointaine de CC Harrison que l’on retrouvait adroit depuis quelques minutes déjà, pour le 65-57, une seconde de Mike Bauer pour le premier franchissement de la dizaine (68-57), un second triplé de CC Harrison déchaîné, un rebond offensif de Michael Wright qui ajoute deux points au seul lancer de Riacardo Greer et Orléans se retrouve dans les cordes (76-59) victime du 2-17 lui faisant mesurer cette fois la différence au niveau de l’intensité défensive. Plus 17, l’Elan qui s’était privé de Britton Jonhsen avait fait le métier et équilibrait son compteur à 4 victoires, 4 défaites, il terminait avec le sentiment du devoir accompli et en ayant retrouvé un CC Harrison véritable leader offensif…


Réactions...

Gordon Herbert : « On savait que ce serait dur de développer la même énergie que face à Barcelone, mais ce sera notre lot à 14 reprises alors il faut s’y adapter. Orléans a fait le match qu’il fallait et on a souffert toute une mi-temps, défensivement dans la transition et au rebond. Ma faute technique coûte 4 points aussi…En seconde mi-temps on a retrouvé un ni veau de jeu plus conforme à notre ambition On a développé plus d’agressivité défensive et on a pu courir. A partir de là on a pu faire la différence.


Ricardo Greer : « La première mi-temps on a joué au même rythme qu’Orléans et à jouer avec eux, ils ont fait leu job. On manquait d’énergie mais on a su hisser le niveau défensif dès la seconde période et ce fut plus facile. C’est le troisième match en six jours et on a montré des choses intéressantes. »

Ian Mahinmi : « J’en ai un peu marre… A force il doit y avoir un truc, j’ai le sentiment d’être ciblé. J’essaie de déployer l’agressivité que le coach me réclame et je ne joue pas… Je vais me calmer et voir la réaction des arbitres. Mon objectif ce n’est pas de rentrer- sortir constamment. »

CC Harrison : « Orléans est une bonne équipe et elle a un bon coach. On savait qu’ils étaient capables de jouer comme ils l’ont fait. Il a fallu qu’on monte la pression défensive pour qu’ils comprennent la différence. On a fait une seconde mi-temps très collective et petit à petit on sent que l’équipe se construit. »

Cédric Ferchaud : « On a fait de bonnes et de moins bonnes choses mais l’essentiel c’est que le résultat soit là . On a eu des passages à vide et on leur laissé croire qu’ils avaient la place de gagner… A partir de là ils ont joué crânement leu chance mais notre deuxième mi-temps a été bien meilleure et n’a pas laissé planer de doute.»



(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2006/2007)