Asvel - Elan 77-80
Astroballe, 6000 spectateurs
Compte-rendu
Venus pour glaner quelques assurances sur leur qualité,
pour valider le final de Reims en dautres lieux face à dautre
calibre, ils faillirent ne même pas franchir le pas de la porte de lAstroballe
rejetés quils furent comme des malveillants
Et puis 30 minutes
après avoir compté 16 longueurs de retard, 16 oui, (13-29), après
être une nouvelle fois partis sur des bases de 116 points encaissés,
on les retrouva dans ce couloir daccès aux vestiaires sautant comme
des cabris, se jetant torse contre torse, se donnant des « high five »
en veux tu en voilà
On les retrouva vainqueurs de lAsvel sur
ses terres, premiers tombeurs dun leader qui avait mis les petits plats
dans les grands pour célébrer ce 6-0 ne faisant pas un doute.
On les retrouva héroïques, ressemblant comme deux gouttes deau
à cet Elan de jadis, fier comme Artaban, culotté comme il nest
pas permis. Cétait à se demander sils navaient
pas dans la nuit été baptisé au sel du fameux « Toques
si gaüses »
Les béarnais , du moins les gens qui passent par lElan du même
nom ne seront donc jamais tout à fait des gens comme les autres
Il y eut donc ce dimanche après midi en lyonnais, la grande frousse,
la mise ne lumière des maux détectés depuis le début
de la compétition, et lon crut le mal incurable lorsquau
terme de son « basket ball show », dixit Herbert, lAsvel avait
mis son (psuedo ) rival dans les cordes. Troutman pourfendait la peinture, Sangaré,
Barrett et Sy avaient aimanté la ligne à trois points, bref lAsvel
emballait pesait et passait la note : 29-13. Boum badaboum prends ça
dans les gencives, Elan de seconde zone.
LElan accessoirement voulait aussi voir Miles à luvre,
il était entré dans la tempête et il coula avec léquipage,
saccrochant lui aussi au canot de sauvetage. Sauf quà bord
désormais lElan tient un chef de bande, un guerrier, un vrai, du
genre armons nous et suivez moi
Et Mike Bauer, cest de lui dont il
sagit, fait école
Car lElan, loin de céder au
« sauve qui peut », loin de sétioler dans la recherche
des missions impossibles, se prit à ramer dans le même sens ce
qui eut leffet immédiat de le sortir du coma, dautant que
lAsvel ne pouvait bien évidemment pas poursuivre sur le même
registre de ladresse. Pour ne pas être spectaculaire, le retour
de lElan était bel et bien patent (26-35, 34-43). Et le commandant
de bord lui donna un nouveau joli tour lorsquau buzzer, il transforma
en rebond offensif, panier plus faute, un lancer franc raté de dAlmeida.
4 points sur laction et lAsvel sen revenait dans ses quartiers
avec moins de lam oitié de son capital (38-45). « On nétait
moins mort », dira Bauer.
Débuta alors la seconde étape de lopération «
coucou me revoilà, je mappelle lElan »
Elle prit
du temps puisque lAsvel virait encore en tête à la demi-heure
mais elle semblait loin de rayonner on la sentait même fébrile
sur ses arrières quand Miles montait régulièrement en pression
et que le rebond sinversait, que lagressivité virait de bord.
42-47, 48-49, lElan poussait et ne dut quà un missile «
alléluia » de Moors ou, plus tard, à un 0 sur 2 aux lancers
de Miles de ne pas voir à quoi ressemblait le leadership. 57-60 donc,
mais surtout 12 points concédés seulement contre les 29 initiaux,
écoutez la défense
La prise du pouvoir nétait pas programmée pour limmédiat,
mais lElan jouait fier désormais, Rupert sur un 2 plus 1 obtenait
la première parité (60-60), la seconde ne viendrait que dix points
plus tard (70-70) mais elle était signée encore sur un rebond
offensif plus faute de Johnsen et sil ratait le lancer de lavantage
au score, il récidivait tout de suite après : rebond offensif,
panier, lancer bonus et lElan qui mène 75-74. Et Miles qui na
pas peur de grand chose malgré du déchet dans les shooting, rajoute
4 points derrière deux balles volées : 79-74. Ca sent bon à
60 secondes de la fin, mais cest logique, lElan a remis tous secteurs
à son actif, le rebond offensif on la vu (14 prises), lagressivité
(13 lancers à 2 dans le dernier quart) et enfin son passage en zone a
été du meilleur goût.
Rien ne soppose donc plus à son succès si ce nest
un triplé de Sangaré qui relance le suspense (79-77) dautant
que derrière Miles ne transforme quun lancer sur deux (80-77).
Il reste 18 secondes à jouer. A moins de 5 secondes du finale, cest
Barrett qui est chargé du triplé salvateur et cest bien
entendu Bauer qui se charge de lui asséner un contre monumental. LElan
moribond à la dixième minute soffre son premier succès
loin de ses bases . Sous forme dexploit, un meneur prometteur en plus
.
En attendant ce lundi son pivot
Réactions...
Gordon Herbert: "Nous avons subi une terrible pression de l'Asvel pednant dix minutes. Ils ont fait un show de basket-ball mais contrairement aux autres sorties, nous ne nous ne sommes pas désunis et nous sommes revenus progressivement. Je crois que le rebond offensif de Mike Bauer au buzzer à la mi-temps nous remet dans le match et nous redonne confiance pour la suite. Nous sommes revenus bien plus lutteurs et très solidaires et au bilan, nous faisons 30 bonnes minutes. Ce n'est qu'une étape. On a joué un basket horrible durant 2-3 semaines qu'il ne faut pas s'enflammer mais au moins ce soir la voie est tracée".
CC Harrison: "Gagner c'est toujours très bien, mais gagner à l'Astroballe contre l'ASvel, c'est une grosse victoire. C'est u ne étape pour nous et tout le monde y a mis du sien. Peur au début?... Oui bien sûr, mais on sait qu'un match ne se gagne pas au bout de dix minutes, et à la fin, nous étions là physiquement. Aaron Miles? Il fait une différence terrible avec sur son premier pas. Il avance toujours sur la défense, il crée, c'est vraiment un bon joueur."
Britton Johnsen: "C'est une victoire d'équipe offerte au public. Après les sifflets qu'ils nous ont administrés contre Reims, nous avons été blessés même si on méritait ces sifflets. Ce fut une source de motivation. L'équipe a trouvé un tempo et un rythme qu'on n lui connaissait pas encore".
Mike Bauer: " On travaille trop dur à l'entraînement pour que ça ne vienne pas. Cela devait payer et cela paie aujourd'hui lors d'un grand rendez-vous. Ils sont aprtis très fort, trop peut-être, mais cette fois l'Elan n'a pas perdu sa concentration et nous sommes restés solidaires."
Aaron Miles: "Les dix premières minutes ont été très mauvaises. Mais un match dure quarante minutes et nous nous sommes re-concentrés pour ne plus rien lacher. Ma perf?... J'ai raté beaucoup de shoots à mon goût. Ricardo (Greer) m'a beaucoup parlé sur le banc et m'a enlevé de la pression. Je savais que l'équipe comptait beaucoup sur moi et je voulais surtout pas décevoir. Je suis donc heureux de faire partie des 10 vainqueurs de ce match!".