Bourg - Elan: 70-66

Compte-rendu

Il y a urgence

Il y a bel et bien urgence dans les rangs béarnais et la probable arrivée, lundi, d’un meneur ne sera pas de trop pour redonner corps à une équipe qui en a manqué samedi soir à Bourg. Car si au terme d’un dernier quart temps qu’elle marqua enfin de son empreinte, la formation de Gordon Herbert a pu entrevoir le hold up, revenant à trois reprises à 5 longueurs (56-61, 61-66, 63-68) après en avoir compté 16 de retard à l’entame (37-53), elle est partie de bien trop loin et a trop durant 30 minutes bafouillé son basket pour menacer les Bressans qui trouvèrent en Branko Sindjelic le bras armé nécessaire à repousser l’assaut de l’Elan. Neuf points de rang su capitaine de la Jeu scellèrent ainsi l’affaire, la bien mauvaise affaire des béarnais (70-66)…
Comme quoi rien ne sert de courir, surtout pas dans cette salle minuscule où l’embrasement menace dès que les locaux ont l’initiative… Et ils l’eurent ! Même si Mahinmi avait eu le bon goût de mettre son rival Howell dans le rouge (2 fautes) en moins de 2 minutes… Car retombant dans son pêché mignon le pivot de l’Elan se retrouvait dans la même situation 110 secondes plus tard… Et ce qui allait suivre jusqu’au repos n’était pas annonciateur d’une soirée tranquille. L’Elan allait l’atteindre avec un pécule misérable de 22 points, fruit d’une réussite calamiteuse. Six paniers pour vingt sept tentatives, 21% de réussite, zéro sur six pour Harrison, 1 sur 5 pour Greer, l’Elan était en rade au niveau de l’adresse et comme son organisation laissait plus qu’à désirer, son repli défensif pas exempt de reproche, les bressans sans donner dans l’excellence, manœuvrait à leur guise et creusait l’écart dont on devinait qu’il serait difficile à combler dans cette salle si particulière… 20-13, 24-15, 33-22, l’Elan payait encore ses 11 balles perdues témoignant de son manque de fluidité offensive…
La faute technique de Johnsen suite à sa troisième sanction illustrait bien la frustration dans laquelle s’était installé l’Elan qui ne revint pas sur le parquet mieux intentionné. Les choses empirèrent dès lors que Marcus Wilson allait vivre 16 minutes sans connaître le moindre échec, une réussite dont les béarnais étaient à des années lumières, à l’image d’Harrison ajoutant deux échecs à sa collection. Moins quinze (28-43), la côte d’alerte était atteinte et si l’Elan mit un premier stop à l’envolée bressane en revenant se mettre dans le match (37-45) à la 30ème, les 16 dernières secondes de ce quart temps le virent encaisser un 6-0 signé de ses deux bourreaux du jour Wilson et Sindjelic…
Le panier de Owens d’entrée de 4ème quart finalisait l’addition à 8-0 et moins 16 donc…
Bourg chantait, Bourg régalait et l’Elan souffrait paralysé, inhibé, immobile et toujours aussi fâché avec la cible. Et dire que les rebonds ne lui faisaient pas défaut…
Alors, il se rebella, il était temps tout de même, et on l’a dit entama une course poursuite avec un Johnsen devenu le premier béarnais à enquiller deux paniers de suite… Il en réussit 4 l’intérieur mais Wilson ne restait toujours pas en rade et retardait sans cesse le retour de l’Elan… Un Elan qui n’entrevoyait le renversement de situation qu’à 3’37 de la fin (50-57)… Bien trop tard, à l’image de CC Harrison dont les deux réussites de la soirée intervinrent dans les 99 dernières secondes.
Et il y avait désormais urgence… A l’arrivée d’un meneur qui soit un patron et un passeur. Celle-ci n’était plus samedi soir qu’une question d’heures.


(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2006/2007)