Elan - Gravelines 80-83 (ap)

Palais des Sports, 4500 spectateurs

Photos SUD OUEST


Compte-rendu Stats LNB

A trop narguer le succès qui lui tendait tout de même les bras si l’on considère qu’à 1’38 de la fin, il menait encore 69-63, possession à suivre, l’Elan se l’est fait chiper par des Gravelinois qui avaient eux payé cher pour savoir qu’un match n’était jamais terminé avant le dernier coup de gong…
Alors même s’ils vendangèrent trois lancers dans des moments cruciaux durant ce final ils profitèrent des largesses béarnaises, marcher de Johnsen, tir raté de CC Harrison, et balle perdue de Gilchrist, pour venir arracher la prolongation sur une dernière pénétration de Morlende…
Et, à voir les têtes des béarnais en rejoignant le banc, il était clair que ce retour des nordistes cette égalité (69-69) tombait comme un gros coup dur dont on se remet difficilement…
Deux nouvelles balles perdues par l’Elan permirent à Gravelines de faire la course en tête et un tir à trois points de Paulding sonna le glas de leurs illusions eux qui virent de surcroît Rupert, Johnsen et Greer rejoindre Mahinmi sur le banc des éliminés…
Et pourtant, Thierry Rupert puis Mike Bauer avaient eu le bon goût d’ouvrir leur compteur personnel au meilleur moment puisqu’en fin de troisième quart, leur réussite redonnait un petit matelas aux leurs (53-47) juste après que Gravelines soit venu égaliser à 47-47…
Mieux un panier à 4 points du même Bauer portait l’Elan à plus 8 (57-49) et si ce n’était pas le Pérou c’était tout de même le plus gros écart de la soirée… Car on ne s’était pas fait de cadeau entre deux équipes nerveusement tendues par l’enjeu mais la vaillance au rebond et l’agressivité défensive de l’Elan, lui avaient tout de même permis de contrôler le match au point que Gravelines n’avait plus revu la tête au-delà de 13-11… Défensivement l’Elan était en place et les 27 points concédés au repos en faisaient foi. Les clignotants étaient d’autant plus au vert que côté fautes, l’avantage était encore béarnais avec le colosse Nsonwu et Jérôme Schmitt à trois fautes dès le repos… On se réjouissait alors que Mahinmi ait joué 20 minutes sans la moindre sanction mais ce rapport là allait lui aussi s’inverser, on l’a vu avec les éliminés…
Freddy Fauthoux en profitait même pour faire sa première apparition sur le terrain, bref l’Elan ne souffrait pas trop à l’image de ses deux joueurs masqués , Johnsen, l’un des plus actifs et Bauer… Même si Gravelines ne pointait jamais trop loin et restait en embuscade comme à 32-32, puis à 47-47…
Mais on l’a dit, Rupert et Bauer remettait bon ordre et l’attaque des dix dernières minutes s’annonçait d’autant mieux que CC Harrison au prix de deux belles arabesques portait à plus 9 l’avantage des béarnais (65-56, 37ème)… Une avance dont il restait encore de quoi gagner à 69-62, du moins le croyait-on… Mais l’Elan se disloqua en attaque comme en défense et encaissa un 0-7 qui était la porte ouverte au bonheur des nordistes… 5 minutes plus tard on en avait hélas la démonstration…

 


Réactions...

Gordon Herbert : «C’est plus que très décevant…Nous avions bien défendu pendant 20 minutes, nous avions 9 points d’avance à 3 minutes de la fin et puis on se désorganise totalement en attaque, et on ne stoppe plus rien en défense… On le leur a offert par notre faute. Pour l’instant il n’y a pas d’autres solutions que de continuer à travailler. »

Fred Fauthoux : « Personnellement avec deux entraînements dans les jambes je n’attendais pas grand-chose mais collectivement j’espérais bien sûr une meilleure issue. Si on veut rester optimiste on peut dire que le match n’a rien eu à voir avec celui de Strasbourg mais avec 7 points d’avance encore à deux minutes de la fin il y a de quoi être frustré et déçu…Le bilan n’est pas bon, il faut s’atteler à la tâche pour renverser la tendance …mais pas trop longtemps »

Ricardo Greer : « C’est très dur. Nous n’avons pas respecté le job dans le money time.
Il faut être plus responsable que ça. Ce n’est pas possible de lâcher un match dans ces conditions… »

Britton Jonhsen : « C’est très décevant ! On n’a pas fini le travail. A plus 9 on se doit de mettre l’équipe sur la voie de la tranquillité et au lieu de ça on déraille complètement. «

 


(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2006/2007)