Le Havre - Elan : 76-61

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Compte-rendu

De gros trous d'air

L’Elan se savait pas prêt… Se savait-il aussi peu prêt ? Sans doute pas puisqu’une fois remis du départ canon des normands (2-11) il avait remis ses idées en place, sa défense au point et si Traoré dans la raquette posait un vrai problème, Cédric Ferchaud sorti du banc venait à point nommé lui donner sa première prise de pouvoir (16-15). Au rayon des points noirs subsistait tout de même les deux fautes de Ian Mahinmi en moins de 4 minutes, mais Thierry Rupert effectuait une entrée suffisamment solide pour que l’Elan colmate et prenne la mesure de Havrais trop entêtés derrière la ligne à trois points (1 sur 8).
27-20 donc pour doucher l’euphorie des locaux, il n’y avait meilleur moyen… On ignorait encore que les béarnais avaient jeté tout leur venin et que ce serait là leur dernier fait d’armes de la soirée…
A peine l’Elan venait-il de retrouver ses esprits et sa cohérence qu’il les perdit, les deux en même temps et la panne fut si sèche qu’au bout d’un quart temps cauchemardesque il essuyait une rafale, dessous, de loin, sur le jeu rapide : un 2-16 sanctionna vertement autant d’errements et fit bien entendu basculer le match (30-39), les havrais n’en demandant p as autant pour prendre feu et rallumer l’enthousiasme de leur parterre…
Au virage, il fallait bien constater la sortie de route des béarnais qui n’avaient inscrits que 10 maigrelets points dans ce quart temps dont 8 pour le seul Thierry Rupert… Johnsen le leader offensif désigné par la préparation buttait inlassablement sur le cercle et il allait attendre le début du quatrième quart temps pour ouvrir son compteur mais celui-ci restera bloqué à cette seule réussite pour la bagatelle de 14 tentatives…
CC Harrison souffrant physiquement comme on pouvait s’y attendre, Greer, longtemps incertain et englué dans les tâches défensives (13 rebonds), la maison verte n’avait plus beaucoup de solutions offensives d’autant que John Gilchrist guère heureux lui non plus cédait à l’énervement en concédant une 4ème faute anti-sportive. Mais c’est surtout en abandonnant 4 paniers d’école à Sherman Gay profitant d’oublis béarnais pour se présenter seul sous le cercle que l’Elan laissa Le Havre enfoncer le clou : 48-36, 51-38… Cela très vite après la reprise et surtout tout de suite après avoir donné l’impression d’avoir profité du passage aux vestiaires pour se solidifier… Ian Mahinmi revenu sur le banc aussi vite qu’il en était resorti (3ème faute dès la 21ème minute) le secteur intérieur devait encore une fois colmater avec Rupert mais l’impact était trop souvent Havrais et si finalement les béarnais allaient remporter la bataille des airs c’est surtout parce qu’ils allaient shooter à 36% de réussite. Car au niveau de l’agressivité, les Havrais étaient les mieux servis ce que le différentiel des lancers francs fit apparaître (12 à 2 dans le 3ème quart) et que les fautes confirmèrent, les normands n’ayant besoin que de 6 petites sanctions en une mi-temps pour contenir leur rival… Un rival qui ne donnait plus dans la sérénité on s’en doute et d’Almeida y allait lui aussi d’une anti-sportive alors que Gilchrist était éliminé dès l’entame du dernier quart (47-61)… Il y eut bien de la volonté dans les rangs et un retour à 53-62 mais les forces manquaient et l’Elan sur un courant alternatif à très haut risque payait encore le prix fort à ses déficits physiques et désormais mentaux. Un 2-11 signé Cox-Gay scella définitivement leur sort : 55-74, 61-76 au final !
Un sort des plus cruel pour une équipe qui sait au moins désormais que c’est les bouchées double qu’elle devra mettre dans le pot commun…


(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2006/2007)