Elan - Paris: 74-73 (AP)
Palais des Sports, 4900 spectateurs
Photos SUD OUEST

Compte-rendu
LElan na donc pas brûlé son joker et
il sest offert devant les siens cette première place, la septième
de son histoire, qui lui donnera désormais lavantage du terrain
jusquau bout des play-off. Cest ce que lhistoire retiendra,
une fois retombée lémotion de cette ultime soirée
paloise du championnat régulier, une fois oublié combien Paris
aura jouer jusquau bout le rôle qui lui allait le mieux cette année
et qui consistait à jouer les trouble fête un peu partout où
il est allé
Non, rien ne semblait vraiment déranger cette surprenante formation parisienne,
talentueuse, organisée, précise, patiente, et jouant comme elle
joue depuis un certain temps , c'est-à-dire le match de sa survie
En outre elle venait en Béarn chercher un dernier espoir de play-off
, ces play-off dont elle sera écarté en raison d une décision
administrative et cest ce qui la rend si rebelle
Dire quelle a tutoyé à Pau le succès est un euphémisme.
Pensez, elle possédait 9 points davance (59-50) à 6 minutes
du terme et 9 points dans ce match où les défenses prenaient un
main plaisir à sétouffer, cétait un véritable
gouffre
Jusque là, les uns et les autres navaient pu se ménager
que 4 points de bonus au plus fort de leur domination.
Elle en possédait encore 6 (66-60) à 130 de la fin et ce
nétait pas immérité du tout tant avec Pecherov, ce
garçon de 19 ans, 2m 11 promis à la NBA très vite, Richardson
et Volcic elle semblait avoir les solutions à tout
LElan, poussé dans ses retranchements ne dut quà son
courage de refaire surface : deux fois trois points le remirent en surface (59-56)
une première fois, et puis un dernier assaut à lénergie,
celle du désespoir, sans doute, envoya CC Harrison dans une pénétration
qui arrachait légalisation à 68-68
Mais si les béarnais imaginaient alors avoir porté un coup sur
la tête de leurs rivaux qui avaient vu Volcic puis Samnick rejoindre le
banc pour cinq fautes, ils allaient encore pouvoir vérifier le ressort
parisien
Ils furent certes le premiers en action dans cet extra-time (72-69)
Mais Pecherov veillait encore sur les troupes de la capitale et à moins
de 40 secondes du gong, le problème restait intact : 72-73
Rothbart puis Richardson eurent même des lancers de gagne sur deux rebonds
offensifs parisiens mais ils gâchèrent les 4 et cest finalement
Lonnie Cooper qui sonna la charge victorieuse en allant défier le mur
parisien et glisser le ballon dans le filet au dessus duquel Asselin avait posé
ses longs bras pour mieux protéger le shoot
74-73, lElan
simposait au bout du suspens, au forceps, à la Pyrrhus, cest
comme vous voulez mais il simposait et cest tout à sa gloire
un soir où ladresse lui fit un pied de nez constant, ou son rebond
fut contrarié par Pecherov et Volcic
Cest peu dire que cette équipe qui mena 34-30, puis 45-42 mais
fut ensuite toujours derrière ces diables de Parisiens, na rien
lâché elle non plus et quelle est allé chercher dans
le dur, à limage de Rupert (11 rebonds) ou de Cooper et Harrison
(deux pénétrations victorieuses mais à haut risque) ce
que la brillance lui refusait
Elle avait du cur et plus encore comme
ils disent de lautre côté des Pyrénées
Son combat fut douloureux mais généreux et cétait
sans doute le prix à payer pour une première place. Celle quon
retiendra finalement
.
A l'isue de la rencontre les parisiens ont déposé une réclamation suit à une action entre Richardson et Varem à l'issue de laquelle, les arbitres ont rendu le ballon aux béarnais. Paris estimait qu'il y avait eu violation du filet par l'intérieur béarnais.
Déclarations
Didier Gadou : « Je crois bien que jai pris trois cheveux blancs
de plus
Mais bon la première place est là cest important
de le dire
La continuité du travail dira qui sera le champion mais
pour un club, un staff, terminer en tête une compétition de 34
matches cest une grande satisfaction.
Nous nétions pas très gaillards, les garçons étaient
moins bien que face au Mans mais je retiens quà moins 9 on a encore
su inverser la tendance du match. Avec quoi ? Ce brin de courage qui nous a
permis doutre passer notre maladresse (38%) et notre déficit au
rebond (41 contre 47). Cest bien la preuve quil existe quelque chose
dans ce groupe
Parsi a été au niveau ou nous les attendions et toute la difficulté
consistait à faire comprendre à nos joueurs quils allaient
affronter de très talentueux joueurs à limage de Pécherov
qui peut shooter sur la tête de nimporte qui
Pour battre le
talent il faut être en place collectivement mais Paris létait
aussi et ils ont mixé sans cesse leur défense.
Mais ce soir lElan est redevenu le premier du championnat et on va désormais
préparer la phase suivante
»
Artur Drozdov : « Je suis fatigué mais heureux Je nétais pas très bien je nai pas eu de bonnes sensations. On savait que Paris ne viendrait pas faire de la figuration mais au contraire continuer à troubler le championnat comme ils lont si bien fait jusque là. Ce quil faut retenir cest quon a fini par gagner en ne lâchant rien nous non plus. Il reste un match à gagner et puis cap sur le play-off »
Jeff Varem : « Javais un coach en université américaine qui disait lorsque tu gagnes seule la victoire est belle ce soir en plus on est premier Alors ? »
Lonie Cooper : « Ce nest pas possible que cette équipe ne soit pas en play-off Cest une très bonne équipe qui a beaucoup de bons joueurs et qui a très bien joué. Il faut savoir le reconnaître Ils nous ont posé dénormes problèmes, mais on a réussi à sen sortir. »
Josh Asselin : « Léquipe a gagné cest donc lessentiel. Pour une première cest toujours difficile, il y avait un peu de pression et puis je ne me suis entraîné quune fois avec léquipe Ce que jen pense cest quil y avait deux grandes équipes sur le terrain »
Thierry Rupert : « On est premier alors on ne va pas faire la fine bouche
parcequon na pas réussi notre meilleur match de lannée.
Ils ont été là pendant 40 minutes et ont raté des
lancers décisifs mais on a eu ce brin de chance qui appartient aux audacieux.
On va se concentrer désormais sur le play-off. »