Rouen - Elan 69-78
1400 spectateurs
Tout sauf simple
Cest en retrouvant
ses principes et ses vertus défensifs, 69 points encaissés, que
lElan est venu à Rouen valider son leadership de la Pro A, sortant
du même coup indemne du piège normand.
Seulement voilà pour avoir folâtré, gambadé, papillonner
tout au long des dix premières minutes, il ne sest pas simplifié
la tâche
Pensez au premier virage, la défense béarnaise
avait à ce point manquer dintensité quelle avait offert
29 points aux locaux dont 19 pour le seul tandem Peterson-Soliman
Et le
cinglant 12-2 du départ rappelant combien lénergie dun
dernier peut-être parfois redoutable, navait pas évolué
dun pouce : 19-29 !
Pour sêtre mis dans le pétrin, lElan sy était
mis et il lui en coûta vingt bonnes minutes dun effort enfin collectif
et cohérent pour rétablir un semblant de hiérarchie face
à une équipe qui, disons le tout net, pour navoir disposer
que de six éléments (Williams forfait, Porter blessé la
veille au soir) se sublima et ne présenta jamais le visage dune
lanterne rouge.
Vaillante et accrocheuse à souhaits (9 contres, 11 rebonds offensifs)
adroite comme peu souvent (55% à trois points), elle trouva dans sa volonté
cde ne pas mourir comme dans ce départ de rêve les motifs de sa
résistante y compris lorsque lElan se retroussa les manches et
monta en pression. Les 12 points concédé dans le second quart
rétablirent un équilibre (39-41) mais il fallut encore cravacher
plus de 10 minutes pour séviter un final incertain.
Thierry Gadou, sur un triplé avait certes offert aux siens leur première
égalisation (42-42 à la 22ème), et Laurent Foirest leur
donna même sur deux lancers leur premier avantage (46-44) mais le poids
des trois et quatrièmes fautes de Fuller dans la même minute (22ème)
permettait encore à Rouen de trouver des espaces par ce diable de Peterson
ou Morlende.
LElan appliqué et dur au mal continuait son travail de sape mais
ne virait à la demi-heure quavec le strict minimum (51-49)
Cest dire quil y avait match et que Rouen refuserait de tomber jusquau
bout désormais.
Les premiers points du dernier quart se firent ainsi attendre trois minutes
bien sonnées. Ils furent béarnais et décisifs parce que
CC Harrison se fait une spécialité des paniers magiques. Il balança
au buzzer et sans trop déquilibre une bombe à trois points
(62-57) et Lonnie Cooper sur un ballon volé eut le bon goût de
limiter très vite après 65-57 ! Rouen ne sen remettrait
pas. Il avait trop donné jusque là et lElan le tenait à
la gorge cette fois. Harrison, David celui-là, eut bien un sursaut (69-64)
mais Fuller revint et juste avant son élimination avait fait parler la
poudre (71-64). Il revenait à un Laurent Foirest bien en canne le soin
de mettre le couvercle sur le succès (74-66).
Un succès qui validait celui de Nancy mais qui confirmait la journée
de mercredi dernier à savoir que plus rien ne serait gratuit dans ce
championnat
Rouen-Elan: réactions
Didier Gadou : « Ce nest pas un match surprenant pour les coaches Ce le fut davantage pour les joueurs. Heureusement que nous lavions préparé comme un match important. Ce qui na pas empêché certains relâchement. Il a fallu retrouver de lintensité défensive et ce nest jamais facile de se re-situer dans un match mal engagé. Malgré ses pépins, Rouen nous a opposé une forte résistante. Leurs 9 contres comme leur 11 rebonds offensifs témoignent de ce quils avaient faim, très faim. On savait par ailleurs que la plupart du temps ils étaient toujours dans le coup à la mi-temps. Ils ont encore tenu. Il a fallu que lon retrouve progressivement de la qualité défensive. Bon cest une victoire de plus et à lextérieur cest toujours bon à prendre. »
Fred Fauthoux : « La victoire cest le gros point positif ! Ils étaient amoindris certes mais on la été nous aussi et ce que je retiens cest quon a bien réagi et fait ce quil fallait pour reprendre le contrôle du match. Ce qui est intéressant aussi cest de voir Laurent revenir. On aura besoin de tout le monde. »
Artur Drozdov : « Cest une bonne chose de faite, ais on démarre vraiment très mal et on prend beaucoup de paniers. On savait que ce ne serait pas facile mais il faut croire quil est plus difficile de se concentrer dans ce genre de match. Or contre nous tout le monde fait le plus souvent un gros match et si nous ny sommes pas préparés ça devient difficile. »
Lonnie Cooper : « Dabord on gagne donc cest bien, ensuite
je pense que Rouen fait un gros match. Ils nont pas joué comme
un dernier de classement. Ils ont combattu et il a fallu que lon se bouge.
Dès quon a retrouvé nos bases défensives on a vu
la différence, ils se sont mais à manquer les shoots quils
mettaient jusque là et nous on les a réussis. »