Elan - Gravelines: 77-73

Palais des Sports, 5500 spectateurs


Photos SUD OUEST




 


Compte-rendu

Les pépins n’en finissent plus… A ceux, physiques ou affectifs qui ont frappé Brooks Sales, Thierry Gadou et qui dans l’urgence avait renvoyé, le matin même, Lonnie Cooper au chevet de son épouse hospitalisée, ont bien failli s’ajouter ceux d’un drôle de match qui vit l’Elan écoper de deux fautes techniques et perdre deux joueurs pour 5 fautes, l’obligeant à terminer avec un pivot nommé Rupert et un intérieur nommé Drozdov…
Et dire que le palais goûta fort peu l’arbitrage de M. Graffin, ou les 15 lancers accordés aux nordistes contre aucun aux béarnais dans le dernier quart, est un doux euphémisme… Et rien ne le consola puisque malgré le succès des siens, il gronda fort et vilain au coup de sifflet final…
Mais cet Elan handicapé au possible, avait en lui une force de caractère, une rage de vaincre que nul ne pouvait repousser et ce match qu’il avait dominé depuis l’entre deux initial, il le conserva avec ses « corones » comme ils disent de l’autre côté des Pyrénées…
Dominé est peut-être un bien grand mot dans la mesure où les nordiste ne pointèrent qu’à deux reprises à moins 10 (20-10 et 60-50) et ce malgré un secteur intérieur secoué par les fautes en première période, Kuzminskas en comptant 4 et Turner 3… Mais comme ils passèrent la seconde période en toute quiétude, Gravelines ne fut guère ébranlé.
Et les nordistes ayant pu de surcroît s’appuyer sur Dubiez et Adomaïtis restèrent constamment dans le sillage immédiat des béarnais où Varem et Drozdov effectuaient un travail de titans, tandis que Fauthoux et Foirest profitaient pleinement de la fiabilité de leur coup de poignet pour franchir la zone des gravelinois et maintenir le leadership…
On se retrouvait donc au départ du dernier quart avec la même différence qu’à la fin du premier (17-10 et 62-55)… Et Gravelines insista avec cette zone qu’il monta encore d’un cran, en faisant une véritable « match up ». Et l’Elan coinça en même temps qu’il s’attira mes foudres de l’arbitrage de M. Graffin. Un 0-13 corsé par 8 lancers dont 4 consécutifs à la technique éliminant Fuller fit même bondir le banc adverse de joie… Et pour cause, Gravelines passait en tête à 5’de la fin (68-64) et l’Elan comptait ses troupes…
Symbole de l’esprit dont les béarnais étaient animés, Drozdov s’en vint contrer un tir à trois points d’Adomaïtis et en inscrivait un tout de suite après. 72-70 et moins de trois minutes à jouer, il était patent qu’il faudrait passer sur le corps de cette équipe pour l’empêcher de dédier ce succès aux absents et à Cooper…
D’autant que Bailey ratait les deux lancers de l’égalisation et que Fredy Fauthous allait à la corne pour s’offrir un lay-up de la plus haute importance (75-71)…
Le chrono jouait alors contre les visiteurs et l’Elan s’imposait (77-73) avec 6 joueurs à plus de dix d’évaluation… Le plus beau symbole de la force du groupe, sans doute…

 

Déclarations

Didier Gadou : « On gagne devant un gros Gravelines. On gagne en équipe. Ce soir on prouve une fois de plus que nous avons une équipe, un groupe, un vrai et que malgré tout ce qui nous arrive on continue à avancer .
Gravelines a été fort sur sa défense de zone : ils nous ont stoppés et puis défensivement il y a eu des choses que l’on n’ pas stoppé et qu’on aurait du . Dubiez nous met des gros shoots comme Brun la semaine dernière… On a su retrouver patience et agressivité…
C’est une victoire de plus avec un ouf de soulagement et une grosse pensée pour les absents et un gros sourire pour les présents. »


Xane d’Almeida : « Il fallait montrer que nous étions un groupe. Que nous avions du cœur. Je ne veux pas parler des arbitres mais à mon avis ils n’ont pas fait les bons choix mais de toute façon notre volonté de gagner était la plus forte. Pour nous mais aussi pour Lonnie. Il y a des choses qui nous font mal en ce moment mais le travail profite à tout le monde. »

Artur Drozdov : « Je suis très content. C’était chaud… Je ne parlerai pas de l’arbitrage … Je préfère retenir la performance de l’équipe qui n’est pas décidée à lâcher quoi que ce soit. »

Jeff Varem : « En pensant aux absents on est resté ensemble. Les arbitres ont fait des choses mais on est resté ensemble. »

Fred Fauthoux : « Je suis vraiment content.. Mais j’ai une très grosse pensée pour Lonnie. Je souhaite de tout cœur que tout ira bien très vite pour lui . »



(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2004/2005)