Brest - Elan 63-86

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Compte-rendu

Ne pas les laisser prendre feu, ne pas leur permettre des relances incessantes, bref se montrer maîtres du jeu : le message de Didier Gadou a été reçu cinq sur cinq par ses hommes qui lui ont offert une soirée des plus sérieuses.
Il est plus simple d’ailleurs de dire que Brest n’aura inquiété les béarnais qu’à une seule reprise pour traduire leur supériorité et surtout leur concentration.
On jouait depuis 12 minutes et ni la zone, ni l’individuelle adverse n’avait freiné les assauts de l’Elan trouvant en Cooper et CC Harrison de sérieux artificiers. Didier Gadou les avait même mis au repos et le bel ordonnancement des choses ne s’en trouva pas perturbé pour autant. L’Elan avait pris ses distances, nettement, sans à coups 33-17. Et puis, TJ Lux manqua deux paniers que l’on dit immanquables et puis derrière un rebond défensif non contrôlé offrit trois chances aux locaux. La dernière fut la bonne et Drewo scora à trois points.
Ce panier réveilla une salle bien calmée jusque là et encouragea les brestois à se lancer dans ce qu’ils savent faire de mieux, la prise de risques maximum et pour avoir voulu joué un instant avec eux l’Elan en mesura le danger : 37-30 puis 45-40…
Le rappel à l’ordre fut salutaire, derrière le temps mort ordonné, l’Elan s’offrit un 7-0 qui lui redonna des aises et l’envie de poursuivre.
Le troisième quart temps fut celui du coup de grâce. Verrouillant sa raquette derrière un Brooks Sales impérial (13 rebonds) infligeant avec Drozdov et Varem un calvaire à Mike Jones scotché à 9 points, l’Elan fit preuve d’une maîtrise superbe, ne permettant que 9 points à son rival au cours de ces dix minutes. Comme son attaque tournait toujours au super, le différentiel éclata bientôt 21-9 et 61-42 au score. Et Jeff Varem s’était offert, au passage, ligne de fond, un dunk atomique qui fit se lever le banc de l’Elan et taire la salle…
Dès lors, le show de Jones bien seul dans la tourmente n’allait pas empêché les béarnais de prendre un malin plaisir à exploiter leur supériorité collective, un nouveau rush orchestré par un Rupert très présent, faisant monter la note à 73-49. La zone brestoise rendait l’âme
Dès lors le coach pouvait pianoter à loisir avec son effectif, il restait plus de 4 minutes à jouer lorsque l’Elan aligna un cinq inédit avec d’Almeida, Fauthoux, Cissé, Ruppert, Varem et Aka…
Lequel ne gâcha rien bien au contraire Jonathan Aka concluait sa belle journée en marquant deux paniers qui s’ajoutaient à une ligne de stats espoirs hors du commun : 36 points, 14 rebonds !
86-63, l’Elan avait fait le métier.

 

Déclarations

Didier Gadou : « Je sais que nous étions à Brest donc favoris. Mais je persiste à penserqu’il n’y a plus de petites victoires. Elles sont toutes importantes. Je suis donc satisfait de la manière dont nous sommes restés concentrés du début à la fin. Il fallait absolument faire face aux coups de fièvre dont leurs shooteurs sont capables. Le comportement de l’équipe a permis que l’on procède à de nombreuses rotations et c’est toujours intéressant. C’était le meilleur moyen de préparer notre match à Belgrade dans la sérénité. »

Jeff Varem : « Je me sens mieux de jour en jour. Je suis toujours un peu fatigué mais cette reprise m’a fait du bien. Le coach nous avait confié des missions défensives sur leur shooteur, je me suis appliqué à répondre a ses attentes, mais je ne suis pas encore revenu, je termine le match très fatigué. »

Xane d’Almeida : «On s’était bien préparé, sachant qu’il n’y a pas de matches faciles. Même sur leur euphorie on a joué sous contrôle et on a jamais relâché la pression. » C’est un beau succès de tout le monde. »

TJ Lux : « C’était important de prendre ce match au sérieux. Il y a toujours à redouter un relâchement après deux gros matches. A redouter le fait que l’adversaire ne présente pas de grandes références. On ne les a pas laissé croire un seul moment qu’ils pourraient restés dans le match. A partir de là notre défense nous a offert de bons ballons et des paniers faciles. On s’est tout de suite mis en confiance. »



(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2004/2005)