Elan-Asvel 80-70

Palais des Sports, 7700 spectateurs


Photos SUD OUEST




 


Compte-rendu

8000 personnes dans le Palais c’est beau, 8000 personnes qui chantent leur bonheur derrière l’Elan c’est encore plus beau…Oui ce match chargé d’émotion avec le retour de Claude Bergeaud copieusement applaudi à la présentation, l’Elan l’a ficelé avec une belle autorité dès lors qu’il a fini par vaincre le contexte et le trac qui semblait l’avoir étreint lorsqu’ en début de second quart temps il continuait à être fâché avec le cercle, (1 sur 10)… Sa défense était alors son seul viatique pour repousser l’Asvel dès lors qu’il mettait lui aussi au supplice les intérieurs adverses. Et s’il garda le contrôle du score qu’il avait su se ménager d’entrée (21-12) tout restait à faire au repos (34-26), chaque camp comptant alors ses mésaventures puisque les uns et les autres avaient bouclé le quart temps sur un 0 sur 13 cumulés au-delà de l’arc des 6m 25 !
Qui allait donc forcer les clés de la réussite le premier ?
C’est l’Elan et sans coup férir… Si Dioumassi colmata à trois points, deux fois, la première brèche ouverte à 39-28, l’asvel ne put rien lorsque l’attaque béarnaise conduite pas un brillant Cooper se mit au diapason de sa défense. Sales provoqua la 3ème faute de Masingue puis s’offrit deux rebonds offensifs qui firent la différence, Drozdov ponctuant d’un terrible triplé le 9-0 en cours. 52-37 et même 58-41 à la 29ème ! L’Elan était impressionnant de maîtrise et de rigueur, même si chaque réussite avait son prix…
C’eut été mal connaître Bergeaud que de penser que le feu d’artifice allait continuer. Il renvoya au feu une équipe sans aucun de ses deux joueurs US et proposa une série de défense alternées qui enrayèrent la belle machine béarnaise. L’Asvel rebelle derrière Ruzic et Sy revint d’abord au prix d’un 8-0, mais Gadou n’était pas en reste et s’il avait vu l’avantage maxi fondre de moitié ou presque (de 62-47 à 62-55), il eut tot fait de relancer Loonie Cooper et Brooks Sales. De deux coups de patte bien sentis, le meneur remit les siens à l’abri (69-57) et si les visiteurs tentèrent encore d’y croire, un rebond offensif de Sales les renvoya encore au-delà de la dizaine (75-64). Il ne restait plus à Thierry Gadou bien calé dans son angle de terrain de sortir un panier bonifié pour libérer la salle :78-66 !
Sur l’ensemble de l’œuvre, c’était on ne peut plus mérité, que ce soit lors de la partie d’échecs de la première période ou dans le rythme de la seconde les béarnais avaient déployé suffisamment d’arguments pour ne pas trembler et réaliser, après Roanne, un majestueux doublé…



Déclarations

Didier Gadou : « Il fallait gagner…Toutes les victoires à domicile seront bonne à prendre…Ce match était spécial, on y pensait en fait depuis que Claude avait signé à l’Asvel. Ce n’était pas rien… Et puis ce palais plein comme un œuf…
A plus 17, il nous manque un peu de lucidité, mais j’avais décidé de verrouiller les rotations et dans cette optique j’avais fait un choix, celui de donner dimanche de repos. J’ai misé sur la récupération pour que les garçons tiennent dans la durée…A plus 17 il nous manque un peu de lucidité, car les garçons étaient un peu entamés, mais j’assume mon choix . Et puis l’ASVEL nous propose un tas de défenses alternées et en même temps Ruzic et Sy retrouvent l’adresse…Mais dasn l’intensité et la dureté on est resté sous contrôle constamment… »

Alain Béral : « Je suis très heureux, c’était un match particulier, chargé d’émotions. Il fallait vaincre ce trac du début provoqué par le palais plein à craquer, le retour de Claude. L’équipe a montré qu’elle savait défendre, mais qu’elle savait aussi résister et puis on assiste à la confirmation de ce que Loonie Cooper est un grand meneur. Il a mis un trois points puis deux lancer-francs qui nous ont nettoyé l’esprit. Incontestablement il sait faire mousser les autres… »

Thierry Rupert : « C’est une grosse satisfaction vu la particularité du match. On a subi un demi quart temps lorsque l’ASVEL a retrouvé ses shooteurs mais dans l’ensemble on est resté dedans pendant 40 minutes et je crois qu’il n’y a pas photo. C’est un régal de jouer dans cette ambiance… »

Lonnie Cooper : « Quelle ambiance… C’était chaud et il était important de montrer à tous ces fans que l’on pouvait bien jouer. C’est ce qui s’est passé. Quand l’attaque est au diapason de la défense c’est formidable. A plus 17 , ils ont une grosse réaction mais on reste solidaire et on ne les laisse pas nous menacer. On savait que ce n’était pas un match qui se gagnerait à 17 points… On était prêt à résister… »



(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2004/2005)