Elan - Roanne: 100-65

Palais des Sports, 4200 spectateurs


Photos SUD OUEST



Lonnie Cooper

Thierry Gadou


TJ Lux


Stats


Compte-rendu

A la manière dont Artur Drozdov s’est occupé d’entrée de jeu du cas Harper, on a vite compris que l’Elan n’était pas à toucher avec des pincettes, qu’il avait bien sur l’estomac le week-end dernier, et qu’il entendait en faire appel.. Trois fois, l’Ukrainien obligea son adversaire à des marches arrières spectaculaires, et à se débarrasser du ballon…
C’était bien entendu le meilleur moyen de mettre le match sur les bons rails et comme CC Harrison, ayant lui aussi des comptes à régler avec lui-même, trouvait les ouvertures, l’Elan prit le match à bras le corps. Très joueurs les Roannais tentèrent bien de suivre le rythme, mais ils offraient des largesses défensives qui n’allaient pas passer le cap du second quart. Passés en zone, ils essuyèrent un premier éclat spectaculaire qui fit passer le score de 29-23 à 40-23.
Il faut dire qu’ils étaient tombés sur un Lonnie Cooper bien décidé à nez pas raté ses débuts au palais… Sa blessure aux oubliettes, le meneur US mit l’équipe dans le sens de la marche et la fit avancer constamment…
Parfait en défense, presque parfait en attaque ou Rupert apportait un bel écho, l’Elan nageait en plein bonheur au repos, atteint sur un score de 52-30 qui traduisait bien l’investissement des deux côtés du terrain.
Ce que l’on ne savait pas encore c’est que cet Elan, allait revenir des vestiaires avec le même état d’esprit et le même appétit glouton…
Et alors, ces Roannais qui entendaient jouer les yeux dans les yeux avec leur rival, se contentèrent de regarder jouer les béarnais qui s’appuyèrent sur un TJ Lux de gala et un Cooper parfait dans son rôle de justicier (3 sur 3 à trois points après la pause). Un 14-0 fit monter l’addition à 74-36 et au buzzer du troisième quart Roanne était proprement rubicon : 80-40 ! L’Elan avait tiré 14 lancers francs dans ce quart temps contre aucun à son rival, ce qui disait encore bien la détermination des uns et des autres…
Comme le quatrième quart repartait sur un nouveau 5-0, le tableau s’affolait encore : 85-40 puis 87-42…
Dans un souci de privilégier le spectacle les béarnais perdirent alors de leur rigueur et ajoutèrent trop souvent la passe de trop, Roanne reprit quelques couleurs et s’offrit même un 15-1 qui colmatait la brèche ouverte, mais l’Elan ne pouvait pas ne pas terminer son ouvrage comme il l’avait commencé…
Le match clos depuis belle lurette permettait alors à Julien Blanchot et Jonathan Aka de rentrer à leur tour sur le terrain…
Le premier grappillait le rebond offensif du 98ème point et sur l’avant dernière attaque le second faisait exploser le palais en inscrivant le 100ème point… 100 points marqués pour 65 encaissés, la balance était on ne peut plus positive…


Déclarations

Dider Gadou : « On sortait d’un week-end difficile, et on accueillait une équipe qui avait de la qualité … La capacité de réaction de l’équipe a été étonnante. Ca prouve bien qu’on a de la moelle et que ce match de Strasbourg n’avait rien à faire là à cette époque de la saison. Je suis content que l’équipe l’ait digéré comme elle l’a fait ce soir.
Vu l’écart on ne peut rien demander de plus ni reprocher quoi que ce soit aux joueurs… Je ne m’attendais tout de même pas à voir des joueurs comme Harper à 6 points 2 sur 10 aux tirs, Spencer à 8 points et 4 sur 12… Les garçons ont mis du cœur à l’ouvrage. »

Lonnie Cooper : « Il fallait renouer avec la victoire et c’est fait c’est le plus important ce soir… Plus que ma rentrée…
On a tous bien joué et c’est agréable de rentrer dans ces conditions… J’avais beaucoup travaillé mais pour autant je ne m’attendais pas à jouer aussi longtemps. C’est la décision du coach, ça me va bien dès lors que mes jambes ont bien tenu. »

Thierry Rupert : « Après la défaite de Strasbourg on a commencé à entendre des choses ici et là… Il était donc important de réagir et de monter qu’on était toujours là. L’équipe a eu une belle réaction collective et c’est tant mieux. »

Thierry Gadou : « C’est une bonne victoire. Surtout au niveau de la lucidité et de la sobriété de notre jeu. Il faut remercier Cooper qui nous a mis dans le rythme. C’est un meneur qui a du timing et qui fait avancer l’équipe. »


(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2004/2005)