Hyères - Elan 76-64
Compte-rendu
La flamme s'est éteinte
Le paradoxe pourrait être
que lElan na pas été spécialement battu à
lendroit où il était le plus affaibli depuis le forfait
de son capitaine, sajoutant à celui de son maître à
jouer, Chatman, cest à dire à la mène. Jason Rowe,
le poison et moteur varois a même plutôt bien été
contenu, virant à 2 points au repos et terminant à 11, soit assez
loin de ses habitudes. Xane dAlmeida na donc pas à rougir
de sa performance défensive.
Mais il faut toutefois relativiser, car cest sans doute aussi pour avoir
beaucoup souffert, après le repos, à développer du jeu
que lElan sest pris les pieds dans le tapis samedi soir. Et lon
ne mesurera jamais vraiment, à cet égard, leffet néfaste
qua pu avoir sur le groupe la mauvaise nouvelle supplémentaire
accablant lElan dès le vendredi soir avec lindisponibilité
de Fred Fauthoux pour un mois minimum lorsque le landais était parti
de Pau convaincu de pouvoir jouer
A limage dun capitaine abattu et disant avoir été
à deux doigts de chialer, cest tout lédifice qui a
paru chanceler, tanguer et ne jamais trouver la vitesse de croisière
qui lui avait permis cette constance depuis un mois
« Nous navons jamais durci le match, nous navons jamais trouvé
lagressivité nécessaire », se désolait Didier
Gadou après coup, convaincu de ce quil avait manqué létincelle
au cours de cette soirée marquée aussi par le retour de Laurent
Foirest sur les planchers.
Un Foirest qui ne pouvait en aucun cas jouer les messies et qui sest contenté
de 11 minutes sans le moindre point (0 sur 3) mais qui na pas non plus
ressenti la moindre gêne ce qui est plutôt de bon augure. Non celui
qui a le vent en poupe ces temps ci cest Drozdov et cest sur ces
ailes que lElan allait le premier décoincer le mano à mano
du premier quart dheure. A trois sur trois à trois points plus
une 3ème faute dAsceric provoquée sur un drive, lUkrainien
offrait le premier vrai break du match (31-22).
La sortie dun Rowe hyper surveillé (1 sur 7) aurait pu aider lElan
à pousser plus loin, mais cest bel et bien les secondes, voir troisièmes
chances offertes , et la perte des duels, notamment contre Bernard qui annihilèrent
avant le repos cette échappée furtive. Un 8-14 brisa les illusions
béarnaises rendues aux vestiaires avec un pécule amoindri (37-34).
On avait malheureusement vu durant ces 20 minutes, le meilleur de lElan
qui ne reproduisit pas loin sen faut un basket aussi maîtrisé
dans lensemble. Et sil préserva jusquà 44-40,
son leadership sur le match, on notait tout de même un retour de Rowe
aux affaires, 7 points suivis, et puis surtout une forte pression sur la mène
paloise qui entraîna un net refroidissement des ardeurs béarnaises.
On vit ainsi Lux, Gadou, mais aussi Marcelic en difficultés dans leur
duel et le diférentiel des lancers (7 contre 16) come le petit nombre
de passes décisives de lElan traduisent sommes toutes net assez
nettement la difficulté à laquelle se heurta un Elan mis sur le
reculoir par Bernard mais aussi le tandem Milling-Lockhart. Un 0-10 en milieu
de troisième quart qui se termina en 14-2, renversa le cours des choses
et bien entendu lenthousiasme des locaux sen trouva décupler
dès lors quils prirent à leur tour les devants (56-48).
Drozdov dont le rayonnement en avait pris un coup dans ces dix minutes là,
se retrouva bien pour entamer la course poursuite dans le dernier quart alors
que lElan était passé en zone pour stopper la percussion
locale, et il y eut match jusquau bout puisque lElan revint à
trois points (59-62) après avoir été lâché
(52-61) mais il était clair que la dynamique restait Hyéroise.
Et elle le resta même si dans sa course folle lElan lâcha
au final un débours loin de la réalité des choses (64-76)
La réalité cest que leffectif boitait bien bas et
que les cadres si précieux jusque là avaient semblé manquer
de flamme.