Vichy - Elan 76-102
Compte-rendu
Après un départ autoritaire (8-2, puis 26-13 à
l'initiative de Marcelic-Chatman-Nwosu), l'Elan est parvenu à la mi-temps
avec une avance de 9 points (49-40) avec de bons passages de Fauthoux et Drozdov.
La JAV s'est jetée dans la partie pour tenter de revenir, l'écart
oscillant entre 6 et 10 points, pendant que du côté de l'Elan,
c'est TJ Lux qui enquillait les paniers, pour un score de 65-59 pour l'Elan
à la 30ème minute. L'entame des 10 dernières minutes allait
s'avérer cruciale, se rapprochant à 4pts (61-65), l'Elan trouvait
en Thierry Gadou le joueur qui allait faire la différence en inscrivant
3 paniers à la suite pour les palois et en captant un rebond offensif
très précieux alors que l'ambiance dans la salle devenait brûlante!...
Reprenant de l'air, l'Elan allait ensuite asphyxier les locaux, pour finir sur
un feu d'artifice offensif, tous les joueurs participaient, et l'Elan s'envolait,
atteignant les 100 points par D'Almeida, pour s'imposer nettement 102-76.
Est-ce pour savoir que cette équipe aux abois ne leur lâcherait
pas, le moindre point? Est-ce pour avoir si mal démarré il y a
un an que les béarnais ont réussi cette fois le départ
parfait? Quils se sont engouffrés dans ce match comme des morts
de faim ? Peu importe, lessentiel restant bien que lElan ait pris,samedi
soir,le match à bras le corps et par le bon bout, ce qui lui a évité
davoir à souffrir au delà du raisonnable pour poser son
empreinte et de belle manière, surtout au bilan des 40 minutes.
Un départ parfait donc avec Nwosu deux fois en action, Marcelic au poignet
affûté et une balle volée de Gadou qui entraîne le
premier rappel des Vichyssois sur leur banc pour un temps mort qui saccompagne
aussi derrière dun passage en zone, la 1-3-1 si chère à
Sénégal. Rien de mieux donc pour calmer lardeur des locaux
et de leur salle :15-4, 20-7.
Cest le premier bon point à décerner aux béarnais.
Le second cest davoir terminé comme ils avaient démarré,
à fond les manivelles et ce malgré 35 minutes supplémentaires
de cette zone dont on a souvent parlé ici comme dun calvaire, un
boulet attaché au pied des attaquants. Plus 26, cest une mesure
digne dune équipe de standing chez la lanterne rouge. Avec à
la clé 102 points, 23 passes décisives, 11 ballons perdus et une
moisson de rebonds comme jamais, 45 contre 24
Et si les éternels insatisfaits ne verront là quun différentiel
naturel chez un dernier de classe, lElan trouvera, à juste titre,
matière à satisfaction. Ne serait-ce que par respect pour un adversaire
qui en fut un et qui comme prévu alla jusquau bout de ses ressources
pour retarder léchéance. Car peut-être bien quun
Elan moins accompli, moins serein, moins cohérent naurait pas de
la sorte marcher sur la dépouille dun adversaire quil amena
à capituler. Après avoir souffert. Vichy nabdiqua pas sur
le premier coup daccélérateur de lElan, il plia mais
cest tout et dès que son adversaire eut un moindre coup de moins
bien il sengouffra toute énergie au vent pour entretenir la flamme
de lespoir. Tant que Marcelic et Fauthoux trouvèrent louverture
de loin, lElan surfa sur son bonus initial et la zone en question vola
en éclat. Au terme ou presque dun second quart pourtant plus permissif
de sa part il avait encore un joli matelas (49-33) mais deux échecs plus
loin et deux contre attaques locales plus tard il avait beaucoup gâché
: 49-40 au repos. Le reproche quon pouvait lui faire et que Gadou lui
fit cétait davoir accepté de jouer avec Vichy plutôt
que de continuer à lépoumoner défensivement.
Il y eut donc comme un souffle de folie à la reprise, puisque la JAV
respirait encore. Et lon crut voir ressurgir les démons de Dijon
puis de Nancy lorsque ce troisième quart tourna encore à lavantage
des locaux. Pas de beaucoup sans doute (2 points) mais suffisant pour désinstaller
la sérénité ambiante, entamer les rouages dun collectif
ma foi sûr de lui.
65-59 ce nétait même plus un passeport pour lavenir
! Dautant moins que la première attaque de lElan dans ce
dernier acte se soldait par un ballon perdu et deux points faciles. 65-61, cest
là quun Elan en proie à la maladie du petit bras, en mal
de solutions aurait été sacrément exposé, menacé.
Sil ne le fut pas pour deux sous, sil vint éteindre le cratère
en fusion que la salle était devenue, cest quil se resitua
tout de suite et sen vint pilonner à lintérieur ce
qui reste une garantie supérieure aux tirs lointains. Un gros passage
de Thierry Gadou (6 points et un rebond offensif en continu) remit de leau
sur le feu (72-63) et comme Lux vint au relais tout de suite après, Vichy
retourna derrière la barrière des 10 unités (80-68)
Les intérieurs, avec aussi un Nwosu actif et intense, venaient de mettre
la touche finale à un succès qui allait samplifier dès
lors à la vitessse grand V puisque ce bras de fer avait coûté
aux locaux leur dernière réserve de carburant. Sur les rotules,
Smith usé par le travail de sape de Marcelic et Makanda ne vivra pas
les 4 dernières minutes et Andrikaïtis, le leader intenable du premier
acte (16 points) sombrait aussi
LElan sen donnait alors à
cur joie à limage dun Marcelic très compact
des deux côtés et qui soffrait un panier à 4 points
pour franchir le cap des 20 points (91-70). Une invitation faite au coach pour
louverture du banc, sans que celle-ci ne gâche quoi que ce soit
au demeurant, 97-72, et 102-76, lElan récoltait le joli fruit de
sa supériorité physique et de
son bon départ !
Déclarations
Didier Gadou:" Marquer 102 points devant 35 minutes de défense de zone 1-3-1, c'est une vraie progression si l'on se rappelle les problèmes que nous avons par exemple rencontrés à Clermont dans une même situation... Ce soir, l'équipe a bien géré, le physique a payé, on les a éprouvés et on a gagné à l'usure. C'est une victoire importante même si ce n'était qu'à Vichy (qui est mal classé), car j'ai le sentiment que rien n'est gratuit, contre une équipe qui a vraiment tout donné".
Davod Marcelic: " Ce n'est jamais facile à l'extérieur. La défense en seconde épriode nous a permis de fatiguer leurs shooteurs. Je suis très satsifait de la philosophie avec laquelle nous jouons désormais, il y a beaucoup de solidarité dans l'équipe, et ce soir, elle a été nécesaire".
Thierry Gadou: "Vichy est un peu à l'agonie en ce moment, donc ils ont tout donné et la salle également. On ne l'a jamais eu facile, mais nous avons toujours su nous resituer et au bout de 30'on a bien vu qu'ils étaient dans le rouge. On travaille bien, et cela paie...".
Fred Fauthoux: "L'an dernier, on s'était fait surprendre... Les anciens avaient retenu la leçon, et là, on a pris le match par le bon bout... Dans cette salle, il est capital de faire la course en tête. C'est ce que nous avons fait, et bien fait!... L'équipe continue de se construire...".
TJ Lux: "C'est une salle très difficile, qui ne lache rien, la zone 1-3-1 a bien été négociée, et dans le 4ème 1/4 temps, on leur a bien mis la pression, qu'ils ne pouvaient plus supporter.".