Elan - Le Mans 84-75
Palais des Sports, 7250 spectateurs
Photos SUD OUEST
Stats LNB
Compte-rendu
Ce nétait pas engagé de la meilleure des façons,
ce sprint final, ce money-time comme ils disent de lautre côté
de lAtlantique
Non, les manceaux en solides leaders et avec toutes
leurs vertus physiques venaient deffacer lardoise et menaçaient
forts de passer laddition en suivant. Ils nétaient plus apparu
en tête depuis la 13 ème minute(25-19) et là il nen
restait pas même cinq à jouer
Mais pour avoir terminé
le troisième quart sur un 10-2 cinglant, ils étaient revenus de
lenfer dans lequel la belle solidarité béarnais, le bel
effort collectif sous le cercle, les avaient plongés
Plus onze
deux fois dans ce match de titans où lon passa souvent son temps
à se rendre coup pour coup, ou plutôt points pour points, cétait
un véritable livret dépargne planqué dans un coffre
fort. 52-41 puis 56-45 donc, sur un 10-0 qui avait dénoué ce bras
de fer et mis le feu au palais. Mais Price, super lutin sur deux triplé
magiques et Skelin plus efficace au rebond offensif sur le coup quaux
lancers francs, infligèrent la pareille à des béarnais
souffrant alors de lusure du temps sous les panneaux
En pilonnant la peinture de lElan, les manceaux retrouvaient toutes leurs
couleurs ou presque et Skelin faisait effectivement mal, provoquant les 4èmes
et 3èms fautes de Nwosu et Petro
Heureusement que le pivot Croate
soit resté le tireur de lancers-francs quil était en Béarn
Car il ne convertit que 3 des 8 tirs de réparation quil alla chercher.
Heureusement que TJ Lux, la rotation du poste 5 pas encore affecté par
les fautes ait su surmonté sa grippe et sa fièvre pour venir apporter
lécot dont il a pris lhabitude désormais. LElan
sauva sur un panier à trois points de Chatman, lirréprochable
Chatman maintenu 40 minutes sur le terrain, lavantage quil avait
vu fondre et cela restait un sacré stimulant pour attaquer le dernier
acte.
Trois fois, les deux camps se rendirent coup pour coup de 58-55 jusquà
64-62 mais lElan lâcha Price qui renversa la donne (64-65)
Le Mans sembla même séchapper dans ce final où le
moral allait jouer un grand rôle
69-64, on vous la dit et puis
encore un contre diabolique et magistral de Bokolo sur Chatman parti pour un
lay-up décole.
Venait-on dassister au tournant de ce choc ? Chatman apporta la réponse
dans la foulée
Récupérant le ballon que Bokolo lui
avait claqué sur la figure, il sécarta, pris bien soin de
vérifier quil avait les pieds en dehors de la ligne à trois
points et, comme seul les grands champions peu souvent pris par le doute, il
arma un missile qui fit mouche et remis lElan dans le sens de la marche
(69-67). Chatman encore et toujours bonifiait à lopposé
du terrain un gros rebond défensif de Nwosu et cette fois lElan
reprenait la main (70-69)
.
Il avait trop donné au sacrifce collectif, trop tenu tête à
lescouade mancelle pour la lâcher. Marcelic trouvait lui aussi la
cible et si Amara Sy effaçait ce plus 4 dun tir aussi limpide,
lElan retrouvait sa soif de vaincre sur lattaque suivante qui voyait
Turner commettre une faute anti-sportive sur Rupert que Chatman avait libéré
dun passe dans un mouchoir. Rupert ne tremblait pas plus aux lancers franc
que ses partenaires auparavant (19 sur 22 au total) et sur la balle rendue si
Drozdov échouait, Sy limitait
La balle à suivre était
celle du match assurément et Chatman offrait un caviar à Rupert
qui soffrait un dunk dont le palais sennivra
La fin ne fut
que chansons des curs béarnais et de leur banda
Le Mans, le leader était battu en Béarn par la bande à
Didier Gadou, une bande de vilains garçons pleins de « gnac »
Déclarations
Didier Gadou : « Cest juste un match, certes mais il fait du bien. On avait une occasion de ne pas lâcher prise avec le haut du tableau et on a répondu présent en remplissant le contrat que lon sétait fixé à savoir contrôlé le rebond, ne pas sexposer à leur s tirs à trois points, ne rien lâcher et nos ballons perdus prouvent quon na rien lâché (7) et puis mettre les lancers .On a aussi vu une âme, une équipe avec du cur et je vois un groupe heureux dans les vestiaires. Bref cest un succès qui fait le bonheur du jour sachant que demain sera autre chose Pouvoir réussir ce genre de match on peut, ça on le savait, il faut le refaire. »
TJ Lux : « Jétais fébrile, javais des frissons et de la fièvre mais il men aurait fallu davantage et beaucoup plus pour ne pas jouer ce match qui était attendu comme un tournant pour les deux équipes. Mais cest surtout nous qui jouions gros puisquon na pas eu encore loccasion de faire souvent plaisir à notre public et puis par rapport au club dont on sait quil attend plus Mais on travaille et nous nen sommes quà la mi-saison, alors continuons à progresser »
Mire Chatman : « Ce fut je crois le gros match annoncé. Des deux côtés on a vu beaucoup dorganisation, beaucoup de combat. Le Mans venait ici avec une réputation très flatteuse et méritée. Il fallait que lon donne 100% et si on avait pu davantage on laurait fait On est content pour les fans du club, pour le club, pour nous. On a eu le sentiment de leur donner du plaisir et on en a pris. Ce doit être un start pour notre saison et on doit comprendre quil ne faut plus se relâcher comme on la fait parfois »
Fred Fauthoux : « Pour nous cétait primordial, pour eux cétait hyper important. Ils sont venus ici très motivés comme tout le monde On nest pas mort et on poursuit la série en championnat (3 succès de suite en championnat). On a aussi gagné en respectant les objectifs fixés en début de match et ça cest aussi appréciable. Et puis quand on retrouve un palais bien garni et bruyant, ça fait plaisir à tout le monde. A nous de ne pas nous arrêter en si bon chemin. »
Thierry Rupert : « LElan avait été enterré par beaucoup Nous nétions plus candidats à rien Ce soir on est encore là Ce qui nous a manqué jusque là cest la constance, mais cette victoire nest pas anonyme, elle prouve quelque chose qui peut déboucher sur autre chose. »
Johan Pétro : « On a bossé dur depuis le retour de Trévise
avec trois séances dentraînement. On ne est récompensé
par ce résultat. On est au niveau du leader du championnat de France,
il faut lêtre désormais dans la durée. Ce nest
pas la première fois que léquipe répond présente
à un gros défi, à nous de multiplier ce nombre de fois.
»