Elan - Chalon:82-90

Palais des Sports, 4800 spectateurs


Photos SUD OUEST (Marcelic-Chatman-D'Almeida-Chatman-Rahimic)


Stats LNB


Compte-rendu

On ne revient jamais tout à fait de l’enfer… L’Elan n’en n’est pas revenu pour avoir oublier que, si les matches se gagnent souvent après le repos, ils peuvent se perdre durant la première période… Et le viatique que les béarnais pleins de largesse défensives (15 points du seul Jackson et à 100% dans le premier quart) a suffi aux Chalonnais pour supporter la révolte des béarnais…
Mais si le premier quart avait été le All Star de Stanley Jackson, le second fut un calvaire pour l’Elan qui réduisit d’entrée de 7 à 5 son handicap (17-24) avant de s’effondrer totalement subissant un 0-14 rédhibitoire (19-38) qui souleva une belle bronca du palais à l’encontre des siens…
Comme à Moscou, Marcelic allait bien jouer les pompiers de service, autant par ses paniers bonus (7 sur 12 encore), se chargeant même de la défense sur Jackson, et stopper l’hémorragie pour limiter la casse au repos (28-42). Mais l’Elan avait tout de même mis plus de 5 minutes entre ses deux réussites de cette seconde période de dix minutes… Marcelic au four et au moulin plus le savon de Didier Gadou dans les vestiaires, l’Elan revint autrement habillé et déterminé, comme si l’arrivée de Foirest (qui ne peut-être utilisé qu’en continu pour ne pas réveillé la douleur) suffisait à sécuriser l’ensemble…
L’Elan Béarnais entama donc une poursuite infernale et deux fois il crut revoir le bout du tunnel. Lorsqu’il revient à 4 points à 45-49 d’abord (26ème) sur deux balles volées et une fusée de Marcelic l’incontournable, puis à 57-61 d’entrée de dernier acte… mais Chalon ne paniqua guère trouvant des solutions certes atypiques mais connues et fonctionnant à merveille… C’est ainsi que les joueurs extérieurs (Dondon notamment) vinrent briller dans la peinture, et que les intérieurs se régalèrent des positions extérieures (Best)…
Et chaque fois, de la sorte, les Chalonnais fins tireurs lointains eux aussi , renvoyèrent les béarnais à des distances qui le temps aidant annoncèrent bientôt l’échec…
Notamment quant à 57-61, trois triplés consécutifs de Mokongo, Best et Dondon, contre un lay-up raté de Rupert, re-creusèrent l’écart du repos (57-70)…
Une dernière salve de Marcelic (31 points au total et les efforts de Chatman ramenèrent encore une fois à moins 9 mais c’était peine perdue… Le chrono avait beaucoup trop tourné et l’Elan trop tardé à serer sa garde…
Pierre Seillant allait accuser le coup avancer d’annoncer que c’était plus que le club en pouvait en supporter…


Déclarations
Déjà très affecté par l’annonce du décès, une heure avant le coup d’envoi, de Léon Pierre Eugène, qui 6ans durant porta le numéro 5 de l’Elan (76 à 81), et victime à 52 ans d’une congestion cérébrale, Pierre Seillant l’était aussi à l’issue de la rencontre perdue par l’Elan contre Chalon…
Mais Pierre Seillant ne cède jamais au désarroi lorsque l’Elan lui fait mal, alors il a annoncé des mesures…
« Il y en a qui vont comprendre que leur place n’est plus aussi. J’ai le sentiment de ce quelques uns ont ici le c… dans le miel. Ou alors ils ne comprennent pas ce que leur demande le coach ? Ils font le contraire, c’est que le costume de l’Elan est trop grand pour eux il faut donc trouver des solutions plus tôt que prévu… Si on trouve quelqu’un il viendra, on nous a fait deux propositions on va voir… »
Verra-t-on arriver un pivot ou un ailier ? l’Elan attendra ce dimanche matin la décision médicale concernat Laurent Foirest utilisé samedi en seconde mi-temps seulement, sachant que son genou ne lui permet pas de s’arrêter trop longtemps au risque d’augmenter la douleur…
Car pour Pierre Seillant, indépendamment des insuffisances de la première période « il est clair qu’on ne voit pas le véritable Elan. On ne peut pas jouer sans Fauthoux, Foirest et Drozdov. Marcelic est trop isolé à l’aile. »
Et, le directeur exécutif de mettre l’accent sur la rentrée du Marseillais : « on a tout de suite eu une autre allure. »
Donc ? « Soit il peut continuer et il joue, soit il ne peut plus et on cherchera quelqu’un, sans oublier de s’attaquer au problème des intérieurs. On ne peut plus rester en l’état, par rapport au public, aux partenaires, par rapport à nous-mêmes. »
Pierre Seillant allait mettre son staff au travail tard dans la nuit, car « si j’ai passé une très, très mauvaise soirée
Et s’il faut faire le dos rond, on va réagir… »


(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2004/2005)