Nancy - Elan 85-74

6200 spectateurs


Stats LNB


Compte-rendu

Il y a malheureusement toujours deux Elan, celui du Palais et celui qui reste sans la moindre valeur à l’exportation… Incapable de valider loin de ses bases ses fondations. Samedi soir à Nancy, Laurent Foirest, en tenue de gala, les a portés longtemps, pendant une petite demi-heure, le temps pour lui de convertir ses sept tentatives au delà de la ligne du bonus, le septième de cette somptueuse série donnant à l’Elan un avantage (49-48) qui sera malheureusement le dernier. Puisque juste derrière, la rotation de Mire Chatman (36 minutes encore) ne put être assurée par un Fred Fauthoux dont la douleur au genou s’est réveillée et lui a interdit de revenir en jeu. Xane d’Almeida aux commandes et passant en défense de zone, l’Elan encaissa un 8-0 rédhibitoire (62-54)…
L’entame du dernier quart temps ayant rajouté un 0-6, les carottes étaient presque cuites (56-69) et il y eut même alerte rouge lorsque Nancy appuya encore un peu plus sur l’accélérateur (78-60), mais un 9-0 orchestré par Chatman mit un léger baume sur la plaie grande ouverte (69-78)…
Bien maigre butin en vérité ! Surtout comparé aux défaillances criardes sur lesquelles reposent bien davantage les raisons de ce nouvel échec à l’extérieur… La première concerne les lancer-francs, exercice qui a tourné au cauchemar avec 2 réalisations pour 12 tentatives. Ce fut un premier chemin de croix dans un match qui s’est tenu, on l’a dit une demi-heure durant dans un mouchoir.
La seconde, et c’est celle qui, pour être récurrente, inquiète bien davantage, c’est la protection de la peinture… L’Elan a été massacré dans le secteur intérieur, ou Mc Clintock le pote de Chatman avec lequel il évoluait l’an dernier à Ventpils, Mc Clintock qui jouait le match qui devait décidé de son maintien ou non dans l’effectif lorrain, a régalé et payé la tournée générale. 27 points à 11 sur 17, 14 rebonds dont 6 offensifs, 36 d’évaluation, bref la totale.
Une autre illustration ? Les 42 tirs lorrains pris dans la raquette, contre 22, presque malheureux, pour les béarnais…
« Impossible de penser gagner un match si on ne met pas les lancers, si on ne défend ensemble », lâchera un Dider Gadou n’ayant pas reconnu les combattants de jeudi et peu tendre avec les siens… On l’aurait été à moins.
Dans ces conditions le show de Lolo le marseillais, la bonne tenue de Chatman ou le travail défensif de Drozdov-Marcelic qui éteignirent le redouté Kirksay (4 sur 13) ne pouvaient suffire à porter l’Elan vers son premier succès « on the road ». Au delà du premier quart (11 points de Foirest déjà), l’édifice craquela et le second tourna déjà à la rude épreuve (10 points marqués dont 6 de Foirest encore) avec en baisser de rideau un smatch extra-terrestre de Zanvieni sur Johan Petro…
Pourtant, rien n’était encore impossible, l’Elan avec sa traction arrière toujours effaça le débours du repos (33-38) pour apparaître en tête à 41-40 puis 46-45… le point de rupture n’était pourtant plus très loin. Et pour cause, plus le temps passe et plus les paniers lointains deviennent bien plus problématiques que ceux de dessous ou ceux de contre attaque…Deux secteurs qui ont fait cruellement défaut. Et loin du palais ce n’est pas vraiment une nouveauté.


(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2004/2005)