Elan - Dijon: 90-54

Palais des Sports, 4400 spectateurs


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Compte-rendu

Didier Gadou, leur a bien expliqué qu’ils n’avaient rien gagné, que tant qu’ils ne seraient pas capables d’enchaîner ce genre de production, ils n’arriveraient à rien, mais tout de même son discours terminé, il s’est tourné et sur le grand tableau blanc des vestiaires et d’un large coup de feutre, il a écrit « Dimanche repos, sunday off »… Et là , il s’est dessiné un sourire sur tous les visages des joueurs assis sur leur banc…
Ce sera le premier de tout le mois d’octobre et il est tombé quand même comme une récompense, loin de la corvée de l’entraînement auquel ils avaient eu droit, dès la descente du train au retour de Bourg…
Alors est-ce l’effet Foirest ? Est-ce l’effet Thierry Gadou chaleureusement accueilli par le palais ?
Est-ce l’effet de toutes les mises au point qui avaient eu lieu dans le clame mais qui avaient eu lieu ? Est-ce tout simplement que Bourg était trop gros pour être vrai ? Est-ce que c’est le fait que l’Elan ne sait plus produire grand-chose dès qu’il quitte son antre ?
« C’est déroutant » dira le coach, avant de respirer un bon coup et de tout de même se dire que tout ce qu’il a fait avec son staff depuis mardi n’a pas servi à rien…
Car du match, lui même on ne va pas vous dire grand-chose, l’évolution du trou séparant les deux équipes traduisant mieux que tout le reste les qualités qu’avait retrouvé, comme par miracle l’Elan, la fierté, l’honneur,la générosité, l’envie, la combativité, l’agressivité, la force, la solidarité et la cohésion… rien de bien extraordinaire en vérité.
21-7 dès le premier quart, 48-27 au repos, 78-48 dans le troisième, 90-54 au gong, on aurait pu jouer un cinquième quart temps que Dijon n’aurait pas revu la lumière pour autant…
Ente un défense qui étouffe l’adversaire et ne laisse qu’à Mandic puis Sanikidze les quelques espaces permettant de rares soubresauts, les béarnais ont fait cavalier seul de la première à la dernière minute , permettant bien entendu à de nombreux d’entre eux de se refaire de gros plaisir on pense notamment à Lux et Rahimic, qui terminent d’ailleurs meilleurs marqueurs de la soirée, mais c’est un détail… L’essentiel étant que sachant défendre à cinq l’Elan puise cavaler et dès lors régaler à l’image de ce ballon volé par Pétro, relayé par Lux puis Marcelic pour au bout de la course permettre un dunk de …Petro, ou cette interception que Drozdov achève par un envol en haute altitude…
Dijon au pain sec et à l’eau, ne pouvait plus dès lors confirmer que sa défense était une fois encore débordée mais que son attaque si redoutable ne pouvait guère franchir le premier rideau…
Mais le véritable essentiel c’est que les béarnais se souviennent d’abord que les matches vont s’enchaîner et qu’ils devront les répéter, ce sera jeudi soir par exemple un minimum…

 

Déclarations

Didier Gadou : « Que dire ? Que quand tu vois ça tu comprends encore moins…Je pense que c’est le résultat d’un tas de choses qui se sont passés depuis Bourg, sur le terrain comme en dehors… Et puis surtout une prise de conscience que le ridicule pouvait finir par tuer… Il y a eu de la volonté, de l’engagement, de bonnes choses même s’il y a encore plein de choses qu’il faut travailler. Les garçons ont montré qu’on pouvait quand même compter sur eux. On s’essuyait beaucoup les pieds sur l’Elan depuis quelques temps, ce soir on montre qu’il reste quelque chose sur lequel on doit continuer à bâtir…J’ai dit aux joueurs de penser uniquement à enchaîner…
Mais l’impression qui demeure, c’est que c’est tout de même déroutant de voir ce qu’on est capable de faire et penser à ce qu’on n’a pas été capable de faire à Bourg et à Roanne… J’espère que cette équipe ne sera pas déroutante… »

Dzenan Rahimic : « Ce n’était pas la même équipe que mardi… On sait jouer au basket, mais il faudra encore du temps, il y a trop de choses à régler avec tant de nouveautés pour que tout aille parfaitement très vite. Cela dit l’agressivité on doit l’avoir à Pau et au dehors… »

Fred Fauthoux : « On avait à cœur… On voulait montrer qu’on avait notre fierté, que nous ne sommes pas des nuls… Mais ça laisse aussi des regrets. Il faut penser à une seule chose, c’est que l’on n’aura rien prouvé tant que l’on n’aura pas enchaîné. Car le potentiel est là, c’est une certitude… »

TJ Lux : « C’est beaucoup mieux, c’est clair… Je suis heureux de voir que quand la défense est bonne on a une attaque conséquente avec plein de paniers faciles. Mais c’est un match et il nous faut beaucoup d’autres matches comme celui-là. »

Laurtent Foirest : « Je me suis senti lourd et un peu à la ramasse, rien d’anormal pour une reprise… Je suis content de voir qu’on peut. La réaction a été à la hauteur de l’échec de Bourg, c’est un bon point. Il ne faut surtout pas s’en satisfaire car sinon, Vitoria peut nous faire ce qu’on a fait à Dijon… »

Mire Chatman : « C’est un bon match défensif, on avait faim, très faim, car on avait tous honte… Il n’y avait pas beaucoup de choix ce soir. On a fait les bons souvent… On a eu beaucoup de contre attaques et ça aide… Il faut que ce soit le départ de quelque chose .»


(Gérard Bousarel-Christian Gout, 2004/2005)