Roanne - Elan: 74-82
Stats off. LNB
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
était la chronique dune rencontre annoncée
Si dans
leur séance de vidéo matinale les coaches navaient pas répété
dix fois le mot agressivité, ils ne lavaient pas dit une seule
Et ainsi prévenu lElan semblait avoir retenu la leçon. En
menant 23-13 et en obtenant le retour sur le banc du grand NDaye, après
sa seconde faute, à moins de deux minutes de la fin du premier quart
temps, ils avaient maté la zone adverse, douché lenthousiasme
des locaux et calmé les ardeurs dune salle bien entendu chauffée
à blanc pour la venue (et le chute
espérée) du champion
Seulement voilà face à cette zone mise au point par Choulet, le
premier grain de sable dans le bon ordonnancement du jeu béarnais eut
un effet catastrophique. Roanne malmené ayant haussé son niveau
dagressivité, lElan sen trouva soudain dépourvu
et de trop nombreuses balles perdures et trop de rebonds offensifs concédés
(7) plus loin les dégâts étaient énormes
A chev al sur la dernière minute du premier quart et les cinq premières
du second, lElan donna tous les bâtons dont Roanne avait envie,
pour se faire battre. Il encaissa un cinglant 26-5 qui le relégua à
11 longueurs (39-28).
On se retrouvait donc dans le contexte du scénario redouté, à
savoir la que la faculté des Roannais à courir sur tous les ballons
récupérés était en mesure de mettre la salle en
fusion avec toutes les conséquences que cela entraîne
LElan
eut la bonne idée de ré-ancrer son jeu à lintérieur
pour réagir sans tarder et recoller à deux longueurs au repos
(41-43) . Ce qui ne satisfaisait nullement Fred Sarre puisque les 43 points
concédés constituaient un crédit bien plus important que
la moyenne ordinaire des locaux (35).
La mi-temps ne fut donc pas des plus calmes et chacun fut rappelé à
plus de maîtrise et de contrôle. Lavantage cest que
le discours musclé de Fred Sarre nétait pas tombé
dans loreille de sourds. Dix minutes plus avant, les locaux navaient
trouvé louverture que pour 12 petits points et sils sétaient
arc-bouté derrière cette maudite zone pour encore contrarier lElan,
lessentiel était bien de faire la course en tête pour attaquer
la dernière ligne droite
60-55, lElan ne roulait pas sur lor,
mais il avait retrouvé ses esprits et sa défense. Celle avec la
quelle il allait contrôler le dernier quart se ménageant dentrée
9 points davance sur deux fusées de Lukovski et Foirest. Une bonne
gestion des ballons un axe intérieur reposant sur un solide duo Pietrus
Skelin, intransigeant nallait plus permettre à Roanne le
moindre espoir malgré les coups de folie de Ball, le meneur qui marqua
ce samedi soir que lors des quart- temps pair. Il ny eut plus en fait
quun retour des locaux à 62-64 qui donna quelques soucis sur un
0-6 qui redonna du punch à lambiance locale, mais cette fois lElan
ressemblait à un vrai Elan, et comme le dira Choulet, après coup
« quand on joue le champion il ne suffit pas dêtre bons mais
très bons ».
LElan passait donc sans plus dencombre, évitant à
Roanne (82-74), après Reims, un piège savamment tendu
Par
une zone de 40 minutes à laquelle Laurent Foirest et Mate Skelin disaient,
sourire en coin, quelle nétait plus dans le registre de leur
connaissance et sur laquell encore ils devraient se réadapter
Car
ce nest certainement pas la dernière fois que ce genre filet attend
les béarnais.
Fred Sarre : « 43 points pris en 20 minutes, cest trop Il est indéniable que notre déficit dagressivité se traduit au rebond offensif et sur le repli à partir de nos pertes de balles. Donc on ne démarre pas sur le bon tempo. La seconde période est plus conforme aux objectifs fixés notamment avec les 12 points concédés dans le 3ème quart. Le changement dattitude est radical et une fois encore il faut se féliciter de la capacité de réaction de léquipe qui va chercher un succès dans une salle où tout était prêt pour une opération de séduction. Ce Roanne était sans complexe pas sans ambition.»
Laurent Foirest : « On a un peu de mal mais 40 minutes de zone, ce nest tout de même pas génial Ils ont été agressifs à souhait et nous on multiplie les erreurs donc on les aide un peu et puis on resserre après la pause et cest mieux. Reste que ce match nous montre quil faut être plus constant puisque rien ne sera facile. »
Florent Pietrus : « 40 minutes de zone cest sûr mais
surtout il y a longtemps que lon navait pas joué une équipe
aussi agressive et aussi déterminé. Ils avaient des intentions
cest sûr et on a le tort de les remettre dans le match alors quon
est à plus 10
Ca vient de leur montée en puissance défensive
sur cette zone très haute. On panique un peu mais cest leur défense
qui nous met sous pression. Cest une équipe qui est moins à
laise quand elle ne peut plus courir mais pour lempêcher de
courir il ne faut pas perdre de balles cest ce quon a rétabli
en seconde période. »