Elan - Paris: 85-74

Palais des Sports- 5000 spect.

Il y avait ce mardi au palais beaucoup d’à côté… Le retour de Thierry Gadou, honoré comme le sont tous les « grands » anciens de retour à la maison, les trophées remis à Florent Pietrus (Euroleader) puis à Laurent Foirest (MVP français du mensuel Maxi Basket) , et puis ce coup d’envoi donné sous une ovation par les deux NBAers de retour, Boris Diaw et Mickael Pietrus…
Il y avait aussi un match sans enjeu, et puis encore un Paris affaibli par l’absence de Laurent Sciarra resté dasn la capitale. Ce Paris là, n’avait pas le volume à pousser l’Elan dans ses retranchements et si avec Collier et Thierry Gadou, il jeta les premiers feux offensifs pour accompagner l’Elan jusqu’au cap du premier quart (20-20), l’ouverture du banc allait fissurer l’ensemble même si un certain Thomas Larrouquis s’offrait un rebond offensif, histoire de faire revivre un autre nom célèbre à l’Elan…
Les hommes de Gadou poursuivaient donc leur travail d’usure et s’ils en cueillaient les premiers fruits au repos (45-32), le meilleur restait à venir dès le début du troisième quart, celui qui allait fixer la différence entre les deux protagonistes et qui prit la mesure d’un gouffre. Un effort défensif plus intense, une pression qui permettait de voler des ballons et envoyer Drozdov en contre attaque pour un concours de dunk en solo et parsi coulait à pic. En six minutes il n’allait vivre que deux paniers quand son rival lui assénait 20 points sans la moindre concession ! 20-0, la différence en était à 29 (67-38) et les objectifs de travail respectés puisque Paris virait à la demi-heure avec 44 points marqués (70-44)…
Il y avait alors deux matières de vivre le dernier quart… Soit l’Elan enfonçait le clou et poursuivait son travail de sape, soit il subissait la naturelle réaction d’orgueil des hommes de Monclar… C’est la seconde hypothèse qui eut cours comme on pouvait le redouter, les béarnais gérant leur pécule en se préservant et en faisant participer tout le monde… Les esprits s’envolaient sans doute à Bercy avant l’heure et Paris revenait avec les coups de poignet de Micoud. Non pas au point d’inquiéter l’Elan mais en réduisant de plus de moitié leur handicap. 85-74 au final, c’était l’histoire de la bouteille à moitié vide et celle à moitié pleine … Comme le disait un Didier Gadou dubitatif , « l’heure de vérité approche… »

Didier Gadou : « Ce fut un match très long. Il n’y avait pas d’enjeu sinon des objectifs de travail qui ont été respectés pendant trois quart temps mais que le quatrième a gâché… Il y a eu des choses intéressantes d’autres moins, on manque par exemple beaucoup de tirs ouverts et notre jeu de passes n’a pas été très brillant. C’est ce qui a nui au spectacle.
Ce soir on peut trouver beaucoup d’excuses, la chaleur, la longueur de la saison, la fatigue mais on est à 48 heures d’une finale et les moments de vérité approchent… Il faudra être meilleur à Bercy… »

Fred Fauthoux : « Les esprits étaient un peu à Paris, mais pas à ce paris là, à Bercy. A plus 29 on se relâche. Ce n’est pas digne d’une équipe qui prépare les play-off mais à 48 heures d’une finale tu ne peux pas empêcher les esprits d’être ailleurs. Les choses sérieuses commencent, il faut désormais croire en nous, je crois sincèrement que l’on sera présent".

Fabine Dubos : « C’était mon retour au Palais et on gagne, c’est bien. Sur un plan personnel, je souffre techniquement, j’ai eu du mal à retrouver les bons timing, à finir mes gestes, les automatismes. »


(Gérard Bouscarel - Christian Gout)