Elan - Gravelines: 89-92

Palais des Sports de Pau

Photos SUD OUEST...

L’exploit a bien eu lieu au palais des sports de Pau ! Signé par un Elan qui a réussi les tripes au soleil, à venait mourir à trois petites longueurs de Nordistes dont le seul et unique mérite aura été de profiter des malheurs béarnais… Malheurs qui n’ont cessé de s’accumuler comme si ce samedi 13 avait décidé d’être maudit. Car aux absences prévues de Florent Pietrus et de Nate Erdmann s’ajouta, samedi matin, celle de Mate Skelin, cloué au lit par une infection virale et une fièvre avoisinant les 40… Il avait rêvé mieux le grand pivot croate, surtout le jour de ses 29 ans… C’est donc avec 4 espoirs sur la feuille de match, dont Nicolas Racon pour lequel il s’agissait d’une grande première, et un Johan Petro appelé à se « farcir », l’énorme Korytek pendant 17 minutes que l’Elan entama ce match au scénario écrit d’avance …
Oui mais ré - écrit par les valides béarnais qui avec un cran et une énergie du diable ne lâchèrent jamais un adversaire que l’on aurait pensé plus conquérant et qui dut attendre que physiquement son challenger soit en chaussette pour rafler la mise… Un adversaire qui aura de surcroît bénéficier de la clémence très étrange de M. Carlos Matteus, le premier arbitre du match qui à lui seul réussit à s’attirer deux broncas qui feront date au palais. On pense notamment à cette décision, entre autres, qui fit hurler le peuple béarnais en tout début de dernier quart temps, lorsqu’il refusa le panier de Cyril Julian et frappa Johan Petro d’une faute offensive. L’Elan perdit là l’avantage au tableau d’affichage (62-63), un avantage qu’il avait repris en fin de troisième lorsque sur une balle volée Gauthier Darrigand s’en alla scorer deux lancers qui mettaient l’Elan aux commandes : 62-61!
20-21 après dix minutes, 43-45 au repos, les légions étrangères venues du Nord n’avaient pas franchement convaincues, on l’a dit, et la résistance de Lukovski, Julian et des leurs les perturba jusqu’à ce tournant du match derrière laquelle Strong s’en alla faire la différence (62-73) sans pour autant obtenir la démission de l’Elan qui s’appuya alors sur un Foirest révolté pour venir grignoter point par point le retard. Il s’en fallut donc de peu au final que l’Elan, ou plus exactement ce qu’il en restait, ne refasse surface comme il l’avait fait chaque fois lorsque son retard prit de l’ampleur, une ampleur qui ne culmina jamais à plus de 9 points et qui ne dura jamais longtemps…
Pour trois petites longueurs, il perdait son invincibilité à la maison mais dans des circonstances qui laissaient penser qu’à l’impossible nul n’est décidemment tenu….
Il restait à espérer que d’ici jeudi pour la venue de Rome, tous ceux qui avaient, encore une fois, beaucoup donné, se refassent une santé physique, que Koko Archibong n’ait pas raté l’avion à Los Angeles et qu’il soit une bonne pioche, et que Mate Skelin offre une rotation supplémentaire.


(G.B., C.G.)