Reims - Elan: 78-89
Reims, 2850 spectateurs
Stats off. (LNB):
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Compte-rendu
A plus 17 (59-42) et un peu moins d'un quart d'heure à jouer, Frédéric
Sarre et Dider Gadou ont-ils vu resurgir les fantômes rémois d'il
y a 11 ans? Quand l'Elan venu là pour la dernière fois avant la
descente aux enfers des champenois, mena pareillement de 17 longueurs avant
de se faire tordre le cou emporté par la furia locale, ce qui avait valu
à l'assistant coach et au capitaine de l'époque de vivre l'une
des mémorables colères de Pierre Seillant ayant peu goûté
la soirée, on s'en doute.
C'est que le rémois à la peau dure, loin de démissionner
face à l'ampleur de la tâche proposée s'offrit un retour
à moins Cinq (76-71) et toujours plus de cinq tours d'aiguille à
courir...On vous laisse imaginer l'ambiance dans laquelle le vieux complexe
René Tys tenta alors de porter les siens vers l'exploit pour lequel le
RCB avait déjà beaucoup donné...
L'Elan dut donc se retrousser les manches une deuxième fois pour éviter
de trembler jusqu'au bout et son autorité sous le cercle offrit alors
deux relances qu'Erdmann et Foirest conclurent d'un 5-0 qui l'envoyait cueillir
son troisième succès de suite.
Une deuxième fois disions nous... La première avait en effet ressemblé
à des travaux forcés.
La faute à une entrée en matière qui ne fut pas de luxe
loin s'en faut. Mais qui fut celle de Lux tout de même, l'américain
de Reims prolongeant après Martinez (Paris) et Mc Donald (Chalon)la liste
des pivots pourfendant la défense béarnaise. Les huit premiers
points furent siens et le premier quart le vit briller, bien épaulé
par son compère Vignier.
Le scénario n'avait rien d'inédit: l'enthousiasme, parfois la
furia rémoise chahuta un Elan qui concéda dans les dix premières
minutes la bagatelle de 8 balles perdues et de 7 rebonds offensifs. Que Reims
n'ait mené alors que 24-18 témoigne de la marge dont disposait
le champion qui allait aller chercher sur la ligne des lancers (19) les points
interdits par le jeu et surtout les par fautes qui allaient tomber drues fort
heureusement...C'est d'ailleurs sur l'une d'elle, énorme, que le score
bascula pour la première fois.
Julian s'étant fait démonter le bras s'en allait se faire justice
lorsque le coach rémois écopa d'une technique dont il pourra toujours
se mordre les doigts... Quatre lancers plus un panier de Lukovski sur la remise
en jeu, l'Elan mena 39-37 et sans doute lassé de se voir ainsi traité,
il fit tomber une averse de grêle qui le dégagea à plus
huit au repos (47-39) au terme d'un 14-2. La mi-temps n'ayant guère refroidi
l'ardeur défensive des béarnais, un 12-3 s'ajouta au débours
des champenois dont le handicap se chiffra donc à 17 points et dont les
illusions furent quelque peu douchées. Quand bien même on le sait,
ils eurent encore suffisamment de fierté et d'arrogance pour tenter de
taquiner le tableau d'affichage. Ils avaient pour trop puisé dans les
énergies pour y parvenir complètement.
L'Elan de Fred Sarre bouclait donc ce cycle de trois matches en six jours sur
un sans faute, ce qui est une bonne chose mathématiquement même
si, tout de suite, dans les vestiaires le coach s'est plu à rappeler
ce qui lui tient le plus à coeur, le cycle de travail en continu qui
se profile désormais à l'horizon.
Déclarations
Fred Sarre : "On termine le cycle de 3 matchs avec 3 victoires. L'objectif mathématique est donc atteint. Nous allons passer à l'objectif jeu, avec un cycle de travail qui va enfin offrir une continuité. Aux joueurs et au staff de faire évoluer les choses dans le bon sens car pour l'instant nous manquons de rigueur".
Cyril Julian : " Ce fut dur!... C'était le piège annoncé... Contre nous et l'Asvel, Reims fera le match de la saison... Je souhaite beaucoup de plaisir aux équipes qui vont venir ici dans cette salle très difficile. Si Reims ne perd pas courage, ils vont empoisonner beaucoup d'adversaires. On le sait, il faut se battre pour chaque point puisque nous sommes l'quipe à battre".
Fabien Dubos: "Scénario annoncé!... Une équipe qui n'a rien à perdre, qui tente le tout pour le tout et qui peut dérouter tout le monde sur l'enthousiasme. Leur première mi-temps a été d'une aggressivité terrible, heureusement que l'on a su géré leur euphorie. A +17, on assure et si Reims revient, on se rend compte qu'ils sont aux taquets. C'est une victoire bonne à prendre et je rappelle que Le Mans a plus souffert que nous dans cette salle...".