Elan - Reims: 84-85

Les mêmes causes produisent donc les mêmes effets… Avec trois absents sur la feuille de match l’Elan ne pass pas la rampe! Erdmann, Pietrus et Skelin en moins : Gravelines en avait tiré profit une première fois en décembre. Dubos, Lukovski, et Skelin hors service ce dimanche et c’est Reims, le promu, qui est venu sauter de joie au buzzer : 85-84, un dernier panier de Julian n’ayant servi à rien sinon à démontrer l’impossibilité, sur la défense rémoise à pouvoir libérer un shooteur à trois points, ce seul panier bonifié ayant eu le don d’envoyer les deux équipes en prolongation…
Les Rémois ont donc touché le dividende des malheurs béarnais, mais ils ont aussi été payé de leur application défensive en alternant constamment leur stratégie et de surcroît ils ont été porté offensivement par un Marcus Wilson dont la feuille de stats (30 points à 10 sur 12) dit suffisamment le cauchemar qu’il fut pour la défense de l’Elan. Une défense qui dans un ordre d’idée générale a manqué de constance… Et l’Elan a sans doute aussi commis l’erreur de penser que ces rémois là n’avaient pas la taille à les inquiéter. Ils se sont ainsi contenté de marcher sur le bord du précipice, oubliant qu’en laissant les champenois les suivre de trop près, ils risquaient de s’y faire pousser et d’y tomber sans corde de rattrapage… A se montrer avare de leur engagement, à ne mener que petitement même si fut constant, ils sont donc tombés dans le piège tendu par un adversaire dont le plus grand débours culmina à 7 points à deux reprises (66-59 et 68-61) en fin de troisième quart temps… Le panier rémois de Cantamessa à la sirène de la demi-heure fut d’ailleurs salué par une première désapprobation du Palais… Comme au repos, Reims, qui n’avait guère concédé de terrain (44-44) menant même à 29-28, annulait donc son retard et se posait en challenger (68-66). Quatre minutes et trente trois secondes plus tard, il passait aux commandes (71-70) sur deux coups de patte de l’inévitable Wilson et pire encore l’Elan encaissait un 6-0 alors qu’il avait repris la main à 74-72 ! Pour ne pas avoir prévu que la maison était menacé d’incendie, les béarnais n’avaint pas de sceaux d’eau à leur disposition pour éteindre le feu naissant (78-74). Faute de rotations bien sûr de concentration défensive aussi, ils ne revinrent jamais plus près qu’à une longueur (81-82)…
Ni Thomaku, ni Wilson ne tremblèrent sur la ligne des lancers et Reims s’imposait dans un palais pas content du tout…
Il ne restait plus qu’à souhaiter que d’ici mercredi Lukovski et Skelin soient de nouveau opérationnels, puisque l’Elan qui s’inclinaient pour la 4ème fois cette saison en championnat, vérifiait que chaque défaite faisait état d’absences et d’une impossibilité chronique à les surmonter…


(G.B., C.G.)