Finale
: Elan - Asvel :
2-1
L'ELAN CHAMPION DE FRANCE
2003...
Semaines des As - Coupe de France - Championnat de France
2 0 0 3 : Le triplé
historique....!
A Pau,
Palais des Sports en folie, le 28/06/2003
8200 Spectateurs -
Photos Claude
Jouansserre










Les Stats
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A Villeurbanne, le 24/06/2003
Asvel 102 - EBPO 78
Pour une copie conforme ce fut une copie conforme, sur le fond comme sur
la forme, dans le scénario et le script. Sauf quil a fallu inverser
les noms... Et mettre dans la colonne des plus celui de lASVEL quand samedi
soir cest lElan qui loccupait. Avec la même intensité
avec les mêmes différences, criardes et cruelles, trop dailleurs
pour que dans les deux cas elles soient révélatrices de lécart
séparant les deux candidats à une couronne fort disputée...
Les yeux dans les yeux pendants les 10 minutes dentame (23-21 à
Pau, 23-23 mardi), puis une première pousée des « locaux
» avant la reprise (48-41 et 53-43) qui donne une première idée
des volontés et un troisième quart-temps qui fait tomber les masques
et où tout se dénoue, lElan avait viré avec 17 points
de viatique, lASVEL en comptait 24, cest dire que la fin ne servait
plus à grand chose...
Béarnais et Rhodaniens poussèrent même le bouchon jusqu'à
reproduire leur copie dans le moindre détail : 2 fautes avaient frappé
Smith en 128 secondes, deux tombèrent sur les épaules de Lukovski
en 116... Et lagressivité mentale qui est le fil conducteur de
laffrontement se retrouve parfaitement encore dans le nombre de fois où
les équipes se présentèrent sur la lige des réparations
: 13 fois contre 4 pour lElan au Palais, 18 contre 8 pour lASVEL
à lAstroballe...
Et quand lElan avait trouvé en Florent Pietrus son exécuteur
des hautes oeuvres, lASVEL sortit son spécialiste des finales,
ce diable de Simon Petrov.
Ainsi donc, longtemps décrié, le fait de jouer chez soi a semble-t-il
rempli son office au delà de limaginable. Tout comme le Palais
sembla une citadelle inviolable le samedi, lAstroballe eut mardi le don
de porter la révolte des siens...
Cest donc à une vraie finale que lon est convié et
Fred Sarre, quand bien même avoue-t-il navoir pas envisagé
un scénario aussi morose que le second, nen nest guère
surpris lui qui avait annoncé la couleur: « on aura un vrai adversaire
»... Le coach parlait avec autant avec le respect du à son rival
dont il affirmait encore quil « était à ses yeux le
favori, en tant que « tenant du titre et qualifié pour le top 16
», que son refus depuis le départ à considérer ses
troupes comme au dessus des lois qui règlent le contenu dun match...
LElan a donc essuyé le même orage que celui quil avait
déclenché 72 heures plus tôt et le mérite en revient
à son adversaire, tout autant que celui-ci avait reconnu le sien au terme
de la première manche.
Le contexte de chaque match eut une influence importante sur le comportement
des hommes... Des béarnais ambitieux et conquérants pour marquer
leur territoire dentrée de jeu, puis des Villeurbannais vexés
davoir été si peu à la hauteur de lévénement
que daucuns le crurent terminé ou presque au tiers du parcours
prévu : les deux fois le « truc » a marché si bien
que lon en est aujourdhui à « un partout balle au centre
» selon lexpression de Pierre Seillant dès le coup de sifflet
final de la revanche.
La belle est donc au menu. Et elle aura lieu à Pau. Le palais où
lElan na plus été sacré depuis 7 ans, cétait
en 96, face à lASVEL...
Sur ce qui sest produit, lavantage est conséquent. Et la
raclée de mardi soir avec ces 102 points concédés qui font
penser que la défense de lElan a tout de même déjoué
sérieux aura, peut-on penser les mêmes effets psychologiques sur
les béarnais.
Cest bien entendu létat desprit qui présidait
lors du retour matinal de lElan... Un Elan qui a trois jours pour se remettre
et préparer « sa » finale sachant quelle sera aussi
celle de tout son peuple puisque dès mercredi matin le service de la
location a fonctionné à plein régime. Suffisamment pour
que lon aille vers le « lleno » du palais.
Comme la dit Pierre Seillant dans les vestiaires mardi soir, « cest
avec lhistoire que vous avez rendez-vous, rien ne serait plus beau quun
titre chez nous ». Une histoire qui va sachever pour certains dans
la nuit prochaine avec les résultats de la « draft » et quil
sagit de bien terminer.
Les Stats
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Le compte-rendu:
Lhistoire des finales, vieille de 16 ans dira si les 22
points qui ont permis à lElan de marquer le premier point de la
série constitue un record en la matière... Cest en tout
état de cause, un paramètre qui sil fit le bonheur dun
merveilleux palais des sports palois, ne provoqua pas la moindre réaction
des hommes de Sarre. « On a rien gagné on mène 1-0 annonça
derechef le capitaine Fauthoux, très vite relayé par son coach
en salle de presse. Fred Sarre sortant le traditionnel et logique 1-0 et belle
au centre point. Y compris Philippe Hervé qui ne se prenait pas la tête
avec lécart imposant concédé au rival, le coach de
lASVEL ajoutant cependant, « sûr quil faudra faire un
tout autre match mentalement si on veut ne pas subir comme aujourdhui
»
LElan tel un boxeur avançant constamment sur son adversaire a effectivement
marqué de son empreinte cette première manche et désormais
assurée, au pire, de revenir dans son antre, au cas ou. La seconde période
essentiellement puisquau repos, lASVEL restait dans le sillage de
son rival, à 7 longueurs (41-48). Mais ele avait laissé le plus
gros de ses forces à se parer des coups béarnais, et sans aucun
doute si le deuxième quart temps navait pas désigné
le nom du vainqueur avait-il été annonciateur de la suite...
Ce second quart donc débuta comme dans un rêve avec trois triples
de Kyle Hille et de Dubos pour faire monter, non pas la chaleur elle était
à la limite du supportable, mais laddition 32-21 ! LASVEL
encore sereine et pleine de maîtrise ne saffola point dun
iota elle répondit à ce 9-0 dun 12-0 cinglant et confirmant
quelle avait confié à Robert Gulyas le soin de peser sur
Sellers. Elle repassait aux commandes donc (33-32). Quà cela ne
tienne lElan fier et talentueux, vexé sans doute un peu aussi,
sappuya sur le premier panier du match de Sellers (16ème) pour
senvoler littéralement : 16-2 en Trois tours de chrono...LASVEL
à moins 13 (48-35) et dans les cordes ? Nenni, elle relançait
encore et rejoignait les vestiaires sur un 6-0 qui dédoublait la note...
Oui mais voilà, elle navait plus assez du quart dheure de
repos pour recouvrer ses esprits, un peu chancelante, elle revint à la
corne mais lElan ne baisa jamais sa garde, au contraire releva-t-il les
gants pour durcir encore son mental défensif. Et la marge de 12 points
que le 5-0, dès la reprise, lui octroya allait laccompagner jusquau
bout puis faire des petits on le sait. Artur Drozdov allant ravager le cercle
sur une balle volée pour un premier plus 17 (74-57) juste avant la fin
de la demi-heure, laffaire sengageait bien, restait seulement à
,ne pas rater le K.O qui sannonçait. Les derniers coups de lASVEL
ne griffèrent jamais le bel Elan des béarnais et Rod Sellers meilleur
marqueur du match au final (17 points) , voilà bien le symbole de ce
que lElan avait du gaz pour tenir le siège autant de temps quil
le faudrait. Et cest lui qui encore vint mettre les visiteurs à
moins 20 alors que le match avait encore trois minutes à durer (86-66).
Les course folles de Lukovski, Florent Pietrus, les deux contres monstrueux
de Hill et Dubos sur le même Mrazek négociant deux balles de moins
10 tout de même, une balle gagnée sur les 24 secondes de possession,
avaient eux aussi montré combien lElan était en appétit
et tenait à ne pas gâcher le travail....
Gauthier Darrigand hérita du même coup de plus de 60 secondes de
jeu pour sa première finale avec les grands... Le palais chantait.
95-73, cest effectivement un gros écart entre deux équipes
qui navaient plus lhabitude de craquer lune face à
lautre, mais ça ne faisait tout de même quun premier
point. Aussi important soit-il dit-on...
Frédéric Sarre : « On ne peut être que satisfait bien sûr, mais rien nest fait. Sur le match donc, on livre une production conforme à ce que nous souhaitions. On creuse lécart très vite mais on ne le garde pas parce quon manque alors dalternance dans notre jeu . On a eu besoin de recadrer deux trois petits points au repos notamment sur cette alternance de notre jeu et sur les balles intérieures que lASVEL rentrait trop facilement. Par contre on a maintenu le rythme que nous souhaitions mettre et globalement on la maintenu jusquau bout ce qui nous a permis duser lASVEL. Le retour sera différent, il faudra conserver nos bases, lécart na pas de sens à mes yeux, cest un point et il en faut un autre ... »
Philippe Hervé : « Fred parle de savoir faire. On na
pas fait ce que lon souhaitait. Le fait de Pau évidemment et puis
notre agressivité mentale était un ton en dessous de celle de
Pau. On savait que lon présenterait un déficit physique
à certains postes, si en plus vous y ajoutez un déficit mental,
ça devient difficile. On a subi pour avoir lâché mentalement
. Lécart nest pas important, au moins on a le sentiment de
ne pas être passé à côté de quelque chose.
Mais il faudra que les choses bougent dici mardi car pour avoir la capacité
de les stopper il faudra jouer tout autrement. Pour battre cet Elan là,
il faut être à notre meilleur niveau et avoir de la réussite.
»