Finale : Elan - Asvel : 2-1
L'ELAN CHAMPION DE FRANCE 2003...

Semaines des As - Coupe de France - Championnat de France

2 0 0 3 : Le triplé historique....!

A Pau, Palais des Sports en folie, le 28/06/2003
8200 Spectateurs -
Pho
tos
Claude Jouansserre

Les Stats

 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
LUKOVSKI 1 0:24:30 16
5/8 63 1.38
1/2 50
1/2 50
3/4 75
5/6 83
3 5 0 1 1 0 0 5 3 0 11
K.HILL 0 0:15:55 11
3/7 43 1.14
2/4 50
1/2 50
0/1 0
3/4 75
1 5 0 1 1 0 1 0 2 0 10
F.PIETRUS 1 0:27:41 8
3/10 30 0.60
0/0 0
0/2 0
3/8 38
2/2 100
2 5 4 5 9 0 0 1 0 1 9
SELLERS 1 0:19:26 8
4/11 36 0.73
0/0 0
0/2 0
4/9 44
0/0 0
2 0 0 3 3 0 0 1 0 0 3
DIAW-RIFFIOD 1 0:28:47 7
3/8 38 0.75
0/2 0
0/1 0
3/5 60
1/3 33
2 2 2 7 9 0 0 0 1 1 10
JULIAN 0 0:20:34 7
3/7 43 0.86
0/0 0
0/0 0
3/7 43
1/2 50
1 3 4 4 8 0 0 0 1 0 11
M.PIETRUS 1 0:17:32 6
3/5 60 1.20
0/2 0
0/0 0
3/3 100
0/0 0
5 2 0 2 2 3 0 3 2 2 8
FAUTHOUX 0 0:16:33 6
1/3 50 1.50
1/3 50
0/0 0
0/0 0
3/6 50
2 3 0 0 0 0 0 1 2 0 2
DUBOS 0 0:12:19 5
2/5 40 0.80
0/1 0
0/1 0
2/3 67
1/2 50
1 2 1 2 3 1 0 0 1 0 6
DROZDOV 0 0:16:43 0
0/2 0 0.00
0/0 0
0/1 0
0/1 0
0/0 0
3 2 0 3 3 2 1 1 0 0 3
DARRIGAND 0 0:00:00 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
PAU   3:20:00 74
27/66 41 0.88
4/14 29
2/11 18
21/41 51
16/25 64
22 29 11 31 42 6 2 13 12 4 75
Entraîneur : SARRE Frédéric Avantage Maxi : 12  % RO et % RD 28 77  
 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
GULYAS 1 0:23:26 16
7/10 70 1.50
1/1 100
0/0 0
6/9 67
1/1 100
5 3 2 6 8 0 2 3 0 1 20
MRAZEK 0 0:21:14 12
4/8 50 1.38
3/6 50
0/0 0
1/2 50
1/1 100
1 2 0 1 1 2 0 0 0 0 11
PETROV 0 0:13:28 10
3/5 60 1.20
0/1 0
0/0 0
3/4 75
4/4 100
4 6 0 0 0 0 0 2 1 0 7
MARCELIC 1 0:26:24 8
3/9 33 0.89
2/7 29
0/0 0
1/2 50
0/0 0
1 2 3 5 8 2 0 2 0 0 10
OWENS 1 0:29:21 6
2/7 29 0.71
1/4 25
1/1 100
0/2 0
1/4 25
4 2 0 2 2 0 0 2 7 0 5
EVTIMOV 0 0:13:29 4
2/4 50 1.00
0/0 0
0/1 0
2/3 67
0/0 0
4 0 2 5 7 0 0 0 0 0 9
SMITH 1 0:29:06 3
1/6 17 0.33
0/4 0
0/1 0
1/1 100
1/2 50
4 2 0 2 2 0 0 2 5 0 2
BULIC 0 0:06:52 3
1/4 25 0.75
1/2 50
0/2 0
0/0 0
0/0 0
1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
GIFFA 1 0:20:26 2
0/6 0 0.00
0/4 0
0/0 0
0/2 0
2/4 50
1 3 1 2 3 1 1 3 1 0 -3
FRIGOUT 0 0:16:14 2
0/1 0 0.00
0/0 0
0/1 0
0/0 0
2/4 50
5 2 1 3 4 0 0 2 0 0 1
TOURE 0 0:00:00 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
VIL   3:20:00 66
23/60 38 0.90
8/29 28
1/6 17
14/25 56
12/20 60
30 22 9 29 38 5 3 16 14 1 65
Entraîneur : HERVE Philippe Avantage Maxi : 1  % RO et % RD 23 72  
Arbitres : GASPERIN, BICHON et MAESTRE Spectacteurs : 8200


A Villeurbanne, le 24/06/2003
Asvel 102 - EBPO 78
Pour une copie conforme ce fut une copie conforme, sur le fond comme sur la forme, dans le scénario et le script. Sauf qu’il a fallu inverser les noms... Et mettre dans la colonne des plus celui de l’ASVEL quand samedi soir c’est l’Elan qui l’occupait. Avec la même intensité avec les mêmes différences, criardes et cruelles, trop d’ailleurs pour que dans les deux cas elles soient révélatrices de l’écart séparant les deux candidats à une couronne fort disputée...
Les yeux dans les yeux pendants les 10 minutes d’entame (23-21 à Pau, 23-23 mardi), puis une première pousée des « locaux » avant la reprise (48-41 et 53-43) qui donne une première idée des volontés et un troisième quart-temps qui fait tomber les masques et où tout se dénoue, l’Elan avait viré avec 17 points de viatique, l’ASVEL en comptait 24, c’est dire que la fin ne servait plus à grand chose...
Béarnais et Rhodaniens poussèrent même le bouchon jusqu'à reproduire leur copie dans le moindre détail : 2 fautes avaient frappé Smith en 128 secondes, deux tombèrent sur les épaules de Lukovski en 116... Et l’agressivité mentale qui est le fil conducteur de l’affrontement se retrouve parfaitement encore dans le nombre de fois où les équipes se présentèrent sur la lige des réparations : 13 fois contre 4 pour l’Elan au Palais, 18 contre 8 pour l’ASVEL à l’Astroballe...
Et quand l’Elan avait trouvé en Florent Pietrus son exécuteur des hautes oeuvres, l’ASVEL sortit son spécialiste des finales, ce diable de Simon Petrov.
Ainsi donc, longtemps décrié, le fait de jouer chez soi a semble-t-il rempli son office au delà de l’imaginable. Tout comme le Palais sembla une citadelle inviolable le samedi, l’Astroballe eut mardi le don de porter la révolte des siens...
C’est donc à une vraie finale que l’on est convié et Fred Sarre, quand bien même avoue-t-il n’avoir pas envisagé un scénario aussi morose que le second, n’en n’est guère surpris lui qui avait annoncé la couleur: « on aura un vrai adversaire »... Le coach parlait avec autant avec le respect du à son rival dont il affirmait encore qu’il « était à ses yeux le favori, en tant que « tenant du titre et qualifié pour le top 16 », que son refus depuis le départ à considérer ses troupes comme au dessus des lois qui règlent le contenu d’un match...
L’Elan a donc essuyé le même orage que celui qu’il avait déclenché 72 heures plus tôt et le mérite en revient à son adversaire, tout autant que celui-ci avait reconnu le sien au terme de la première manche.
Le contexte de chaque match eut une influence importante sur le comportement des hommes... Des béarnais ambitieux et conquérants pour marquer leur territoire d’entrée de jeu, puis des Villeurbannais vexés d’avoir été si peu à la hauteur de l’événement que d’aucuns le crurent terminé ou presque au tiers du parcours prévu : les deux fois le « truc » a marché si bien que l’on en est aujourd’hui à « un partout balle au centre » selon l’expression de Pierre Seillant dès le coup de sifflet final de la revanche.
La belle est donc au menu. Et elle aura lieu à Pau. Le palais où l’Elan n’a plus été sacré depuis 7 ans, c’était en 96, face à l’ASVEL...
Sur ce qui s’est produit, l’avantage est conséquent. Et la raclée de mardi soir avec ces 102 points concédés qui font penser que la défense de l’Elan a tout de même déjoué sérieux aura, peut-on penser les mêmes effets psychologiques sur les béarnais.
C’est bien entendu l’état d’esprit qui présidait lors du retour matinal de l’Elan... Un Elan qui a trois jours pour se remettre et préparer « sa » finale sachant qu’elle sera aussi celle de tout son peuple puisque dès mercredi matin le service de la location a fonctionné à plein régime. Suffisamment pour que l’on aille vers le « lleno » du palais.
Comme l’a dit Pierre Seillant dans les vestiaires mardi soir, « c’est avec l’histoire que vous avez rendez-vous, rien ne serait plus beau qu’un titre chez nous ». Une histoire qui va s’achever pour certains dans la nuit prochaine avec les résultats de la « draft » et qu’il s’agit de bien terminer.


A Pau, Palais des Sports, le 21/06/2003
7400 Spectateurs

Les Photos

Les Stats

Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
SELLERS 1 0:26:00 17
7/11 64 1.27
0/0 0
3/4 75
4/7 57
3/3 100
3 3 1 3 4 0 1 3 2 0 17
LUKOVSKI 1 0:24:34 16
7/10 70 1.50
1/3 33
1/2 50
5/5 100
1/2 50
2 2 0 3 3 3 0 3 7 0 22
F.PIETRUS 1 0:22:17 14
5/7 71 1.57
1/1 100
1/3 33
3/3 100
3/4 75
2 4 3 5 8 3 1 5 1 1 19
M.PIETRUS 1 0:22:18 11
3/6 50 1.17
1/3 33
1/1 100
1/2 50
4/8 50
3 5 0 1 1 1 0 1 1 0 6
DUBOS 0 0:17:43 9
3/4 75 2.25
3/4 75
0/0 0
0/0 0
0/0 0
3 1 0 3 3 0 1 1 2 0 13
K.HILL 0 0:12:47 8
3/7 43 1.14
2/4 50
0/2 0
1/1 100
0/0 0
1 1 0 0 0 1 1 1 3 0 8
DIAW-RIFFIOD 1 0:25:18 7
3/7 43 1.00
1/1 100
0/2 0
2/4 50
0/0 0
1 1 0 4 4 1 1 1 3 2 11
JULIAN 0 0:14:00 7
2/7 29 0.57
0/0 0
0/0 0
2/7 29
3/3 100
1 3 1 1 2 1 1 0 1 0 7
DROZDOV 0 0:18:15 4
2/4 50 1.00
0/0 0
0/0 0
2/4 50
0/0 0
1 0 2 1 3 2 0 2 0 1 5
FAUTHOUX 0 0:15:26 2
1/1 100 2.00
0/0 0
1/1 100
0/0 0
0/0 0
2 0 0 0 0 0 0 0 4 0 6
DARRIGAND 0 0:01:22 0
0/1 0 0.00
0/0 0
0/0 0
0/1 0
0/0 0
1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 -2
PAU   3:20:00 95
36/65 55 1.25
9/16 56
7/15 47
20/34 59
14/20 70
20 20 9 21 30 12 6 18 24 4 114
Entraîneur : SARRE Frédéric Avantage Maxi : 24  % RO et % RD 30 65  

Le compte-rendu:

L’histoire des finales, vieille de 16 ans dira si les 22 points qui ont permis à l’Elan de marquer le premier point de la série constitue un record en la matière... C’est en tout état de cause, un paramètre qui s’il fit le bonheur d’un merveilleux palais des sports palois, ne provoqua pas la moindre réaction des hommes de Sarre. « On a rien gagné on mène 1-0 annonça derechef le capitaine Fauthoux, très vite relayé par son coach en salle de presse. Fred Sarre sortant le traditionnel et logique 1-0 et belle au centre point. Y compris Philippe Hervé qui ne se prenait pas la tête avec l’écart imposant concédé au rival, le coach de l’ASVEL ajoutant cependant, « sûr qu’il faudra faire un tout autre match mentalement si on veut ne pas subir comme aujourd’hui »
L’Elan tel un boxeur avançant constamment sur son adversaire a effectivement marqué de son empreinte cette première manche et désormais assurée, au pire, de revenir dans son antre, au cas ou. La seconde période essentiellement puisqu’au repos, l’ASVEL restait dans le sillage de son rival, à 7 longueurs (41-48). Mais ele avait laissé le plus gros de ses forces à se parer des coups béarnais, et sans aucun doute si le deuxième quart temps n’avait pas désigné le nom du vainqueur avait-il été annonciateur de la suite...
Ce second quart donc débuta comme dans un rêve avec trois triples de Kyle Hille et de Dubos pour faire monter, non pas la chaleur elle était à la limite du supportable, mais l’addition 32-21 ! L’ASVEL encore sereine et pleine de maîtrise ne s’affola point d’un iota elle répondit à ce 9-0 d’un 12-0 cinglant et confirmant qu’elle avait confié à Robert Gulyas le soin de peser sur Sellers. Elle repassait aux commandes donc (33-32). Qu’à cela ne tienne l’Elan fier et talentueux, vexé sans doute un peu aussi, s’appuya sur le premier panier du match de Sellers (16ème) pour s’envoler littéralement : 16-2 en Trois tours de chrono...L’ASVEL à moins 13 (48-35) et dans les cordes ? Nenni, elle relançait encore et rejoignait les vestiaires sur un 6-0 qui dédoublait la note...
Oui mais voilà, elle n’avait plus assez du quart d’heure de repos pour recouvrer ses esprits, un peu chancelante, elle revint à la corne mais l’Elan ne baisa jamais sa garde, au contraire releva-t-il les gants pour durcir encore son mental défensif. Et la marge de 12 points que le 5-0, dès la reprise, lui octroya allait l’accompagner jusqu’au bout puis faire des petits on le sait. Artur Drozdov allant ravager le cercle sur une balle volée pour un premier plus 17 (74-57) juste avant la fin de la demi-heure, l’affaire s’engageait bien, restait seulement à ,ne pas rater le K.O qui s’annonçait. Les derniers coups de l’ASVEL ne griffèrent jamais le bel Elan des béarnais et Rod Sellers meilleur marqueur du match au final (17 points) , voilà bien le symbole de ce que l’Elan avait du gaz pour tenir le siège autant de temps qu’il le faudrait. Et c’est lui qui encore vint mettre les visiteurs à moins 20 alors que le match avait encore trois minutes à durer (86-66).
Les course folles de Lukovski, Florent Pietrus, les deux contres monstrueux de Hill et Dubos sur le même Mrazek négociant deux balles de moins 10 tout de même, une balle gagnée sur les 24 secondes de possession, avaient eux aussi montré combien l’Elan était en appétit et tenait à ne pas gâcher le travail....
Gauthier Darrigand hérita du même coup de plus de 60 secondes de jeu pour sa première finale avec les grands... Le palais chantait.
95-73, c’est effectivement un gros écart entre deux équipes qui n’avaient plus l’habitude de craquer l’une face à l’autre, mais ça ne faisait tout de même qu’un premier point. Aussi important soit-il dit-on...

Frédéric Sarre : « On ne peut être que satisfait bien sûr, mais rien n’est fait. Sur le match donc, on livre une production conforme à ce que nous souhaitions. On creuse l’écart très vite mais on ne le garde pas parce qu’on manque alors d’alternance dans notre jeu . On a eu besoin de recadrer deux trois petits points au repos notamment sur cette alternance de notre jeu et sur les balles intérieures que l’ASVEL rentrait trop facilement. Par contre on a maintenu le rythme que nous souhaitions mettre et globalement on l’a maintenu jusqu’au bout ce qui nous a permis d’user l’ASVEL. Le retour sera différent, il faudra conserver nos bases, l’écart n’a pas de sens à mes yeux, c’est un point et il en faut un autre ... »

Philippe Hervé : « Fred parle de savoir faire. On n’a pas fait ce que l’on souhaitait. Le fait de Pau évidemment et puis notre agressivité mentale était un ton en dessous de celle de Pau. On savait que l’on présenterait un déficit physique à certains postes, si en plus vous y ajoutez un déficit mental, ça devient difficile. On a subi pour avoir lâché mentalement . L’écart n’est pas important, au moins on a le sentiment de ne pas être passé à côté de quelque chose. Mais il faudra que les choses bougent d’ici mardi car pour avoir la capacité de les stopper il faudra jouer tout autrement. Pour battre cet Elan là, il faut être à notre meilleur niveau et avoir de la réussite. »


(Gérard Bouscarel-Christian Gout)