Cholet - Elan : 72-68

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Le Compte-rendu du match:

En passant de moins 12 (23-35) à plus 4 (65-61) en l’espace d’un peu plus d’un quart temps, l’Elan a vérifié que son basket possédait toujours une vraie valeur à l’exportation…Et il crut bien refaire de la sorte, le coup dont il s’était fait une spécialité quatre mois durant, à savoir cueillir son adversaire au sortir de sa montée en régime.

Seulement voilà, dans son cavalier seul, dans sa saison sans souci, l’Elan a peut-être perdu de vue quelques vertus, égaré quelques principes et oublié que derrière lui, la lutte fait rage dans la course au grand huit.

La journée de mardi soir démontre assez bien combien valent les points de ces dernières journées : pas un seul visiteur ne s’est imposé ce qui n’est pas loin d’être une première de notre championnat…
Cholet appartenait au peloton des plus voraces mais l’Elan n’a pas semblé en tenir compte, lui qui ne rentra que très lunatiquement dans le match, sans rythme offensif, sans rigueur défensive et dont le plan de mettre Mickael Pietrus sur le râble du meneur adverse tomba à l’eau dès lors que deux fautes renvoyèrent le chien de garde sur le banc…

A l’enthousiasme surtout et quelques coups de patte de Stanley, Cholet se dégagea donc naturellement, puisque c’est lui qui marquait son territoire et manifestait une activité plus soutenue…
Ce dont l’Elan mesura parfaitement les effets puisque la pause ayant permis de recadrer les esprits, il revint sur le terrain dans d’autres dispositions. Une simple augmentation de l’intensité défensive compliqua la tâche de Choletais trop libres de leurs mouvements jusque-là et comme par enchantement, cette meilleure défense libéra les espaces offensifs… L’Elan alla ainsi chercher avec un Mickaël Pietrus, percutant 10 lancer-francs en 10 minutes quand il en avait cumulé 4 en une mi-temps.

A hauteur après une demi-heure (56-56), les béarnais accentuèrent leur pression d’entrée de dernier quart et à plus 4 (65-61) dans un match plus tendu, ils semblaient tenir le bon bout…

C’était oublier que Cholet n’avait pas été à la peine suffisamment, pour tirer soudain la langue. Que la Meilleraie ne relâcherait pas d’un pouce son formidable soutien à ses couleurs, et que dans ce contexte aucune décision ne tournerait en faveur des visiteurs. Bref tout un arsenal dont un leader qui sait sa tête mise à prix doit se parer avant le money time…

Cholet accusait le coup mais avait gardé quelques ressources et Wesson d’une série de 7 points remis la victoire au goût du jour (71-68). Mickaël Pietrus envoya bien à 4 secondes de la fin le tir qui valait la prolongation, mais la balle rebondit sur l’arceau et Cholet, après Gravelines, laissa éclater son bonheur, autant pour avoir réussi à épingler ce leader si insolent à l’aller que pour asseoir sa qualification au play-off…

L’Elan lui, pouvait toujours regretter de ne pas s’être investi du départ à l’arrivée, il n’était guère privé que du record de sa meilleure carte en Pro A… Le temps ne presse pas encore mais l’avertissement demeure.


(G.B., C.G.)