Le Mans - Elan : 64-90

6000 Spectateurs

Les Stats:

 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
JULIAN 1 0:28:09 24
9/16 56 1.13
0/0 0
0/1 0
9/15 60
6/7 86
2 7 2 7 9 0 2 2 1 1 26
K.HILL 1 0:26:28 16
5/11 45 1.18
3/5 60
1/3 33
1/3 33
3/6 50
1 3 0 0 0 2 0 0 2 0 11
DIAW-RIFFIOD 1 0:26:52 13
3/7 43 1.29
3/5 60
0/1 0
0/1 0
4/6 67
2 3 0 5 5 2 0 2 3 0 15
LUKOVSKI 1 0:17:27 11
4/7 57 1.29
1/2 50
0/0 0
3/5 60
2/2 100
1 3 0 3 3 0 0 3 4 0 12
M.PIETRUS 0 0:19:06 8
3/7 43 0.86
0/2 0
0/0 0
3/5 60
2/5 40
3 5 0 7 7 0 0 1 2 2 9
DUBOS 0 0:26:49 7
3/8 38 0.75
0/1 0
2/4 50
1/3 33
1/1 100
1 1 7 1 8 0 0 1 1 0 10
DROZDOV 0 0:19:37 7
3/4 75 1.50
0/0 0
1/2 50
2/2 100
1/2 50
0 1 0 3 3 2 0 1 2 0 11
DARRIGAND 0 0:02:41 4
1/2 50 1.50
1/1 100
0/0 0
0/1 0
1/2 50
2 1 0 0 0 1 0 0 0 0 3
FAUTHOUX 0 0:19:52 0
0/1 0 0.00
0/1 0
0/0 0
0/0 0
0/0 0
1 1 1 2 3 0 0 2 7 0 7
F.PIETRUS 1 0:10:18 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
3 1 0 2 2 1 2 1 2 0 6
MDIVANI 0 0:02:41 0
0/2 0 0.00
0/0 0
0/0 0
0/2 0
0/0 0
1 0 1 0 1 0 0 0 0 0 -1
PAU   3:20:00 90
31/65 48 1.08
8/17 47
4/11 36
19/37 51
20/31 65
17 26 14 31 45 8 4 13 24 3 113
Entraîneur : SARRE Frédéric Avantage Maxi : 32  % RO et % RD 34 73  

Le Compte-rendu du match:
Antares, planète soumise à l’envahisseur béarnais, Antares contrainte de subir les chants des Péones quand son peuple souffre en silence, Antares rendue poings et mains liés à l’envahisseur… Même dans les plans de voyages les plus précis, Fred Sarre n’avait pas imaginé un tel atterrissage, une telle mise sur orbite de sa fusée à lui, laquelle déplorait l’absence, par précaution, de l’un de ses réacteurs les plus fiables, on veut bien sûr parler de Rod Sellers qu’une sournoise douleur au tendon d’Achille fit claudiquer lors du shooting matinal… Le pivot, courageux, encouragea son coach à le laisser gambader après un bon échauffement, mais pas question de prendre le moindre risque avant un examen programmé ce lundi matin…
L’Elan a donc quelques sujets d’inquiétude, compte tenu de la sensibilité de l’endroit touché, et de la semaine qui s’annonce avec dans le meilleur des cas, trois matches en trois jours, mais c’était bien le seul en cette soirée sarthoise où dame coupe fit, elle aussi une fleur à l’Elan lui proposant d’aller porter la bonne parole à Vanves, club de N2 en banlieue parisienne…
Mais la plus belle fleur, ce sont les potes à Fauthoux qui sont allés la cultiver, en un jardin d’ordinaire hostile tant l’adversaire a de la qualité, du prestige, de la ressource et sait pouvoir compter sur plus de 6000 supporters quand l’odeur du sommet et le scalp du leader sont en vue…
Sans Sellers donc mais avec une rage dont Fred Fauthoux avait la veille deviner qu’elle ruminait les esprits : « les gars ont peu parlé, c’est bon signe», disait le « pitaine »…
Résultat ? Antares déploie depuis samedi son anneau sous bannière « verte et blanche ». Il n’y a eu qu’un demi-match, celui de la première période, quand le corps à corps eut lieu, ne laissant rien deviner de l’invasion qui suivit… 36-33 aux citrons, l’Elan avait eu besoin d’un super Julian, semblant s’être inspiré de Marcus Brown en mettant dans l’escarcelle la moitié des points des siens (18), et ce n’était pas de trop puisque Le Mans avait encore des allures de troisième de la hiérarchie… Il revint même à 36-35 dès la reprise et Sarre en quitta sa veste, convaincu de ce que la manœuvre allait lui coûter quelques sueurs, voire frayeurs…
Il allait pouvoir la remettre dix minutes plus tard, le temps que le second relayeur de sa division le régale d’une série de coups de poignet précis dont il avait perdu l’habitude c’est vrai…Kyle Hill était bel et bien de retour entre ces 20 et 30ème minutes, à 13 points à 100% dans le quart temps et avec deux lancer francs ratés, le bandit, il venait de retrouver cette confiance perdue lui dont on avait trop vite oublié qu’il n’a que 23 ans, et que s’il possède un statut d’étranger, donc de responsabilité, il doit aussi savoir composer avec le projet jeune que l’Elan prône et dont le coach ne se fait pas prier pour l’amplifier…
« Kyle is back », plaisantait-on sur le banc au moment ou Mikael Pietrus claqua un dunk de la troisième dimension qui assommait les Manceaux… De plus 3 on en vint plus 22 à coup de rafales (30-11 sur le quart temps) qui obligèrent Antares à « aimer » son nouveau maître, comme sur ce passe et va d’école entre Dubos et Julian, car le pivot poursuivait lui aussi Nicevic dans son duel singulier…L’Elan, s’il livra en vrai , sa plus belle partition nationale de l’exercice bénéficia certes de deux solistes aux mains de fées, mais le chiffe dont Sarre se servit pour son « débriefing », tenait en un chiffe. 35%, la réussite des locaux qui disait combien l’attaque mancelle s’était échouée deux fois sur trois, alla de mal en pis et termina si péniblement qu’Antares finit par lui en vouloir et siffla quand Drozdov fit monter à plus 25 l’écart entre le patron et son prétendu challenger…
Mdivani et Darrigand se retrouvèrent donc comme contre Cholet élevés au rang d’enfants gâtés, ils vinrent ajouter près de trois minutes à leur pécule et 4 points pour Darrigand ,tandis que le Georgien s’il resta bredouille, « charogna » suffisamment sous son cercle pour que le Mans n’en sauve même pas ce qui ne pouvait plus l’être de toute façon. Plus 26 (90-64) au buzzer, ce n’est pour l’heure qu’un succès de plus, même si la tirelire gonfle, mais sur la densité collective, la puissance dégagée et la détermination c’est aussi un message qui ressemble à celui d’un patron…
Puisse demain l’Elan ne pas émarger à la rubrique « poisse », puisqu’il n’y a que la douleur de Sellers pour venir chatouiller ce bilan de cette grosse semaine.


(G.B., C.G.)