Elan - Le Mans : 108-104 (AP)

5500 Spectateurs - Palais des Sports de Pau

Les Photos SUD-OUESTsont ici

Les Stats:

 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
K.HILL 1 0:34:47 24
8/12 67 1.67
4/6 67
1/2 50
3/4 75
4/6 67
1 6 2 3 5 3 0 2 4 0 28
M.PIETRUS 0 0:23:39 23
6/10 60 1.60
4/7 57
0/1 0
2/2 100
7/11 64
4 8 2 0 2 3 1 3 0 0 18
LUKOVSKI 1 0:34:44 17
6/11 55 1.27
2/6 33
2/2 100
2/3 67
3/4 75
3 3 0 3 3 0 0 0 6 0 20
SELLERS 1 0:31:35 15
5/6 83 1.67
0/0 0
1/1 100
4/5 80
5/7 71
5 4 1 6 7 0 0 2 1 0 18
DIAW-RIFFIOD 1 0:34:32 11
4/10 40 1.00
2/3 67
0/0 0
2/7 29
1/2 50
3 2 2 2 4 1 0 5 4 0 8
DUBOS 0 0:13:33 6
3/5 60 1.20
0/1 0
1/1 100
2/3 67
0/0 0
1 1 1 1 2 0 0 0 0 0 6
DROZDOV 0 0:07:15 6
2/4 67 2.00
2/3 100
0/0 0
0/1 0
0/0 0
0 1 2 1 3 0 0 0 0 0 7
F.PIETRUS 1 0:22:05 5
0/4 0 0.00
0/1 0
0/1 0
0/2 0
5/6 83
5 3 2 5 7 1 0 2 1 0 7
FAUTHOUX 0 0:10:16 1
0/3 0 0.00
0/2 0
0/0 0
0/1 0
1/2 50
1 3 0 0 0 1 0 2 1 0 -3
PEJCINOVIC 0 0:12:34 0
0/1 0 0.00
0/0 0
0/0 0
0/1 0
0/0 0
1 1 1 4 5 0 1 2 1 0 4
`EQUIPE   0:00:00 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 1 2 3 0 0 0 0 0 3
PAU   3:45:00 108
34/66 52 1.24
14/29 48
5/8 63
15/29 52
26/38 68
24 32 14 27 41 9 2 18 18 0 116
Entraîneur : SARRE Frédéric Avantage Maxi : 17  % RO et % RD 44 71  

 

Le Compte-rendu du match:
Et dire qu'on était parti pour un promenade champêtre, une trois points party, un score de mammouth (avec 32 points en dix minutes, l'Elan son record offensif depuis la création des quarts temps), avec des Manceaux vite fixés sur leur sort, retors certes mais à distance tout de même. Ne comptaient-ils pas déjà 17 longueurs aprsè 8 minutes de jeu (29-12)...
C'était alors un plancher de rêve, avec un Elan se gavant de triplés plus vite qu'on ne le fait dans le coin avec les canards. Kyle Hill sur son nuage (4 sur 4 dans l'exercice) n'avait-il pas invité tous ses potes à régaler derrière la fameuse ligne... On en voulait presque à Dragan Lukovski d'avoir brisé la série à la huitième tentative, mais à 8 sur 9 au total c'était royal ...
Plus d'un n'aurait jamais ressurgi de ce bombardement en règle, mais Le Mans, incitait déjà à nuancer l'euphorie. Il traversa la tempête avec un calme, ou pas loin, qui était frappé du sceau de la qualité. Et le trio Hill, Ricoh, celui-là, Nicevic et Rogers s'appliqua à ne pas laisser le bateau filer à la dérive. Ils pointaient à 13 longueurs les sarthois à la première bouée, et ils n'étaient plus qu'à une (51-52) à la seconde... Que diable en était-on arrivé à un tel renversement du rapport de confiance? Les uns grisés par leur sans faute, les autres sûrs que ça n'allait pas durer et pleins de leurs certitudes, à l'image de ce diable de Hill capable de faire oublier que Rogers ne fut jamais le Rogers que l'on connaissait...
A si bien attaquer les béarnais oublièrent qu'à ce jeu, la défense reste un refuge un peu plus stable et comme ils se contentèrent de deux paniers dans ce second quart contre quinze dans le premier, le match leur échappait...
Et pour le rattraper, ils durent se payer une prolongation pas du meilleur goût compte tenu des efforts à déployer deux fois par semaines, et une énorme frayeur, les manceaux toujours solides et gaillards n'hésitant point à prendre les devants au score dès la 26ème (67-65). Ils étaient encore devant à moins de trois minutes de la fin (83-80) et l'on savait cette fois que l'Elan était passé du plus brillant au plus moyen...
Pour aller cueillir le succès si précieux et si bon pour le moral, il fallut donc que les fautes déciment d'abord l'adversaire (Jackson, Nicevic, Rogers sur le banc en prolongation) et que les béarnais s'en remttent à quelques exercices de funambules de Lukovski ou de Mickael Pietrus ou encore à ce ballon volé par Hill, Kyle celui-là, à 29 secondes de la fin pour enfin délivrer une ambiance irrespirable 107-104... Trois points pour vivre 29 secondes, avouez que l'Elan était sur le fil du rasoir, loin, très loin de ce show qui lui joua peut-être le plus vilain tour de l'après-midi...


Les Déclarations
Fred Sarre: "La victoire est essentielle mais la manière n'est pas satisfaisante, c'est sûr. Notre niveau de jeu est insuffisant sur la constance. On aurait dû tuer le match plus tôt, mais un gros relâchement défensif a remis Le Mans dans le sens de la marche et nous a mis sous pression jusqu'au bout...La vigileance n'était plus de mise et le second quart temps fut catastrophique sur le plan des balles perdues."

Dragan Lukovski: "Après Trévise, j'étais personnellement bléssé par la lourde défaite et le nombre de balles perdues... Alors aujourd'hui je ne retiens que la victoire, elle doit nous permettre d'oublier Trévise"

Boris Diaw: "L'attaque ça va et ça vient on le sait... On a été euphorique d'entrée et on n'a pas réussi ensuite à réguler avec notre défense, alors que c'est un facteur moins aléatoire. Mais Le Mans est très fort et derrière un lourd échec la victoire fait du bien."

Rod Sellers: "C'était trop facile d'entrée et du coup on n'a pas pensé à bien défendre, oubliant que l'adversaire est très équilibré et que Hill est un super jouer de un contre un..."

Kyle Hill:" Ils ont joué juste tout le temps pas nous, mais c'est un top team alors c'est bien d'avoir gagné. la saison est si longue que dans un mois on ne se rappellera plus de nos difficultés d'aujourd'hui..."

Fabien Dubos: "On s'est fait très peur...On n'a pas tué le match et à partir de là on les a eu sur le dos tout le temps : le rapport de confiance s'est inversé dans le second quart-temps que l'on rate totalement."


(G.B., C.G.)