Dijon - Elan : 80-90

Spectateurs 4000

Les Stats:

 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
LUKOVSKI 1 0:25:19 27
9/12 75 1.75
3/5 60
0/0 0
6/7 86
6/6 100
4 7 1 4 5 2 0 1 1 0 31
K.HILL 1 0:28:10 14
4/11 36 0.91
2/6 33
0/1 0
2/4 50
4/6 67
1 4 1 0 1 0 0 0 2 0 8
SELLERS 1 0:30:10 10
4/13 31 0.62
0/0 0
0/3 0
4/10 40
2/3 67
3 3 2 4 6 1 0 2 1 0 6
F.PIETRUS 1 0:23:48 8
4/7 57 1.14
0/0 0
1/1 100
3/6 50
0/4 0
3 3 2 1 3 3 2 1 0 1 8
DROZDOV 0 0:18:11 8
3/5 60 1.40
1/1 100
0/1 0
2/3 67
1/3 33
1 1 0 4 4 1 0 2 2 0 9
JULIAN 0 0:09:50 8
4/5 80 1.60
0/0 0
0/0 0
4/5 80
0/0 0
1 1 1 2 3 2 0 1 0 0 11
FAUTHOUX 0 0:16:54 7
0/2 0 0.00
0/2 0
0/0 0
0/0 0
7/7 100
2 3 0 1 1 0 0 1 7 0 12
DIAW-RIFFI 1 0:31:26 4
2/5 40 0.80
0/1 0
0/0 0
2/4 50
0/0 0
2 0 2 4 6 2 1 2 3 0 11
DUBOS 0 0:16:12 4
2/3 67 1.33
0/0 0
1/1 100
1/2 50
0/0 0
2 0 0 1 1 1 0 1 1 0 5
M.PIETRUS 0 0:00:00 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
DARRIGAND 0 0:00:00 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
PAU   3:20:00 90
32/63 51 1.11
6/15 40
2/7 29
24/41 59
20/29 69
19 22 12 24 36 12 3 11 17 1 107
Entraîneur : SARRE Frédéric Avantage Maxi : 21  % RO et % RD 36 63  

Le Compte-rendu du match:

Pas plus que les précédents, le challenger dijonnais n’avait mis à mal la superbe béarnaise. La folle énergie locale à entamer le débat avec pour symbole ces deux fusées lointaines de Morlende pour mettre le feu qui couvait dans cette salle gavée et toujours aussi passionnée, s’était brisée nette sur le roc béarnais sans doute plus attentif qu’à ses dernières habitudes, sans doute conscient de la nature piégeuse des lieux…
Quand bien même Mickael Pietrus ne fit pas la moindre apparition, le collectif de l’Elan fit son effet et les dégâts constatés, le Dijonnais regagna les vestiaires la tête basse et dans un chaudron quelque peu refroidi… Le débours se montait à 17 points (51-34), Lukovski avait nettement dominé le duel singulier des meneurs pourtant voulu en hautes qualité par Morlende on l’a vu, et la vitesse des contre-attaque derrière un solide rebond avaient mis Dijon en zone orange et ce n’est pas la pause des vestiaires qui allait redonner des couleurs, puisque sitôt le retour aux affaires un 6-2 fit penser que le cataclysme menaçait… A 57-36 les objectifs offensifs et défensifs étaient à ce point respectés que Maxime Renaud comme Gauthier Darrigand durent se préparer mentalement à grapiller quelques minutes supplémentaires, histoire de venir participer au feu d’artifice final…
Mais puisque décidément, cet obstacle là non plus ne posait aucune menace, n’offrait qu’une pâle rébellion, et bien l’Elan s’offrit, comme ça, en cours de route, une réécriture du scénario, un changement de plan de vol, histoire d’aller voir de quel couleur était l’orage, quel goût possédait la menace, quel odeur avait le frisson, bref à quoi ressemblait l’air de la défaite !!!
C’est à ne pas nous croire, mais à 7’45 du terme, soit moins de douze minutes après avoir sonné son rival et tutoyé le KO, la JDA prenait la tête au tableau 77-76 sur une réussite de Morlende redevenu celui de l’entame et plus encore. Autrement dit l’Elan avait dépensé 22 points, et , c’est vrai, une telle propension au gaspillage fit craindre que le durcissement défensif dijonnais et son énergie nouvelle à aller bousculer le béarnais jusque sous ses panneaux, n’ait ramené l’Elan à une dimension plus terre à terre… Et si libérés de tout complexe et portés par une foule qui, à 70-72 en fin de troisième quart temps, préparait déjà les festivités, les bourguignons avaient ramené l’ Elan à cette réalité entrevue à St Etienne et contre Bourg ? N’est-ce pas alors la phrase de Fred Fauthoux qui sonnait vrai : « On manque de menace et il faut savoir comment on réagira face à elle. On a besoin d’une claque, même si j’espère qu’on pourra faire sans… », avait dit le capitaine… Car Dijon avait tout de même perdu Bernard depuis la 26ème minute sur une technique qui fit monter d’un cran une ambiance électrique, et Whisby jonglait avec sa quatrième faute à partir de la 34 ème minute…L’adversaire n’était donc pas le plus fringant même si Morlende, Monnet et Whisby en faisait bien plus que leur part…
A 80-80 et 2’26’’ le ver était-il dans le fruit ou bien l’Elan avait-il tendu la joue pour « se » menacer tout seul ? La vérité allait enfin sortir sur cet Elan au 18 succès, la plupart insolents ! Elle sonna dans la foulée d’un Lukovski, grand bonhomme (31 d’évaluation au total du match), d’un Sellers retrouvant le jus pour monter deux fois plus haut que son vis à vis, d’un Florent Pietrus qui s’envola pour contrer Whisby… Le 10-0 signé de la main de ces trois là ne pouvait plus laisser planer le doute…L’Elan a bel et bien l’appétit intact, la main lourde quand il le faut, l’esprit réactif à la moindre alerte, et l’âme combattante …
Si Sarre n’aura que peu goûté cette sortie de route, il ne pouvait pas cacher non plus sa satisfaction à voir les siens sortir de l’ornière…Puisque c’est sur cette faculté et celle là seulement que l’Elan faisait poser question…



(G.B., C.G.)