Elan - Cholet : 106-73

6200 Spectateurs - Palais des Sports de Pau

Les Photos SUD-OUEST: ici

Les Stats:

 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
JULIAN 0 0:21:37 18
8/11 73 1.45
0/0 0
2/3 67
6/8 75
2/2 100
2 2 6 7 13 0 0 0 1 0 29
M.PIETRUS 1 0:23:56 17
4/7 57 1.43
2/4 50
0/0 0
2/3 67
7/8 88
2 5 1 6 7 3 0 2 1 1 22
LUKOVSKI 1 0:23:10 15
6/10 60 1.20
0/2 0
1/1 100
5/7 71
3/3 100
1 5 1 0 1 2 0 2 7 0 19
F.PIETRUS 1 0:29:51 10
3/7 43 0.86
0/0 0
1/4 25
2/3 67
4/8 50
3 5 1 5 6 2 2 1 1 1 12
DIAW-RIFFIOD 1 0:28:40 10
3/7 43 1.00
1/2 50
0/1 0
2/4 50
3/4 75
0 2 0 3 3 0 0 1 4 0 11
FAUTHOUX 0 0:16:50 9
3/7 50 1.17
1/4 33
1/2 50
1/1 100
2/2 100
2 1 0 2 2 0 0 2 3 0 8
SELLERS 1 0:15:31 8
4/6 67 1.33
0/0 0
0/1 0
4/5 80
0/0 0
3 2 3 1 4 1 0 2 2 1 11
K.HILL 0 0:10:34 6
2/4 50 1.50
2/4 50
0/0 0
0/0 0
0/0 0
0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 5
DUBOS 0 0:08:08 4
1/4 25 0.50
0/1 0
0/1 0
1/2 50
2/2 100
2 1 0 0 0 0 0 1 3 0 3
MDIVANI 0 0:04:53 4
1/1 100 2.00
0/0 0
0/0 0
1/1 100
2/2 100
2 1 0 2 2 0 0 0 0 0 6
DROZDOV 0 0:14:06 3
1/4 25 0.50
0/1 0
0/1 0
1/2 50
1/3 33
0 2 1 0 1 1 0 0 0 1 0
PAU   3:20:00 106
36/69 52 1.13
6/18 33
5/14 36
25/37 68
28/37 76
18 27 13 29 42 9 2 12 23 4 128

Le Compte-rendu du match:

Passe pour Gauthier Darrigand qui en a désormais une certaine habitude de venir tirer un petit profit des gros profits de ses aînés, mais imaginez un peu la bouille toute ronde, toute joviale toute naïve de ce géant de 2, 01m au cœur aussi tendre que ses 17 ans... Oui imaginez le sourire radieux d’un gamin solide et costaud venu de sa Géorgie lointaine tenter l’aventure du basket pro, lui que Laurent Vila avait « scouté » lors d’un championnat d’Europe cadet à Riga et qui lui proposa le cycle de formation dans les rangs de l’Elan...
Ce samedi, sa présence sur le banc était tombé comme une récompense, celle de son travail et de son investissement de ses progrès aussi... En lever de rideau il avait été énorme avec les Espoirs (31 d’évaluation) et le staff lui réserva la surprise de lui faire enfiler le maillot numéro 14, ses yeux se firent encore plus ronds qu’ils ne sont d’ordinaire...
Et puis, vint le match, le sommet annoncé, le choc attendu, le face à face des deux grosses artilleries de la division... Et il tourna à la farce après 13 minutes Cholet laminé à l’intérieur (l’Elan alla chercher 17 lancer-francs dans le premier quart temps, symbole de son agressivité) était pointé aux abonnés absents. Livides, pâles, liquéfiés, sans doute pénalisés par la double absence de Stanley mais aussi Marquis que l’on disait en gros trouble personnel, bref inexistants au point d’être à la rue dès le coup d’envoi du second quart. Lisez bien : 45-18 !
Et 62-31 juste avant la pause : les joueurs de cartes connaissent l’expression, ça s’appelle « rubicon » !
Et encore Ferchaud qui était plutôt main chaude évita avec ses 8 points à 100% le naufrage complet du navire.
Mais l’Elan enfin au complet et décidé comme l’avait si bien dit Julian à taper du poing sur la table, frappa des deux poings et il cassa la table en mille morceaux, ne laissant même pas l’adversaire ramasser la moindre miette... Car la nouvelle est là, l’Elan si généreux parfois qui régale au lieu d’estoquer, qui se laisse grapiller au lieu d’appuyer qui flâne sur le chemin du succès, ne lâcha rien du tout cette fois pas un pouce. C’est simple, le résultat final est à une unité près (33) du plus gros écart qu’il creusa (34) au cours de sa frénésie collective. Il régala l’Elan oui mais les siens, offrant à Dubos l’occasion de recourir, à Julian de démontrer qu’il est de retour au sommet, à Sellers de prendre un bon repos, à Hill de retrouver un peu de confiance, et puis son palais qui le lui rendit bien en l’ovationnant lorsqu’il quitta le plancher sur ce second 14-1 réussi lors des matches aller au cours de son histoire.
Et puis donc, il offrit à George Mdivani 6 minutes de jeu ! Un monde pour le jeune pivot qui allait être de surcroît du cinq majeur aligné au troisième quart temps, et qui allait se retirer conquérant sur un énorme rebond plein de culot, réussir le panier du plus 34 (104-68), et ajouter deux lancers, ceux du bonheur total...
Et ce le jour où sa maman était là dans les gradins elle qui est venu de Tbilissi découvrir le nouvel univers de son fiston..
Il y a des jours comme ça, où l’histoire écrit des épisodes merveilleux. Celui là en fait partie, c’était samedi aprsè midi au bonheur de l’Elan et puis au bonheur de George....

Les Déclarations


Rod Sellers : »C’est un « team game » ! Quand l’équipe joue comme ce soir, elle pose trop de problèmes à l’adversaire pour être inquiétée... Nous avons envoyé un message. »

Mickael Pietrus : « C’est un gros cadeau d’anniversaire, surtout contre Cholet , ils sont forts, le danger vient de partout. La satisfaction c’est la volonté que nous avons mis pendant 40 minutes, à ce rythme nous pouvons aller loin. »
George Mdivani : « Bien sûr quand le coach m’a fait signe mon coeur s’est mis à battre un peu plus fort. J’étais nerveux, c’est un autre niveau... La deuxième fois j’étais un peu plus calme et tout le monde m’a aidé à me placer. Je suis heureux, très heureux... »

Boris Diaw : « On s’était préparé pour un match difficile et on pensait que ce serait difficile et puis on l’a pris d’entrée à partir d’une grosse défense. Ils ont plié assez vite, je pensais qu’ils auraient une réaction mais on ne leur en pas laissé l’occasion. »

Fabien Dubos : « Tout s’est bien passé, le déroulement du match m’a permis de recourir un peu en compétition... et mon genou ne m’a pas contrarié du tout... Il me manque beaucoup de sensations mais l’idéal c’était de gagner, on a toujours peur, en revenant, que ce soit pas le bon jour... »

Cyril Julian : « C’est une correction ! Quand on est à ce niveau on est je crois difficile à battre en France, ça prouve bien que l’Euroligue c’est un autre niveau... Ce soir, il y a tout eu, le rythme, le passing, la défense, le collectif, je me sens bien dans cette équipe et je suis heureux. On prouve sur ces matches aller que l’on est là , il n’y aura eu que l’accroc face à l’ASVEL... »

Fred Sarre : « On a su maintenir le rythme une fois qu’on l’a eu trouvé...Et puis on a su tenir compte des leçons du passé pour ne pas subir un retour de Cholet en les maintenant sous pression constante. Je voudrais souligner que s’il n’a pas beaucoup joué Rod Sellers a tout de même contribué à éteindre Wesson. Les relais ont été bien pris et on livre un match cohérent du début à la fin. »


(G.B., C.G.)