Limoges - Elan : 72-84

3500 Spectateurs

Les Stats:

 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
LUKOVSKI 1 0:26:08 22
7/9 78 1.78
2/3 67
0/0 0
5/6 83
6/8 75
1 7 0 2 2 0 0 3 1 0 18
SELLERS 1 0:28:51 16
6/14 46 0.92
0/1 0
0/1 0
6/12 50
4/6 67
4 5 2 6 8 2 1 2 0 0 15
K.HILL 0 0:25:42 10
4/9 50 1.25
2/7 33
1/1 100
1/1 100
0/0 0
4 1 0 3 3 1 0 1 1 0 9
M.PIETRUS 1 0:29:18 9
2/7 29 0.71
1/3 33
0/1 0
1/3 33
4/5 80
2 5 1 7 8 3 0 1 2 1 15
JULIEN 0 0:16:35 8
3/5 60 1.20
0/0 0
0/1 0
3/4 75
2/2 100
3 1 1 1 2 0 1 1 0 0 8
F.PIETRUS 1 0:16:15 6
2/4 50 1.00
0/0 0
0/0 0
2/4 50
2/4 50
5 4 2 0 2 0 1 2 1 1 4
DROZDOV 0 0:15:14 6
3/4 75 1.50
0/0 0
2/2 100
1/2 50
0/0 0
0 0 1 1 2 0 0 1 3 0 9
DIAW-RIFFIOD 1 0:28:05 5
2/5 40 0.80
0/1 0
0/2 0
2/2 100
1/2 50
2 1 1 4 5 0 1 5 8 0 10
FAUTHOUX 0 0:13:52 2
1/4 33 0.67
0/2 0
1/2 50
0/0 0
0/0 0
1 2 0 1 1 0 0 0 3 0 3
RENAUD 0 0:00:00 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
`EQUIPE   0:00:00 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 1 0 1 0 0 0 0 0 1
PAU   3:20:00 84
30/61 49 1.07
5/17 29
4/10 40
21/34 62
19/27 70
22 26 9 25 34 6 4 16 19 2 92
Entraîneur : SARRE Frédéric Avantage Maxi : 15  % RO et % RD 28 71  

 

Le Compte-rendu du match:

A l’ancienne disons nous samedi en évoquant le voyage en bus des béarnais jusque dans le limousin, et leur séance d’entraînement à peine débarqué. Comme pour se rappeler d’une époque révolue et ranimer quelques uns des souvenirs qui peuplent l’histoire du duel… Des souvenirs qu’une nouvelle ère semblait avoir enfouis puisque l’on pouvait penser que ce match était d’abord et seulement celui d’un solide leader chez un mal classé ayant d’ores et déjà limité ses objectifs au maintien dans la division.
C’était oublier que Limoges et l’Elan ont entretenu tant de relations passionnées depuis plus de deux décennies, que leur bientôt nonagénaire rencontre de samedi ne pouvait pas ne pas ressusciter le passé, faire remonter à la surface les vieux démons…
Alors l’Elan qui était arrivé à l’ancienne, s’en est allé pareillement, à l’ancienne, même si en lieu et place des insultes qu’il recevait jadis en s’engouffrant dans le bus, il essuya cette fois simplement quelques belles boule de neige, puisque la neige fut son fidèle compagnon et lui donna elle aussi quelques frayeurs.
Bref ce fut un Limoges-Elan qui rejoindra la collection, et qui s’y inscrira même comme l’un des plus sulfureux, ajoutant aux faits d’armes (pas les plus glorieux d’ailleurs) une belle embardée générale qui en bas du banc de l’Elan réunit pratiquement tous les acteurs pour un échange musclé… Certes il y eut plus de provocations, d’altercations , de chamailleries, de menaces, que de coups, mais depuis la fameuse mêlée de la Moutète avec Kea et Kaba en première ligne, ce fut la plus vilaine des explications… Avec au point de départ un rebond chaudement convoité par Mike Pietrus et Perrier-David et prolongé par un coup de Nelcha sur Sellers, ce dernier qui mit le feu aux poudres et se solda après moultes agitations et palabres par la disqualification de Florent Pietrus et Jean Philippe Méthélie. Histoire de ne pas laisser une bagarre s’achever sans sanction, mais pas plus que beaucoup d’autres témoins les arbitres n’avaient vu grand chose de précis….
Pour être totalement complet, ajoutons que la querelle intervint à 5’57’’ de la fin, et que l’Elan voyant enfin le bout du tunnel, tenant son succès n’avait pas vraiment intérêt à pourrir le climat, bien au contraire.
Mais elle disait bien combien le match avait été jusque là indécis, voir tendu et si Beaublanc n’était pas plein c’était seulement à cause d’une météo sibérienne… Comme quoi, si le CSP ne réunit plus aujourd’hui grand monde pour célébrer ses cinq trophées européens, 2500 personnes à peine pour les cérémonies du dimanche précédent, les venues de l’Elan sont toujours, elles fédératrices…
Et elles donnent encore des ailes aux locaux, s’inscrivant dans la lignée de leurs aînés sur la rage de vaincre et la volonté de barrer la route de l’ennemi privilégié…Une défense de zone, pas moins rigide que celle des grecs qui l’avaient sans doute inspirée à Dobbels, un Nelcha intenable, efficace et adroit aux lancers comme on l’ignorait, un joker Perrier-David volant au secours avec brio d’un Phelps muselé par les fautes : voilà comment l’Elan s’était retrouvé piégé lui qui décidément éprouve de réelles difficultés à envoyer son basket s’il ne court pas (8 pertes de balle en huit minutes !).
Voilà comment il n’y eut aucune différence sensible et véritable entre les deux protagonistes jusqu’à la demi-heure 18-20 au premier quart, 37-37 au repos et 60-56 au troisième).
Comme face aux grecs c’est un coup de vis défensif à l’entame des dix dernières minutes qui fit basculer le match : un 8-0 ajouté au plus 4 fit une différence qui paraissait un gouffre tant le combat avait été au corps (68-56), Lukovski et Sellers terminèrent avec éclat la révolte qu’ils avaient initié, et les rotations de Sarre maintinrent le volume suffisant à étouffer Limoges en quête de second souffle… C’est donc celui de l’histoire qui souffla avec cette bagarre… à l’ancienne.

Les Déclarations


(G.B., C.G.)