Elan - Asvel : 80-73

La Coupe de France en Béarn!

Bercy, le 21/04/2002.
9200 spectateurs
Arbitres : Messieurs Dorizon, Bichon et Radonjic.

Les Stats:

 
Joueur Tps Pts T2 T3 LF Ftes Rebonds PD BP In Co Du Eval
T/R % T/R % T/R % F Fpr O-D T
4 Fauthoux 16 10 - - 2/2 100 4/4 100 3 2 - 0 1 1 0 0 0 10
5 LUKOVSKI 25 7 1/2 50 - - 5/12 42 2 10 1-3 4 4 5 0 0 0 2
6 PIETRUS M. 26 7 1/3 33 1/5 20 2/4 50 3 5 0-5 5 1 3 2 2 0 6
9 ESTELLER 35 14 0/5 0 2/5 40 8/10 80 0 6 - 0 2 0 1 0 0 7
8 Drozdov 0                                  
10 Gadou 20 0 - - - - - - 3 3 1-3 4 2 2 1 0 0 5
11 PIETRUS F. 12 3 1/4 25 - - 1/2 50 4 1 3-2 5 0 1 0 1 0 4
12 Lewis 13 1 - - 0/1 0 1/2 50 4 1 0-6 6 1 0 0 0 0 6
13 Diaw 15 8 4/4 100 - - 0/1 0 2 1 0-3 3 1 2 0 0 0 9
14 Chenowitz 10 4 2/3 67 - - - - 2 0 1-0 1 0 3 0 2 1 3
15 SELLERS 30 26 8/13 62 - - 10/12 83 5 8 4-5 9 0 5 0 0 0 23
Milling
 
TOTAL 202 80 17/34 50 5/13 38 31/47 66 28 37 10-27 39 12 22 4 5 1 77

Le Compte-rendu du match:

D'entrée de jeu, on a su que cette rencontre ne serait pas une partie de plaisir pour les Béarnais. Rien à voir non plus (heureusement!) avec l'entame catastrophique de la saison dernière en ce même lieu contre le même adversaire. Le score évolue peu dans une partie hachée par les fautes (2 de radulovic en moins de 2 minutes...) : 3-3, 5-5, 9-9... avant que l'Asvel ne prenne une avance de 7 points (20-13) amené par Sy et Freeman. C'est Boris Diaw qui remet l'Elan au contact en fin de 1/4 temps par deux magnifiques paniers, qui, ajoutés à deux lancer-francs de Fred Fauthoux permettent à l'ELan de revenir à un point (19-20).
Le second 1/4 temps sera marqué par un écart ne dépassant pas les 2/3 points pour chaque équipe : E. Chenowith surprend son monde en inscrivant 2 paniers permettant à l'Elan de mener (23-21), mais Hill et Freeman font repasser l'Asvel devant (28-26). Les villeurbannais multiplient les (grosses) fautes, mais l'Elan n'est que moyennement adroit aux LF, et du coup, ce sont les tenants du titre (bien que privés de leur capitaine Bonato) qui virent en tête de deux petits points à la pause (35-37).
Avec un Didier Gadou plus que précieux dessous, Mike Piétrus sonne la charge en début de seconde période, et donne le premier avantage significatif aux Béarnais : 42-37. L'Elan gardera dorénavant la tête jusqu'au bout. Frigout ramènera bien l'Asvel à deux points, mais Dragan Lukovski et Rod Sellers accélerent : 47-40 pour l'Elan. Roger Esteller enquille à trois points, mais Petrov et Sy ramène encore une fois les Villeurbannais : 53-48 au terme du 3ème 1/4 temps.
A 9 minutes du terme Hill rapproche l'Asvel à quatre points, mais ensuite, c'est l'Elan qui s'envole vers le trophée : Sellers, Esteller, Fauthoux à trois points puis Roger qui l'imite : 69-61 pour l'Elan à 4 minutes du terme. Puis +10 sur deux LF du catalan béarnais(!)... mais les dernières minutes seront interminables, hachées par les fautes de l'Asvel qui tente de recoller en envoyant l'Elan sur la ligne des lancers : un petit rapproché à moins 6 (75-69), mais Fred et Roger assurent aux LF et l'Elan triomphe : 80-73 score final.
Un nouveau trophée prend la route du Béarn!...

Déclarations:

Frédéric Fauthoux : "Mon premier trophée me fait tout drôle car Didier Gadou est encore dans l’équipe, et j’avais l’habitude qu’il me le passe!… Cette fois, c’est moi qui le lui ai passé, mais le second j’irai le chercher avec lui!… C’est une grosse émotion et nous sommes très content pour toute la famille de l’Elan. Nous n’avons pas fait un grand match certes, mais une finale c’est fait pour être gagné. Il fallait montrer que l’on savait ne pas tendre la joue une deuxième fois!…".

Roger Esteller : "La clé de cette finale, c’est notre excellent début de deuxième mi-temps, l’adresse est revenue et cela nous a libéré. La première mi-temps a été difficile de notre fait à cause des ballons perdus et des lancers francs ratés. C’est un trophée de plus et c’est formidable car le but de ce jeu c’est de gagner ce genre de trophées!"

Didier Gadou : "Je ne terminerai pas la saison fanny, j’aurai gagné à Bercy une fois. Je suis donc très heureux et la joie de cette équipe simple et sincère me comble de bonheur. Nous avons eu un gros mental, nous n’avons jamais rien lâché, même quand nous étions derrière et le sacrifice collectif a payé."

Derrick Lewis : "Je ne peux pas expliquer ce que je ressens. J’ai attendu ça toute ma carrière et cela tombe aujourd’hui. Je n’ai jamais ressenti une sensation aussi forte. J’en ai pleuré à la fin du match et pour la première fois de ma vie, j’ai goûté le Champagne!"

 

Jacky Commères : "C’est la victoire des joueurs d’abord. On obtient d’eux un investissement constant dans le travail et cela finit par payer. On a bonifié notre niveau défensif depuis quelques mois et lorsqu’on a des problèmes offensifs, cette défense nous permet de rester dans le match mais ça, c’est beaucoup de travail pour les joueurs!"
Claude Bergeaud : "On est très content car on aurait eu l’air malchanceux voire pire si l’on était passé à travers deux finales consécutives. Il est toujours satisfaisant de prendre le premier trophée qui se présente car on ne sait jamais ce qui peut se passer par la suite. Nous sommes tous bercés par la culture historique de ce club et on rentre donc dans l’histoire en enlevant la première Coupe de France du club. J’ai eu au coup de sifflet final une pensée très forte Didier Gadou. Maintenant, il ne faut pas s’arrêter là, dès demain, on va parler de rebondir."

(C.G., G.B.)