Cholet - Elan : 85-88
3700 Spectateurs - La Meilleraie
Les Stats:
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Le
Compte-rendu du match: Ils avaient trouvé la solution au problème
Stanley, linfernal shooteur choletais qui boucla la première mi-temps
à 17 points et 90% de réussite
Cest Boris Diaw qui
sy colla et finit par éteindre lincendie. Ce qui permit à
lElan, quEsteller avait porté offensivement (13 points dans
le premier quart temps) dentamer son travail de sape engagé en
défense, dès la reprise. Les deux équipes avaient rejoints
les vestiaires dos à dos (43-43) et cest donc lElan qui creusa
les premiers breaks, Derrick Lewis lui donnant par exemple 8 points davance
(54-46). Il nen fallut pas beaucoup pour que lécart grandisse
et garantisse lavenir de lElan
Mais, on sy attendait,
Cholet avait chaussé ses bottes de sept lieues pour recevoir les tombeurs
du Réal
Et pas plus que lElan jeudi soir, les joueurs des
Mauges nétaient prêts à céder le moindre pouce
de terrain, encore moins à la moindre alerte
Et comme ils avaient
remarquablement préparé leur affaire, en fermant systématiquement
Lukovski, ou Sellers, ils revinrent sans trembler (57-54), toujours portés
par leur trio magique (Wesson, Dorsey et Stanley) auteur par exemple de 23 des
26 points du premier temps.
On sengagea donc sur un dernier quart temps de feu, et la Meilleraie,
le comprit qui se mit soudain à rugir derrière les siens quelle
navait sans doute pas cru capable de se hisser à un tel niveau
de jeu
LElan eut alors le bon goût de ne rien gâcher en attaque,
car sil avait solutionné le problème Stanley, se posa celui
de Doum Lawers qui allait installer sur le plancher la plus mauvaise histoire
belge que lElan pouvait redouter
Ce diable de blondinet belge vint
effectivement effectuer un festival offensif dune rare intensité,
et surprenant compte tenu de ce quil navait tenté sa chance
quà une seule reprise en 23 minutes. Une seule fois et sans succès
.Or, cest son troisième triplé qui vint annuler le dernier
vrai écart de lElan (70-65) ! Et , cest son quatrième
sur quatre qui amena légalisation choletaise à 76
Autant dire quaprès léchec de Roger Esteller à
12 secondes de la fin, le banc béarnais trembla quand cest Lawers
qui enclencha à 8 mètres le dernier shoot du match
Ce fut
son seul échec de ce quart temps quil boucla à 13 points
sil vous plaît! LElan devait une fière chandelle à
sa défense solidaire et à sa patience offensive, mais on devinait
que cette prolongation proposée ne faisait guère son affaire,
lui qui avait semblé manqué de spontanéité, dénergie,
en un mot de fraîcheur
Le redémarrage tourna dailleurs
au cauchemar lorsque le malheureux Florent Pietrus, pourtant très précieux
encore, entama la série de 5 lancer- francs ratés par lElan
Cholet qui compila dans lintervalle deux paniers à 3 points de
Krazic se retrouva avec 7 longueurs avec 3 minutes à jouer (77-84). Autant
dire que lElan se retrouvait dans les cordes et la Meilleraie hurlait
déjà sa joie comme aux plus beaux jours, elle qui ne doutait plus
un instant de lexploit
Mais le champion a décidément de la moelle cette saison, et plus
encore. Fatigués, malmenés, les béarnais qui perdaient
Lukovski sur une sévère 5ème faute, resserraient soudain
les dernières forces. Cholet se vit interdire le moindre espace intérieur,
et ses shooteurs subirent un pressing suffisant à leur faire forcer les
choses
Comme Fred Fauthoux mit fin à lhémorragie des
lancers ratés, lElan refit surface avec une patience dange.
Boris Diaw y allant dun de ses éclairs puis dun rebond offensif
victorieux , les béarnais abordaient la dernière minute avec un
point davance (85-84), après un 8-0 fait de rigueur à défaut
de panache. Wesson ratant ensuite un de ses deux lancers sur la faute de Sellers,
la balle de match était cette fois béarnaise avec 41 secondes
à jouer (85-85)
Esteller échouait une première fois
à 3 points, mais Lewis en vieux roublard surgissait en second rideau
pour gober le rebond offensif le plus cher de la soirée . Il le ressortait
sur Fred Fauthoux loin derrière. Le meneur béarnais sinfiltrait
pour mieux décaler Roger Esteller revenu au même endroit que quelques
secondes auparavant. Sans se poser de questions, il armait derrière la
ligne blanche et la balle fouettait le filet sans le moindre accroc
. Le
chrono naffichait plus que trois secondes à jouer. lElan
retarda la montée du ballon choletais, et empêcha même un
dernier tir alléluïa, juste avant de sauter de joie
.
Face à un Cholet de gros calibre, lElan avait tenu la route, puis
fait preuve dune force de caractère assez exceptionnel. Claude
Bergeaud annoncait deux jours de repos bien mérités, car entre
lépaule dEsteller la petite entorse de Sellers lors de la
prolongation, , et la terrible semaine vécue, les organismes accusaient
le coup. Quand bien mêmes ce second gros succès en 72 heures illuminaient
tous les visages
.
Déclarations :
Dragan Lukovski : "On ne joue pas un très grand match à cause de Cholet qui nous avait très bien étudié, et on gagne quand même : c'est la preuve d'un gros groupe. On a été attendu visiblement et on passe quand même ce qui constitue deux grosses victoires enchaînées et c'est très bon!... Cela m'évite de parler des arbitres qui m'en ont voulu.".
Rod Sellers (victime d'une petite entorse de la cheville pendant les prolongations) : Je n'étais pas bien du tout ce soir et je n'ai pas fait un grand match. Je ne sais pas si c'est la fatigue de jeudi mais je n'ai jamais trouvé le rythme, peut-être aurais-je du venir shooter ce matin... mais l'important c'est la solidarité du groupe, la victoire est collective donc encore plus belle!".
Didier Gadou : "C'est le genre de match qu'il faut gagner lorsqu'on veut faire une grande saison. Cholet nous a bousculé sur son euphorie mais ils se sont vus vainqueurs avant la ligne d'arrivée et ils se sont relevés trop tôt... Quand à moi, après les LF ratés, j'ai gardé les doigts croisés jusqu'à la fin de la prolongation, je remercie mes coéquipiers d'être venus à mon secours!".
Boris Diaw-Riffiod : "Ce fut très chaud! On aurait pu gagner ou perdre avant la prolongation. Cholet a été très bon et nous a empêché de nous mettre en place. C'était mal parti puisqu'en principe le premier qui marque en prolongation gagne... Ils ont pensé qu'on était cuit, mais la qualité de ce groupe, c'est décidément de réagir!".
Derrick Lewis : "Chapeau à ceux qui avaient beaucoup joué contre le Réal, je pense à Flo, Roger et Rod. C'est le signe de grands joueurs de pouvoir répéter les matchs mais ce soir on a bagarré à 11 jusqu'au bout et on a été chercher le succès très bas dans le ventre. Cela rend plus facile le voyage retour en bus!".
Florent Piétrus (HAPPY BIRTHDAY FLO) : "C'est le cadeau d'anniversaire dont je rêvais biensûr. Mes coéquipiers m'ont fait une frayeur mais c'était pour mieux savourer la victoire. Claude nous avait dit que le propre d'une grande équipe, c'est de répéter les gros matchs, je crois que l'on a répondu à son attente!".