Cholet - Elan : 85-88

3700 Spectateurs - La Meilleraie

Les Stats:

 
 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
ESTELLER 1 0:32:43 21
7/15 47 1.20
4/9 44
1/1 100
2/5 40
3/4 75
1 3 1 2 3 0 0 0 2 0 17
FAUTHOUX 0 0:30:11 12
2/7 29 0.86
2/5 40
0/0  
0/2 0
6/7 86
2 4 1 0 1 0 0 1 3 0 9
LUKOVSKI 1 0:14:49 12
4/6 67 1.50
1/3 33
0/0  
3/3 100
3/4 75
5 4 0 3 3 0 0 4 1 0 9
LEWIS 0 0:25:54 11
5/9 56 1.22
1/2 50
1/1 100
3/6 50
0/0  
2 0 4 2 6 3 0 0 2 0 18
SELLERS 1 0:31:26 9
4/8 50 1.00
0/0  
1/3 33
3/5 60
1/4 25
4 3 1 5 6 1 0 3 2 0 8
DIAW-RIFFIOD 1 0:23:32 8
3/4 75 1.50
0/0  
0/0  
3/4 75
2/2 100
1 3 1 3 4 2 1 4 2 0 12
F.PIETRUS 1 0:18:56 8
4/5 80 1.60
0/0  
0/1 0
4/4 100
0/2 0
5 2 1 2 3 2 0 3 0 2 7
MILLING 0 0:13:34 4
1/3 33 0.67
0/0  
0/0  
1/3 33
2/2 100
1 2 1 3 4 0 0 1 0 0 5
M.PIETRUS 0 0:10:13 2
1/5 20 0.40
0/0  
0/2 0
1/3 33
0/0  
2 0 1 1 2 0 0 1 1 0 0
D.GADOU 0 0:15:35 1
0/2 0 0.00
0/2 0
0/0  
0/0  
1/4 25
3 3 0 0 0 3 0 0 2 0 1
DROZDOV 0 0:08:07 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1
PAU   3:45:00 88
31/64 48 1.09
8/21 38
3/8 38
20/35 57
18/29 62
26 24 12 22 34 11 1 17 16 2 89

Le Compte-rendu du match: Ils avaient trouvé la solution au problème Stanley, l’infernal shooteur choletais qui boucla la première mi-temps à 17 points et 90% de réussite… C’est Boris Diaw qui s’y colla et finit par éteindre l’incendie. Ce qui permit à l’Elan, qu’Esteller avait porté offensivement (13 points dans le premier quart temps) d’entamer son travail de sape engagé en défense, dès la reprise. Les deux équipes avaient rejoints les vestiaires dos à dos (43-43) et c’est donc l’Elan qui creusa les premiers breaks, Derrick Lewis lui donnant par exemple 8 points d’avance (54-46). Il n’en fallut pas beaucoup pour que l’écart grandisse et garantisse l’avenir de l’Elan… Mais, on s’y attendait, Cholet avait chaussé ses bottes de sept lieues pour recevoir les tombeurs du Réal…Et pas plus que l’Elan jeudi soir, les joueurs des Mauges n’étaient prêts à céder le moindre pouce de terrain, encore moins à la moindre alerte… Et comme ils avaient remarquablement préparé leur affaire, en fermant systématiquement Lukovski, ou Sellers, ils revinrent sans trembler (57-54), toujours portés par leur trio magique (Wesson, Dorsey et Stanley) auteur par exemple de 23 des 26 points du premier temps.
On s’engagea donc sur un dernier quart temps de feu, et la Meilleraie, le comprit qui se mit soudain à rugir derrière les siens qu’elle n’avait sans doute pas cru capable de se hisser à un tel niveau de jeu…
L’Elan eut alors le bon goût de ne rien gâcher en attaque, car s’il avait solutionné le problème Stanley, se posa celui de Doum Lawers qui allait installer sur le plancher la plus mauvaise histoire belge que l’Elan pouvait redouter…Ce diable de blondinet belge vint effectivement effectuer un festival offensif d’une rare intensité, et surprenant compte tenu de ce qu’il n’avait tenté sa chance qu’à une seule reprise en 23 minutes. Une seule fois et sans succès .Or, c’est son troisième triplé qui vint annuler le dernier vrai écart de l’Elan (70-65) ! Et , c’est son quatrième sur quatre qui amena l’égalisation choletaise à 76… Autant dire qu’après l’échec de Roger Esteller à 12 secondes de la fin, le banc béarnais trembla quand c’est Lawers qui enclencha à 8 mètres le dernier shoot du match… Ce fut… son seul échec de ce quart temps qu’il boucla à 13 points s’il vous plaît! L’Elan devait une fière chandelle à sa défense solidaire et à sa patience offensive, mais on devinait que cette prolongation proposée ne faisait guère son affaire, lui qui avait semblé manqué de spontanéité, d’énergie, en un mot de fraîcheur… Le redémarrage tourna d’ailleurs au cauchemar lorsque le malheureux Florent Pietrus, pourtant très précieux encore, entama la série de 5 lancer- francs ratés par l’Elan… Cholet qui compila dans l’intervalle deux paniers à 3 points de Krazic se retrouva avec 7 longueurs avec 3 minutes à jouer (77-84). Autant dire que l’Elan se retrouvait dans les cordes et la Meilleraie hurlait déjà sa joie comme aux plus beaux jours, elle qui ne doutait plus un instant de l’exploit…
Mais le champion a décidément de la moelle cette saison, et plus encore. Fatigués, malmenés, les béarnais qui perdaient Lukovski sur une sévère 5ème faute, resserraient soudain les dernières forces. Cholet se vit interdire le moindre espace intérieur, et ses shooteurs subirent un pressing suffisant à leur faire forcer les choses… Comme Fred Fauthoux mit fin à l’hémorragie des lancers ratés, l’Elan refit surface avec une patience d’ange. Boris Diaw y allant d’un de ses éclairs puis d’un rebond offensif victorieux , les béarnais abordaient la dernière minute avec un point d’avance (85-84), après un 8-0 fait de rigueur à défaut de panache. Wesson ratant ensuite un de ses deux lancers sur la faute de Sellers, la balle de match était cette fois béarnaise avec 41 secondes à jouer (85-85)… Esteller échouait une première fois à 3 points, mais Lewis en vieux roublard surgissait en second rideau pour gober le rebond offensif le plus cher de la soirée . Il le ressortait sur Fred Fauthoux loin derrière. Le meneur béarnais s’infiltrait pour mieux décaler Roger Esteller revenu au même endroit que quelques secondes auparavant. Sans se poser de questions, il armait derrière la ligne blanche et la balle fouettait le filet sans le moindre accroc…. Le chrono n’affichait plus que trois secondes à jouer. l’Elan retarda la montée du ballon choletais, et empêcha même un dernier tir alléluïa, juste avant de sauter de joie….
Face à un Cholet de gros calibre, l’Elan avait tenu la route, puis fait preuve d’une force de caractère assez exceptionnel. Claude Bergeaud annoncait deux jours de repos bien mérités, car entre l’épaule d’Esteller la petite entorse de Sellers lors de la prolongation, , et la terrible semaine vécue, les organismes accusaient le coup. Quand bien mêmes ce second gros succès en 72 heures illuminaient tous les visages….

Déclarations :

Dragan Lukovski : "On ne joue pas un très grand match à cause de Cholet qui nous avait très bien étudié, et on gagne quand même : c'est la preuve d'un gros groupe. On a été attendu visiblement et on passe quand même ce qui constitue deux grosses victoires enchaînées et c'est très bon!... Cela m'évite de parler des arbitres qui m'en ont voulu.".

Rod Sellers (victime d'une petite entorse de la cheville pendant les prolongations) : Je n'étais pas bien du tout ce soir et je n'ai pas fait un grand match. Je ne sais pas si c'est la fatigue de jeudi mais je n'ai jamais trouvé le rythme, peut-être aurais-je du venir shooter ce matin... mais l'important c'est la solidarité du groupe, la victoire est collective donc encore plus belle!".

Didier Gadou : "C'est le genre de match qu'il faut gagner lorsqu'on veut faire une grande saison. Cholet nous a bousculé sur son euphorie mais ils se sont vus vainqueurs avant la ligne d'arrivée et ils se sont relevés trop tôt... Quand à moi, après les LF ratés, j'ai gardé les doigts croisés jusqu'à la fin de la prolongation, je remercie mes coéquipiers d'être venus à mon secours!".

Boris Diaw-Riffiod : "Ce fut très chaud! On aurait pu gagner ou perdre avant la prolongation. Cholet a été très bon et nous a empêché de nous mettre en place. C'était mal parti puisqu'en principe le premier qui marque en prolongation gagne... Ils ont pensé qu'on était cuit, mais la qualité de ce groupe, c'est décidément de réagir!".

Derrick Lewis : "Chapeau à ceux qui avaient beaucoup joué contre le Réal, je pense à Flo, Roger et Rod. C'est le signe de grands joueurs de pouvoir répéter les matchs mais ce soir on a bagarré à 11 jusqu'au bout et on a été chercher le succès très bas dans le ventre. Cela rend plus facile le voyage retour en bus!".

Florent Piétrus (HAPPY BIRTHDAY FLO) : "C'est le cadeau d'anniversaire dont je rêvais biensûr. Mes coéquipiers m'ont fait une frayeur mais c'était pour mieux savourer la victoire. Claude nous avait dit que le propre d'une grande équipe, c'est de répéter les gros matchs, je crois que l'on a répondu à son attente!".


(G.B., C.G.)