Nancy - Elan : 72-86

Gentilly 6000 spectateurs

Les Stats:

 
 
Nom Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
ESTELLER 0:30:58 24
8/20 40 0.90
2/8 25
0/2 0
6/10 60
6/10 60
1 6 2 2 4 0 1 2 3 0 14
SELLERS 0:24:17 17
6/9 67 1.33
0/0  
0/0  
6/9 67
5/7 71
3 5 3 4 7 0 0 2 0 2 17
LUKOVSKI 0:24:45 11
4/10 40 0.90
1/3 33
1/2 50
2/5 40
2/4 50
1 4 1 4 5 0 0 2 2 0 8
F.PIETRUS 0:25:31 10
4/6 67 1.33
0/0  
1/1 100
3/5 60
2/4 50
4 5 4 2 6 1 0 4 0 1 9
DIAW-RIFFIOD 0:24:59 6
2/5 40 0.80
0/1 0
0/1 0
2/3 67
2/2 100
4 2 4 3 7 0 0 1 5 0 14
D.GADOU 0:20:06 6
2/2 100 2.00
0/0  
0/0  
2/2 100
2/2 100
4 1 2 2 4 0 0 0 2 0 12
M.PIETRUS 0:13:12 5
1/4 25 0.75
1/3 33
0/0  
0/1 0
2/2 100
2 2 0 3 3 0 1 2 1 0 5
MILLING 0:15:43 4
2/4 50 1.00
0/0  
0/0  
2/4 50
0/0  
2 0 1 6 7 1 0 0 1 0 11
FAUTHOUX 0:15:15 3
1/4 25 0.75
1/4 25
0/0  
0/0  
0/0  
2 1 0 1 1 0 0 1 2 0 2
LEWIS 0:05:14 0
0/2 0 0.00
0/1 0
0/1 0
0/0  
0/0  
1 0 0 3 3 0 0 0 0 0 1
DROZDOV 0:00:00 0
0/0    
0/0  
0/0  
0/0  
0/0  
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
PAU 3:20:00 86
30/66 45 0.98
5/20 25
2/7 29
23/39 59
21/31 68
24 26 19 33 52 2 2 16 16 3 96

Une belle solidarité défensive : la recette est vieille mais elle fonctionne avec toujours autant de succès. Les Béarnais de l’Elan lui doivent d’être toujours seuls leaders du championnat de Pro A, au tiers de la compétition, et après un périlleux duel face à l’un des dauphins aux dents longues…Nancy avait annoncé la couleur, logiquement, le palais des sports Gentilly avait fait le plein pour établir un nouveau record d’affluence et les partenaires de Julian donnèrent le ton. Une entame digne d’une équipe en pleine confiance, complète dans toutes ses lignes et volontairement offensive.
Le piège était tendu. Il fonctionna, face à un Elan ayant laissé dans les aéroports ou les hôtels, la clé du démarreur. Et à 3-13 (5ème), le décor était planté pour que la soirée soit un enfer pour les béarnais attendant 5 minutes et des poussières pour nourrir leur tableau d’un panier, après trois maigres lancer-francs. Ballotté, pris à la gorge, l’Elan eut d’abord le bon goût de ne pas céder au désarroi et si face à la zone lorraine, les solutions n’étaient guère académiques, elles mirent fin à l’hémorragie. Un premier retour à 17-20 doucha les illusions locales même si un panier alléluia de Gomis à la sirène laissait 6 points d’avance aux locaux après les 10 premières minutes (19-25).
C’est sans doute le second quart temps qui changea la face du match : en allant, en défense, réduire les forces affichées des nancéiens (tirs lointains, jeu rapide), l’Elan se mit à l’abri d’une nouvelle flambée. L’équipe la plus adroite du championnat, la plus offensive aussi réduite à 3 paniers (sur 17 tentatives) en prit un sérieux coup sur la tête. Et dans le même temps, en retrouvant des allures conquérantes sous le cercle l’Elan développa une attaque qui lui sied mieux, faite de rapidité et de fluidité. L’égalisation à 29 de Lukovski, fut un premier tournant. Las, elle précédait de peu la 3ème faute de Sellers ce qui ne rassurait pas totalement. Mais Nancy perdant Julian sur blessure au coude, tout de suite après, le bilan des pépins s’équilibra et l’on allait vérifier que la perte lorraine fut bien plus préjudiciable que la mise au repos du pivot de l’Elan. D’abord parce que Milling fut très précieux dans le combat de près, puis parce que Gadou appelé à jouer en poste 4, vu l’impossibilité de Lewis à tenir sa place, donna du corps à la raquette de l’Elan. Un Elan qui vira en tête de peu (36-33), mais qui enlevait le deuxième acte 17-8 ! Et qui engagea un véritable bras de fer durant le 3ème quart temps, ou Nancy justifia le bien fondé de sa réputation d’équipe ambitieuse. Le ton monta d’un cran encore et si le score accorda une longueur supplémentaire aux béarnais (57-52), c’est bien le dernier quart-temps qui allait décider. Et force fut de constater que physiquement l’Elan avait laissé moins de jus dans l’épreuve que son rival. Toujours porté par un public de feu à 61-64 (33ème) Nancy ployait à l’intérieur où Masingue et Dubos devaient succomber au poids des fautes, et à l’agressivité de Florent Pietrus. Esteller en percussion et Sellers souvent sollicité créèrent le break décisif à 70-61 ((35ème). Plus rien n’allait empêcher l’Elan de contrôler le rythme et de maîtriser Stevin Smith devenu le dernier atout maître des locaux. A 79-66, l’Elan savait que plus rien ne pouvait lui arriver, il boucla en toute décompression le final (86-72).
Le leader béarnais réussissait une bien belle performance collective, on l’a dit. La preuve la répartition des 52 rebonds (contre 33) qui n’en n’accordait pas plus de sept aux meilleurs (Sellers, Milling, Diaw)…


Fred Fauthoux : « C’est super de gagner chez son dauphin. Ca veut dire qu’on sait voyager. Six jours dehors c’est long et ça use. Deux défaites de suite ce n’est cependant pas dans nos habitudes, alors on a resserré les boulons en défense et physiquement je crois qu’on les a usés, plus que nous ne l’étions. »
Rod Sellers : « L’équipe a eu un départ laborieux, et moi j’ai été catastrophique avec ces deux fautes en 40 secondes. J’y ai laissé toute mon agressivité. Le second quart temps nous a permis de nous reconcentrer sur nos objectifs défensifs. Quand on défend à ce niveau là, nous avons un autre visage et après on a su bien controler le rythme du match. Mais il était capital de stopper leur euphorie très vite. Une victoire comme celle-là, ca fait du bien car elle vaut une première place. »
Dragan Lukovski : « Puisqu’on avait perdu à l’ASVEL, ce match devenait un test très important pour nous. Il fallait rester premiers. Le problème c’est que ce voyage a fait des dégâts entre les maladies, les blessures, la fatigue, alors il fallait surtout retrouver des vertus collectives. Ce que nous avons su faire. »
Boris Diaw : « Nancy était sur une pente ascendante, ils sont très complet, donc nous sommes heureux d’avoir gagner, mais on est toujours heureux de gagner. Ce match est rassurant mais il faut éviter de le prendre comme une référence. Il faut tout de suite se dire que Zadar arrive et que ce sera encore très dur. »
Derrick Lewis : « Je suis plus content que déçu. J’ai eu mal à la cuisse, j’ai essayé de faire le maximum, mais ce n’était pas possible de faire plus. Je suis blessé mais mon équipe gagne : il n’y a rien de plus important. C’est pour ça que je suis venu à Pau… Nancy perd Julian et ils sont mal… Je ne suis pas une star, je veux juste aider l’équipe et je suis malheureux de ne pas pouvoir le faire. Mais ce soir c’est la joie qui domine en moi. »
Florent Pietrus : « On s’est chauffé avec Vincent. Je lui avais dit qu’il n’y avait pas d’amis sur le terrain. Lui m’avait dit la même chose. Ce fut dur physiquement mais mentalement on s’est retrouvé pour défendre ce qui a permis à l’attaque de retrouver des solutions plus faciles. On a prouvé que nous supportions la pression et je crois que l’on marque un peu plus les esprits en gagnant de la sorte ici. »
Claude Bergeaud : « Nous sommes très heureux de finir la semaine de la sorte. Ca vaut le coup de s’investir autant pour ce genre de résultat, même si sur ces 6 jours dehors, il nous manque les 20 secondes de bonheur de Moscou. Je fais allusion à la perte du point avérage. Si nous stoppons Mc Cants sur sa dernière action on aurait gardé cet avantage.
Maintenant nous sommes tracassés par le lot des pépins physiques au quotidien, mais il ne faut pas s’arrêter là, il faut se dire que la qualité de nos rotations permet de pallier à ces ennuis. Je pense à Kyle Milling qui a parfaitrement supplée Rod Sellers ce soir, à Fred Fauthoux parfait relais de Dragan Lukovski ou encore à Dider Gadou reconverti en poste 4 du fait des problèmes de Derrick Lewis et qui a été très précieux dans le combat de près.


(G.B., C.G.)