Gravelines - Elan : 91-94 (AP)
Spectateurs: 3900 environ (record de la salle) - Sportica
Les Stats:
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Le
Compte-rendu du match:
Dans un ambiance de corrida (voire plus), l'Elan s'est imposé avec coeur
et mental. L'Elan aurait dû s'imposer dans le temps reglementaire (+3
à 7 secondes du terme) mais oubliant de commettre une faute, ils ont
permis aux locaux de revenir à parité... Les BCM a fait la course
en tête durant la prolongation, mais un panier lointain de Fred Fauthoux
a inversé la tendance dans une ambiance hostile. L'elan a fini par s'imposer
de trois petits points (94-91), c'est une fort belle performance contre une
équipe qui a déjà battu l'ASVEL dans sa salle et qui réalise
un très beau début de saison. De plus, l'Elan ne sera pas surpris
par les supporters grecs du Panathinaïkos jeudi en Euroleague après
ce passage au Sportica...
94-91 après prolongations...
Ce fut un final de muerte, un vrai « serial killer » dans un Sportica
en transe et debout à partir du moment où le chrono égraina
les 2 minutes 43 secondes quil restait à jouer
Ce match il
allait se gagner, dira Bergeaud, « avec le ventre et certainement plus
bas », « los corones » ajoutera un Roger Esteller exténué
LElan
la gagné infligeant du même coup à Gravelines son
premierr échec à domicile de la saison. Une perf assurément,
dans une atmosphère irrespirable, un suspense insoutenable. Alors bien
sûr on pourrait reprocher à lElan de sêtre imposé
une inutile et terriblement éprouvante prolongation, lui qui à
7 secondes de la fin commit trois erreurs : celle de Rod Sellers qui fauta sur
Brown alors quil shootait à trois points, offrant trois lancers
au diable de meneur nordiste . Les trois lancers redonnèrent espoir à
toute une salle en état de choc puisque Gravelines revenait à
deux points. La seconde de Florent Pietrus qui ne transforma quun lancer
sur deux sur la faute immédiate de Strong. Gravelines restait ainsi à
portée dun panier primé. La 3ème enfin de Boris Diaw
oubliant de faire faute sur la dernière remontée de balle de Strong,
celle qui amena au buzzer, le panier miracle du même Strong shootant sans
même voir la cible.
Mais comment en vouloir à une équipe qui associa autant de qualités
pour se sortir du piège annoncé, à savoir, une équipe
digne de la position quelle occupe et une salle justifiant bien sa réputation
Solidarité, énergie, courage et obstination : les béarnais
sont allés puiser dans leurs tripes, les qualités qui leur firent
défaut stratégiquement, les arguments pour venir à bout
dune équipe très talentueuse elle aussi , à limage
de son diable de meneur, Brown.
GADOU ? QUEL GUERRIER !
Et si Claude Bergeaud les passa tous en revue ses hommes, véritables combattants, dans lhommage quil rendit lors du point presse, comment ne pas avoir une pensée particulière pour Diider Gadou que le coach envoya à la mine dès le début de la reprise pour réequilibrer le jeu dun Elan parfois trop préssé Il termina sans pouvoir prononcer un seul mot tant sa gorge le brûlait, séquelle de sa vilaine grippe de la veille, mais aussi le front entaillé par un coup de coude, le bras lacéré, le mollet largement ouvert et en sang Il était livide le landais, mais heureux, heureux davoir été « là, dans un match, comme je les aime ». Et lui aussi avait pesé lourd, en allant chercher dans la fournaise un rebond défensif valant de lor, puisque Strong venait de rater, alors que juste avant, Fred Fauthoux avait inscrit de très loin le panier qui tue. LElan rejoint sur le fil donc dans le temps réglementaire (80-80) en avait pris un sacré coup sur la cafetière et cest naturellement Gravelines qui voyait ses actions remontées. Moralement notamment ce qui lui permit de faire la course en tête dans les 5 minutes supplémentaires. Jusquà ce coup de poignard de Fred lassassin qui inversa le score en faveur des béarnais (91-89).
ESTELLER AU CHARBON
Avec un Roger Esteller aussi heureux
dans son rôle de taureau perforant (21 points dans les dernières
14 minutes) que malheureux de loin (0 sur 6 à trois points), un Sellers
au four et au moulin (27 dévaluation), un Diaw et un Pietrus timides
offensivement mais défensivement très précieux, lElan
ne céda plus ce leadership tant difficile à aller chercher
LElan lemportait donc là où tout le monde avait perdu
jusque là, mieux, il avait été capable de répondre
présent dans un match qui eut incontestablement dans son scénario,
dans son intensité, dans sa rudesse, voir son arbitrage des accents dEuroligue
Une Euroligue qui passe par Athènes dès jeudi, à condition
que le climat grec permette à lElan deffectuer le voyage,
ce qui samedi soir à Gravelines nétait pas le premier souci
dun groupe heureux de vivre un premier vrai grand moment de bonheur cette
saison.
Déclarations :
Fred
Fauthoux : « Le Sportica a justifié sa réputation, une
fois encore
Mais en plus Gravelines joue désormais la première
place, et joue fort bien
Jai donc eu très peur que pour la
deuxième fois cette saison on perde un match de reprise, après
celui de lASVEL. IL y a eu une belle réaction collective et cest
super de gagner des matches comme celui là. On sait désormais
que dautres perdront ici et pas des moindres
Mon panier à
3 points ? Il leur fait mal dans la tête autant que celui de Strong nous
fait mal au buzzer du temps réglementaire
Mais je serais hypocrite de ne pas reconnaître que je suis heureux de
maintenir ma réputation de tueur
(éclat de rire). »
Didier Gadou : « Je suis cassé de partout, je ne peux plus parler, mais je suis heureux de justifier la confiance que lon me fait ce soir. Jaime ce genre de combat, où lexpérience vaut cher.»
Florent Pietrus : « Je nen naurais pas dormi de la nuit si nous avions perdu sur mon lancer franc manqué à7 secondes de la fin Cest oublié Il me reste le bon goût dun succès dur sur, dans une salle où le public est plus quun sixième homme. Strong égalise en catastrophe à la sirène parcequil est sublimé par la salle Je crois quon avait bien fait de se préparer avec Montpellier car ce soir, ça frottait sec partout. On na pas été parfait défensivement peut-être mais au niveau de la motivation, je crois quon étai là, tous ensemble »
Derrick Lewis : « Gravelines ne lâche jamais rien, ce nest pas daujourdhui Il faut toujours se sortir les tripes pour gagner dans cette salle On la fait et on a vu ce que cest quune équipe, une vraie Cest Fred Fauthoux qui nous marque le panier le plus important de cette première partie de saison , cest Roger qui nous maintient à flot pendant cinq minutes, il y a toujours quelquun pour aider léquipe. Moi cet état desprit me plaît et je suis heureux dêtre de ce groupe. »
Pierre Seillant : « Comme on dit chez nous : y a eu un vrai match. Gravelines agressif et euphorique a sorti un gros match et nous a obligé à en sortir un gros On aurait pu séviter la prolongation, mais lessentiel est là On gagne ici et à Nancy, là où lASVEL a perdu, à nous désormais daller gagner là où lASVEL a gagné mais à 11 victoires sur 12, je dois reconnaître que cest parfait .
Claude Bergeaud : « Ce genre de match permet demmagasiner un plus au niveau du capital confiance. On passe à côté en première mi-temps, mais on sort vainqueur, alors ça solidarise le groupe et cest bien. Cest Fred Fauthoux qui met le panier décisif, ça me conforte dan lidée quil ny pas de hiérarchie de joueur, une équipe cest avant out une addition de joueurs. Bien sûr que je suis déçu par la gestion des sept dernières secondes qui nous obligent à une prolongation, mais nous tombons sur une grande équipe, sur un grand meneur, même si nous lavons esseulé et réduit dans sa production. En fin de match, ils nont que cette solution alorque nous dès quon les empêche de courir on développe un basket qui offre des solutions collectives et les oblige à travailler longtemps en défense. »