Gravelines - Elan : 91-94 (AP)

Spectateurs: 3900 environ (record de la salle) - Sportica

Les Stats:

 
 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
ESTELLER 1 0:37:45 27
8/18 44 0.89
0/5 0
1/1 100
7/12 58
11/11 100
1 7 1 1 2 2 0 0 3 0 24
SELLERS 1 0:37:31 21
8/11 73 1.45
0/0  
1/2 50
7/9 78
5/5 100
4 4 1 6 7 1 1 2 2 2 27
FAUTHOUX 0 0:20:24 15
4/7 57 1.43
2/4 50
0/0  
2/3 67
5/5 100
2 2 0 3 3 0 0 2 2 0 15
F.PIETRUS 1 0:28:07 11
3/8 38 0.75
0/1 0
0/1 0
3/6 50
5/6 83
3 5 2 5 7 1 0 2 0 0 11
LUKOVSKI 1 0:24:36 8
3/8 38 0.75
0/3 0
0/0  
3/5 60
2/2 100
1 4 0 1 1 1 0 2 1 0 4
LEWIS 0 0:16:53 6
2/2 100 3.00
2/2 100
0/0  
0/0  
0/0  
4 0 1 4 5 1 0 2 1 0 11
D.GADOU 0 0:17:32 4
1/2 50 1.50
1/2 50
0/0  
0/0  
1/2 50
1 1 1 2 3 2 0 2 1 0 6
M.PIETRUS 0 0:05:43 2
0/2 0 0.00
0/2 0
0/0  
0/0  
2/2 100
2 1 0 0 0 0 0 1 0 0 -1
DIAW-RIFFIOD 1 0:23:16 0
0/3 0 0.00
0/2 0
0/0  
0/1 0
0/0  
3 0 1 4 5 1 0 4 3 0 2
MILLING 0 0:07:29 0
0/1 0 0.00
0/0  
0/0  
0/1 0
0/0  
0 0 1 1 2 0 0 1 0 0 0
DROZDOV 0 0:05:44 0
0/1 0 0.00
0/0  
0/0  
0/1 0
0/0  
1 0 1 1 2 0 0 0 0 0 1
PAU   3:45:00 94
29/63 46 1.00
5/21 24
2/4 50
22/38 58
31/33 94
22 24 12 28 40 9 1 20 13 2 101

Le Compte-rendu du match:
Dans un ambiance de corrida (voire plus), l'Elan s'est imposé avec coeur et mental. L'Elan aurait dû s'imposer dans le temps reglementaire (+3 à 7 secondes du terme) mais oubliant de commettre une faute, ils ont permis aux locaux de revenir à parité... Les BCM a fait la course en tête durant la prolongation, mais un panier lointain de Fred Fauthoux a inversé la tendance dans une ambiance hostile. L'elan a fini par s'imposer de trois petits points (94-91), c'est une fort belle performance contre une équipe qui a déjà battu l'ASVEL dans sa salle et qui réalise un très beau début de saison. De plus, l'Elan ne sera pas surpris par les supporters grecs du Panathinaïkos jeudi en Euroleague après ce passage au Sportica...

94-91 après prolongations...
Ce fut un final de muerte, un vrai « serial killer » dans un Sportica en transe et debout à partir du moment où le chrono égraina les 2 minutes 43 secondes qu’il restait à jouer… Ce match il allait se gagner, dira Bergeaud, « avec le ventre et certainement plus bas », « los corones » ajoutera un Roger Esteller exténué…L’Elan l’a gagné infligeant du même coup à Gravelines son premierr échec à domicile de la saison. Une perf assurément, dans une atmosphère irrespirable, un suspense insoutenable. Alors bien sûr on pourrait reprocher à l’Elan de s’être imposé une inutile et terriblement éprouvante prolongation, lui qui à 7 secondes de la fin commit trois erreurs : celle de Rod Sellers qui fauta sur Brown alors qu’il shootait à trois points, offrant trois lancers au diable de meneur nordiste . Les trois lancers redonnèrent espoir à toute une salle en état de choc puisque Gravelines revenait à deux points. La seconde de Florent Pietrus qui ne transforma qu’un lancer sur deux sur la faute immédiate de Strong. Gravelines restait ainsi à portée d’un panier primé. La 3ème enfin de Boris Diaw oubliant de faire faute sur la dernière remontée de balle de Strong, celle qui amena au buzzer, le panier miracle du même Strong shootant sans même voir la cible.
Mais comment en vouloir à une équipe qui associa autant de qualités pour se sortir du piège annoncé, à savoir, une équipe digne de la position qu’elle occupe et une salle justifiant bien sa réputation… Solidarité, énergie, courage et obstination : les béarnais sont allés puiser dans leurs tripes, les qualités qui leur firent défaut stratégiquement, les arguments pour venir à bout d’une équipe très talentueuse elle aussi , à l’image de son diable de meneur, Brown.

GADOU ? QUEL GUERRIER !

Et si Claude Bergeaud les passa tous en revue ses hommes, véritables combattants, dans l’hommage qu’il rendit lors du point presse, comment ne pas avoir une pensée particulière pour Diider Gadou que le coach envoya à la mine dès le début de la reprise pour réequilibrer le jeu d’un Elan parfois trop préssé…Il termina sans pouvoir prononcer un seul mot tant sa gorge le brûlait, séquelle de sa vilaine grippe de la veille, mais aussi le front entaillé par un coup de coude, le bras lacéré, le mollet largement ouvert et en sang… Il était livide le landais, mais heureux, heureux d’avoir été « là, dans un match, comme je les aime ». Et lui aussi avait pesé lourd, en allant chercher dans la fournaise un rebond défensif valant de l’or, puisque Strong venait de rater, alors que juste avant, Fred Fauthoux avait inscrit de très loin le panier qui tue. L’Elan rejoint sur le fil donc dans le temps réglementaire (80-80) en avait pris un sacré coup sur la cafetière et c’est naturellement Gravelines qui voyait ses actions remontées. Moralement notamment ce qui lui permit de faire la course en tête dans les 5 minutes supplémentaires. Jusqu’à ce coup de poignard de Fred l’assassin qui inversa le score en faveur des béarnais (91-89).

ESTELLER AU CHARBON

Avec un Roger Esteller aussi heureux dans son rôle de taureau perforant (21 points dans les dernières 14 minutes) que malheureux de loin (0 sur 6 à trois points), un Sellers au four et au moulin (27 d’évaluation), un Diaw et un Pietrus timides offensivement mais défensivement très précieux, l’Elan ne céda plus ce leadership tant difficile à aller chercher…
L’Elan l’emportait donc là où tout le monde avait perdu jusque là, mieux, il avait été capable de répondre présent dans un match qui eut incontestablement dans son scénario, dans son intensité, dans sa rudesse, voir son arbitrage des accents d’Euroligue… Une Euroligue qui passe par Athènes dès jeudi, à condition que le climat grec permette à l’Elan d’effectuer le voyage, ce qui samedi soir à Gravelines n’était pas le premier souci d’un groupe heureux de vivre un premier vrai grand moment de bonheur cette saison.

Déclarations :

Fred Fauthoux : « Le Sportica a justifié sa réputation, une fois encore…Mais en plus Gravelines joue désormais la première place, et joue fort bien… J’ai donc eu très peur que pour la deuxième fois cette saison on perde un match de reprise, après celui de l’ASVEL. IL y a eu une belle réaction collective et c’est super de gagner des matches comme celui là. On sait désormais que d’autres perdront ici et pas des moindres…Mon panier à 3 points ? Il leur fait mal dans la tête autant que celui de Strong nous fait mal au buzzer du temps réglementaire…
Mais je serais hypocrite de ne pas reconnaître que je suis heureux de maintenir ma réputation de tueur… (éclat de rire). »

Didier Gadou : « Je suis cassé de partout, je ne peux plus parler, mais je suis heureux de justifier la confiance que l’on me fait ce soir. J’aime ce genre de combat, où l’expérience vaut cher.»

Florent Pietrus : « Je n’en n’aurais pas dormi de la nuit si nous avions perdu sur mon lancer franc manqué à7 secondes de la fin… C’est oublié… Il me reste le bon goût d’un succès dur sur, dans une salle où le public est plus qu’un sixième homme. Strong égalise en catastrophe à la sirène parcequ’il est sublimé par la salle…Je crois qu’on avait bien fait de se préparer avec Montpellier car ce soir, ça frottait sec partout. On n’a pas été parfait défensivement peut-être mais au niveau de la motivation, je crois qu’on étai là, tous ensemble… »

Derrick Lewis : « Gravelines ne lâche jamais rien, ce n’est pas d’aujourd’hui…Il faut toujours se sortir les tripes pour gagner dans cette salle… On l’a fait et on a vu ce que c’est qu’une équipe, une vraie… C’est Fred Fauthoux qui nous marque le panier le plus important de cette première partie de saison , c’est Roger qui nous maintient à flot pendant cinq minutes, il y a toujours quelqu’un pour aider l’équipe. Moi cet état d’esprit me plaît et je suis heureux d’être de ce groupe. »

Pierre Seillant : « Comme on dit chez nous : y a eu un vrai match. Gravelines agressif et euphorique a sorti un gros match et nous a obligé à en sortir un gros…On aurait pu s’éviter la prolongation, mais l’essentiel est là… On gagne ici et à Nancy, là où l’ASVEL a perdu, à nous désormais d’aller gagner là où l’ASVEL a gagné mais à 11 victoires sur 12, je dois reconnaître que c’est parfait….

Claude Bergeaud : « Ce genre de match permet d’emmagasiner un plus au niveau du capital confiance. On passe à côté en première mi-temps, mais on sort vainqueur, alors ça solidarise le groupe et c’est bien. C’est Fred Fauthoux qui met le panier décisif, ça me conforte dan l’idée qu’il n’y pas de hiérarchie de joueur, une équipe c’est avant out une addition de joueurs. Bien sûr que je suis déçu par la gestion des sept dernières secondes qui nous obligent à une prolongation, mais nous tombons sur une grande équipe, sur un grand meneur, même si nous l’avons esseulé et réduit dans sa production. En fin de match, ils n’ont que cette solution alorque nous dès qu’on les empêche de courir on développe un basket qui offre des solutions collectives et les oblige à travailler longtemps en défense. »



(G.B.,C.G.)