Le Mans - Elan : 86-85

Le Mans.

Les Stats:
 
Nom 5d Min Pts
TT  %  rdt
T3  %
T2e  %
T2i  %
LF  %
 F  FPr RO RD RT In Co BP PD Du Ev
SELLERS 1 0:28:20 25
9/11 82 1.64
0/0  
0/1 0
9/10 90
7/8 88
2 5 4 1 5 1 0 1 1 0 28
ESTELLER 1 0:35:52 20
8/13 62 1.46
3/6 50
0/1 0
5/6 83
1/1 100
4 5 0 8 8 0 0 0 4 0 27
LUKOVSKI 1 0:29:54 14
4/9 44 1.11
2/4 50
1/1 100
1/4 25
4/4 100
4 6 1 2 3 1 0 2 5 0 16
LEWIS 0 0:25:19 8
3/6 50 1.33
2/5 40
1/1 100
0/0  
0/0  
2 0 0 5 5 0 0 1 2 0 11
M.PIETRUS 1 0:22:57 7
3/8 38 0.88
1/4 25
0/1 0
2/3 67
0/0  
3 1 0 2 2 3 1 1 0 2 7
F.PIETRUS 1 0:17:41 4
1/3 33 0.67
0/0  
0/1 0
1/2 50
2/4 50
1 2 1 4 5 1 1 2 2 1 7
DROZDOV 0 0:08:01 4
2/2 100 2.00
0/0  
1/1 100
1/1 100
0/0  
0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4
FAUTHOUX 0 0:09:57 3
1/3 33 1.00
1/3 33
0/0  
0/0  
0/0  
0 1 0 0 0 0 0 1 1 0 1
MILLING 0 0:08:40 0
0/3 0 0.00
0/0  
0/0  
0/3 0
0/0  
1 0 1 2 3 0 0 2 1 0 -1
D.GADOU 0 0:07:08 0
0/1 0 0.00
0/1 0
0/0  
0/0  
0/0  
1 1 0 1 1 0 0 1 0 0 -1
DIAW-RIFFIOD 0 0:06:11 0
0/2 0 0.00
0/1 0
0/0  
0/1 0
0/0  
3 0 1 1 2 0 0 1 0 0 -1
PAU   3:20:00 85
31/61 51 1.16
9/24 38
3/7 43
19/30 63
14/17 82
22 21 8 26 34 6 2 17 16 3 93

Le Compte-rendu du match:

Le genre de la maison n’étant pas de se perdre en considérations inutiles, Claude Bergeaud a très vite clouer le bec à l’amertume qui régnait dès le retour aux vestiaires, amertume cependant partagée par plus d’un témoin à Antares… Non, le coach s’est d’abord attardé sur les ratés de sa troupe, raté défensif inutile de le préciser puisqu’il considérait la feuille de stats des siens comme, offensivement, des plus honorables, avec 51,1% d’adresse générale et 38% à 3 points…
En revanche, l’Elan n’a pu réussir là où il excellait d’ordinaire, à savoir, baisser la moyenne offensive de l’adversaire, ce qui reste l’un des moyens les plus sûrs de s’imposer à l’extérieur. En scorant 86 points les Manceaux sont donc restés dans leur moyenne de cette première partie de saison, et ont coiffé les Béarnais sur le fil (86-85) ! A quoi attribuer cette première grosse défaillance de l’année ? Ne comptez pas sur le coach pour avancer la répétition des matches de gros calibres, même s’il sait que depuis le 19 janvier ses hommes ont vécu au rythme des nomades et que cela n’a pas que des avantages…Rendons donc au Mans, ce qui lui appartient et que Dwayne Scholten avait clamé haut et fort dans la presse locale, à savoir qu’il s’agissait pour les siens, comme pour tous ceux où l’Elan passe d’ailleurs, « du match de l’année »… Et ils l’ont fait ce match de courage, de vaillance et de talent devant une salle comble et magnifique derrière les siens, ne lâchant pas un pouce de terrain, même lorsque l’Elan semblait, en fin de troisième quart temps, réussir dans son entreprise de lancer le sprint de loin (73-65). L’Elan vit en effet revenir son adversaire sur ses talons (75-74) au moment où il encaissait une technique, laquelle faisait suite, ce n’est pas neutre à deux anti-sportives, et quelques spectaculaires oublis comme par exemple sur Mickael Pietrus qui, en train d’armer à 3 points, se trouva propulser en touche, sans doute victime d’une glissade sur une pelouse mouillée… Deux triplés de Fauthoux et Esteller redonnèrent encore un bol d’oxygène à l’Elan (81-74) et 5 minutes à jouer, mais le Mans n’abdiqua point pour autant et King lui offrit les points nécessaires à mettre la salle en folie. Et c’est dans ces moments là que l’on vérifia que l’Elan n’avait plus tout à fait la force, ou la lucidité, de verrouiller l’accès de son panier, ce qui avait été la clé de ses nombreux succès. Que l’on vérifia que rien ne joua en sa faveur. Les deux dernières tentatives de Dragan Lukovski échouant l’Elan tombait pour la seconde fois de la saison dans l’hexagone. Rien de bien grave en soi, ce que s’empressait de préciser Claude Bergeaud en demandant à tous ses interlocuteurs d’avoir quelque respect pour les adversaires… Même si d’une voix unanime, les joueurs n’en démordaient pas et continuaient à rager sur ce qu’ils avaient enduré, bref sur ce que l’on appelle les composantes du jeu avec lesquelles il faut compter…

Déclarations:

Claude Bergeaud : « Un coup d’arrêt ? Quel coup d’arrêt ?Et les respect des autres équipes … On a fait un bon match , on rend une feuille de stats fort honorable, mais ils ont été meilleurs. Ca relance le championnat, nous ne sommes pas invincibles, heureusement. Nous avons eu la fierté nécessaire, mais ils ont joué leur match de l’année dans une salle pleine et des conditions de jeu très favorables. Nous les avons laissé dans leur moyenne de points, 86, alors que notre force c’était de baisser la moyenne des locaux. A partir de là c’est difficile de gagner à l’extérieur. Maintenant c’est fini, pensons à Bologne… »

Florent Pietrus : « Nous sommes tombés sur une équipe très motivée, et nous n’avons pas défendu comme on le fait d’ordinaire. Ce n’est pas une excuse, mais on avait pas les jambes de jeudi. Ca va nous relancer car on a la rage. Ce n’est pas dramatique, il faut rebondir…Je pense que je suis bien dans ma tête mais le corps a parfois du mal à suivre, physiquement je suis un peu à la rue. »

Roger Esteller : « Il y a eu beaucoup de match où l’on s’est imposé au finale. Cette fois ça tourne contre nous ; on est pris à notre propre jeu. A nous de ne plus s’exposer à ce genre de situation car on voit ce que cela donne à l’extérieur, mais je préfère ne pas en parler…Les arbitres, point… »

Derrick Lewis : « Je suis très déçu car on n’a pas eu cette volonté défensive de faire toutes les rotations et ils nous ont battu sur le même système en utilisant les « pick and roll ». (1)

Fred Fauthoux : « C’est mieux de gagner et je crois qu’on le méritait.. Cela dit ces semaines sont usantes. On a beau dire que c’est notre métier, notre quotidien, mais d’aéroport en hôtel on laisse du jus et c’est usant. Surtout qu’on tombe sur une équipe survoltée dans une salle pleine à craquer et que…Tout le monde veut notre peau, tout le monde dit il faut les faire tomber et inconsciemment ça touche tout le monde y compris l’environnement du match…Peut-être a-t-on été nerveux, peut-être a-t-on trop contesté, je ne sais pas mais on a chargé….Je suis donc déçu mais pas je me dis que c’est un accident et que ça va nous servir à tous les niveaux. »

Didier Gadou : « On pensait user les Manceaux et en fait nous étions plus usés qu’eux…Ils ont fait leur match dans tous les domaines, on n’ a donc pas su enrayer cette machine, bien qu’on ait eu les ballons pour le faire. Contrairement à eux on a manqué de lucidité sur la fin. Ca veut dire qu’on était plus émoussés qu’eux. Si nous avions été très forts nous aurions gagné malgré l’arbitrage. »

‘(1) Pick and roll : un joueur attaquant pivot va faire un écran sur le défenseur du porteur de balle, le plus souvent le meneur de jeu ( Shwanta Rogers) afin de le libérer de la pression défensive et ainsi lui permettre de dribbler vers la panier ou de shooter. »


(G.B., C.G.)