Didier Rey et Didier Gadou avaient donné rendez-vous à la presse ce jeudi 1er février à l'issue de l' entraînement matinal dirigé par Laurent Vila. C'est le Président qui a pris la parole en premier face aux journalistes : 

"Je ne vais pas vous faire de révélations. Je vais vous relater la situation telle qu’elle est aujourd’hui. La seule chose que je peux vous dire de façon officielle, c’est que ce matin Laurent Vila a assuré l’entraînement de l’équipe, qu’il le fera également demain, qu’il accompagnera l’équipe à l’Asvel et que ce sera lui qui coachera à l’Asvel. Ça, c’est ce qui est factuel aujourd’hui. Il y a des choses qui sont en cours, qui avancent. Mais dans ce genre de dossiers, qu’il s’agisse de celui de Serge Crevecoeur ou encore celui de Kyan Anderson, qui sont d’ailleurs très différents l'un de l'autre, il y a des étapes à franchir, il y a une chronologie qui s’impose et tout doit être fait étape par étape. En ce qui concerne ces deux dossiers, je vous dis aujourd'hui de façon officielle qu’ils ne sont pas finalisés. Il en est de même avec celui de Laurent, qui va coacher samedi mais nous sommes aussi en discussion. Je n’en dirai pas davantage. Cette situation est consécutive aux résultats qui ne sont acceptables pour personne (...) Il y a eu plusieurs axes de recherche. Ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est pas la première fois que ça arrive dans un club, ce n’est d’ailleurs pas la première fois que ça arrive à l’Elan Béarnais.  Il n’y a pas de constat d’échec, il y a un constat avec des gens qui sont responsables, il y a des discussions, mais on n'est pas là pour montrer du doigt et dire c’est de la faute d'un tel ou un tel. On travaille en essayant d’apporter les retouches qui vont nous permettre de sortir de cette situation(...) Aujourd’hui on est quinzième au classement, il faut retrouver de la sérénité, de l’efficacité sur le terrain et de la joie à jouer au basket. Cela passe aussi par une solidarité globale à tous les étages. Il faut beaucoup d’envie. On doit tous être derrière le coach que sera Laurent Vila samedi pour essayer de faire le meilleur résultat possible et ensuite le sport parlera."

 



Laurent Vila : "On a besoin de tout le monde"

Présent aux côtés des dirigeants palois, Laurent Vila a également pris la parole : 

"Le dossier est ouvert, on va parler avec les dirigeants, on va voir. J’ai déjà connu cette situation (saison 2011-12) mais cela n'a rien à voir aujourd'hui. A l’époque j’étais entraîneur des espoirs, on m’a dit tu reprends l’équipe, tu y vas ! Ma mission avait changé au sein du club. Le temps a passé.  Après avoir jeté l’éponge, j’ai aussi fait mon introspection, j’ai eu des discussions et des échanges. La situation change aussi, je suis impliqué depuis le début de saison avec cette équipe. Je connais bien les joueurs, donc c'est différent. Le degré de pression est le même,  comme à chaque saison, il faut gagner des matches, et plus on en perd, plus on a la pression et moins il reste de cartouches à jouer. (...) Je crois que le groupe est sain, tous les joueurs s’entendent super bien, moi je me suis super bien entendu avec eux jusqu’à présent et il y a beaucoup de travail en commun."

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Laurent Vila a dirigé la séance de travail jeudi matin à la veille du départ de l'équipe pour Lyon ©Eric Traversié

Laurent Vila a également évoqué le cas du meneur de jeu US Kyan Anderson, resté sur le banc à l'occasion des deux dernières rencontres à Strasbourg et face à Antibes :

"Il y a eu plusieurs phases, des phases au cours desquelles on a gagné en début d’année, des phases où il a fallu intégrer des joueurs de retour de blessure, il y a eu des moments où l’adversaire s’est adapté à notre jeu. Ces 15 derniers jours, on est à effectif réduit avec la question du meneur de jeu. Il ne faut pas se passer d’un joueur (Kyan Anderson), certes qui a des défauts mais aussi des qualités. Ce qu’il faut, c’est utiliser les qualités de tous, de lui comme de tous les autres. C'est vraiment un chic type, apprécié par toute l’équipe. Je vais le réintégrer. Tout le monde va être content et est derrière lui, je crois qu’il va donner vraiment le maximum et je vais trouver les mots justes pour qu’il comprenne le jeu qu’on veut pratiquer en équipe et lui laisser aussi sa liberté, sa créativité. C'est un changement par rapport à ce qui a été fait il y a quinze jours, parce qu’on a quand même deux défaites et on a besoin de tout le monde. Je fais mon analyse et je m’en sers pour que les choses s’arrangent. "